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Expositions temporaires & musées
#77
Voici donc le troisième - et le troisième bis - tableau de la chapelle Contarelli dont le commentaire sera plus court...

Première livraison loupée... la commission du Vatican et la congrégation n'apprécient pas l’œuvre, officiellement dit-on parce que Matthieu tend un pied sale au dessus de l'autel de la chapelle, plus probablement parce que l'évangéliste et l'ange qui inspire son écriture sont un peu trop collés-serrés (sujet évoqué plus tôt)
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:...uselang=fr

Ceci dit, les circonstances du remplacement et des étapes des installations des trois tableaux sont aujourd'hui encore discutées.

La seconde livraison sera acceptée.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tableaux_d...(1602).jpg
L'ange s'est éloigné. Il vole. Ses ailes ne sont plus blanches mais noires.
Mathieu l'écoute avec attention (comme le peintre, il reçoit la leçon et l'accepte).
Les meubles sont ceux du premier tableau, la table et l'escarpolette - donc probablement ceux du logement du Caravage chez Del Monte.
L'ange compte sur ses doigts... je voudrais bien savoir quoi !?
Enfin l'escarpolette est bancale, prête à basculer sur la margelle.
Est-ce uniquement pour donner la 3D ?
S.
ps : la première version a fini au musée de Berlin où elle est réputée avoir été détruite dans les bombardements de la fin de la seconde guerre mondiale. Pourtant, on peut toujours prier pour une bonne surprise et sa redécouverte dans un musée russe, comme pour le Trésor de Troie.

[small]pps: à propos de Troie, je rebondis sur ton ps Hyarion à propos du Louvre et du coup de la mise en réserve à Liévain de l'Histoire d'Esther de Jean-François de Troy qui mérite mieux et mieux aussi que la salle des Sept Cheminées au Louvre où on les distinguait à peine comme les Guillon-Lethière du Salon central. Il faut trouver des lieux pour remettre ces œuvres à hauteur du public et puisque Rykner parle aujourd'hui d'Arras dans la Tribune de l'Art, exposer enfin les Mays de Notre-Dame qui y sont en réserve depuis 1936. Cadeaux annuels de la confrérie des orfèvres, j'ai lancé l'idée sans succès afin qu'un May soit restauré et exposé chaque année à la biennale des antiquaires avec le financement des joaillers, surtout après le drame de Notre-Dame... un jour peut-être ! Le musée d'Arras est malheureusement à l'abandon mais la ville, pauvre, a peu de moyens et d'autres priorités pour renflouer ses caisses. L'inaliénabilité et l'imprescriptibilité évitent au moins aux musées français d'en être réduits à vendre les collections comme actuellement aux USA et au RU.[/small]
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