La lalala est partagée.
On ne peut pas maintenir la dichotomie entre «étoilés» et «carnassiers», l'éloignant de sa signification première (l'opposition entre études internalistes et études externalistes) alors que Yyr a récemment passé des semaines, des jours et des heures à montrer les liens entre la métaphysique de Thomas d'Aquin et celle de Tolkien.
On ne peut pas regretter qu'on oppose une lecture à un point de vue alors qu'on annonce par ailleurs s'exprimer dans le cadre d'un débat contradictoire sur une oeuvre littéraire.
Pourquoi parler de lecture univoque alors que la multitude de ceux qui la prônent se réduit à deux personnes (Yyr et Sosryko) ?
Pourquoi écrire encore une fois que ces deux personnes veulent «affirmer qu'une grille de lecture chrétienne est, au fond, la seule possible» alors qu'elles ont écrit le contraire et que ce fuseau même [<!---->*], avec d'autres, en est la preuve ?
Ne nous plaignons pas d'une absence de dialogue alors l'on prend le temps de s'écrire, de composer, de se répondre l'un l'autre. L'animation renouvelée de JRRVF et les retrouvailles fût-elle de quelques-uns devraient être dignes de joie et non de lassitude.
Reste qu'il y a bien une divergence d'opinion et de lecture. Je la placerais au niveau de la manière de pratiquer une herméneutique du texte.
Nous oscillons tous entre exégèse (la recherche de ce qu'un auteur a voulu dire) et herméneutique (ce qu'on peut faire dire à un texte).
Pour moi (je ne parle pas pour Yyr, mais je ne pense pas que nous soyons très éloignés sur ce point), cette pratique de l'herméneutique ne peut correspondre à ce que l'on veut, car mon herméneutique se fonde sur mon exégèse.
Parce que d'une part Tolkien est chrétien et qu'il a écrit une oeuvre pétrie de sa foi catholique, parce que d'autre part Tolkien a été parfois clair sur ses intentions ou que nous disposons d'autres écrits comme les lettres sur ses opinions, certaines lectures me sont inimaginables (cf. la théorie “Tom Bombadil est le Roi-Sorcier” ou “Tom est Eru incognito”) et d'autres me paraissent improbables au regard d'autres possibilités (cf. Tom comme allégorie du lecteur ou “Tom est l'homme attendu par le Zarathoustra de Nietzsche”).
Bonne soirée à tous itou,
S.
On ne peut pas maintenir la dichotomie entre «étoilés» et «carnassiers», l'éloignant de sa signification première (l'opposition entre études internalistes et études externalistes) alors que Yyr a récemment passé des semaines, des jours et des heures à montrer les liens entre la métaphysique de Thomas d'Aquin et celle de Tolkien.
On ne peut pas regretter qu'on oppose une lecture à un point de vue alors qu'on annonce par ailleurs s'exprimer dans le cadre d'un débat contradictoire sur une oeuvre littéraire.
Pourquoi parler de lecture univoque alors que la multitude de ceux qui la prônent se réduit à deux personnes (Yyr et Sosryko) ?
Pourquoi écrire encore une fois que ces deux personnes veulent «affirmer qu'une grille de lecture chrétienne est, au fond, la seule possible» alors qu'elles ont écrit le contraire et que ce fuseau même [<!---->*], avec d'autres, en est la preuve ?
Ne nous plaignons pas d'une absence de dialogue alors l'on prend le temps de s'écrire, de composer, de se répondre l'un l'autre. L'animation renouvelée de JRRVF et les retrouvailles fût-elle de quelques-uns devraient être dignes de joie et non de lassitude.
Reste qu'il y a bien une divergence d'opinion et de lecture. Je la placerais au niveau de la manière de pratiquer une herméneutique du texte.
Nous oscillons tous entre exégèse (la recherche de ce qu'un auteur a voulu dire) et herméneutique (ce qu'on peut faire dire à un texte).
Pour moi (je ne parle pas pour Yyr, mais je ne pense pas que nous soyons très éloignés sur ce point), cette pratique de l'herméneutique ne peut correspondre à ce que l'on veut, car mon herméneutique se fonde sur mon exégèse.
Parce que d'une part Tolkien est chrétien et qu'il a écrit une oeuvre pétrie de sa foi catholique, parce que d'autre part Tolkien a été parfois clair sur ses intentions ou que nous disposons d'autres écrits comme les lettres sur ses opinions, certaines lectures me sont inimaginables (cf. la théorie “Tom Bombadil est le Roi-Sorcier” ou “Tom est Eru incognito”) et d'autres me paraissent improbables au regard d'autres possibilités (cf. Tom comme allégorie du lecteur ou “Tom est l'homme attendu par le Zarathoustra de Nietzsche”).
Bonne soirée à tous itou,
S.

