Cher Dragon qui aspire au « grand sommeil »,
Merci pour tout le travail accompli pendant les années glorieuses des premiers Âges.
Comme beaucoup de ceux qui sont toujours là, le site d'Hiswelokë a été une des raisons de mon enthousiasme à découvrir la Terre du Milieu.
J'espère donc, Didier, que tu voudras bien pardonner l'analogie (illégitime entre Bilbon et le Dragon, toujours actif, mais ailleurs qu'en ces lieux), mais la nostalgie qui m'étreint me rappelle ce passage, que je citerai dans la traduction que je découvrais lorsque j'arpentais pour la première fois ces contrées inconnues, belles et dangereuses :
[citation=SdA, VI.6 « Nombreuses séparations » (trad. Ledoux)] <i>La Route se poursuit sans fin
Descendants de la porte où elle commença.
Maintenant loin en avant s'est poursuivie la Route ;
Que d'autres la suivent, qui le pourront !
Qu'un nouveau voyage ils commencent :
Moi enfin, les pieds las,
Vers l'auberge éclairée je me tournerai,
Pour trouver mon repos du soir et le sommeil.</i>
L'obscurité du soir s'épaississant dans la chambre, l'éclat du feu se fit plus vif ; ils contemplèrent Bilbon endormi ; et ils virent que son visage était souriant. Ils restèrent un moment assis en silence, puis Sam, parcourant du regard la pièce et les ombres qui dansaient sur les murs, dit doucement :
« Je ne pense pas qu’il ait beaucoup écrit durant notre absence, Monsieur Frodon. Il n’écrira plus jamais notre histoire, à présent. »
Sur quoi, Bilbon ouvrit un œil, presque comme s’il avait entendu. Puis il se secoua. « Je deviens somnolent, voyez-vous, dit-il. Et quand j’ai le temps d’écrire, je n’aime vraiment écrire que de la poésie. Je me demande, Frodon mon cher, si cela t’ennuierait vraiment de mettre un peu d’ordre dans tout cela avant de partir ? Rassemble toutes mes notes et tous mes papiers, mon journal aussi, et emporte-les, si tu veux. Je n’ai pas beaucoup de temps pour le choix, l’arrangement et tout cela, vois-tu. Fais toi aider par Sam, et, quand tu auras mis les choses en forme, reviens et je le reverrai. Je ne serai pas trop critique. »[/citation]
[espacement]
Gratitude pour nous avoir accordé ton aile pendant toutes ces années, ô grand Dragon,
S.
Merci pour tout le travail accompli pendant les années glorieuses des premiers Âges.
Comme beaucoup de ceux qui sont toujours là, le site d'Hiswelokë a été une des raisons de mon enthousiasme à découvrir la Terre du Milieu.
J'espère donc, Didier, que tu voudras bien pardonner l'analogie (illégitime entre Bilbon et le Dragon, toujours actif, mais ailleurs qu'en ces lieux), mais la nostalgie qui m'étreint me rappelle ce passage, que je citerai dans la traduction que je découvrais lorsque j'arpentais pour la première fois ces contrées inconnues, belles et dangereuses :
[citation=SdA, VI.6 « Nombreuses séparations » (trad. Ledoux)] <i>La Route se poursuit sans fin
Descendants de la porte où elle commença.
Maintenant loin en avant s'est poursuivie la Route ;
Que d'autres la suivent, qui le pourront !
Qu'un nouveau voyage ils commencent :
Moi enfin, les pieds las,
Vers l'auberge éclairée je me tournerai,
Pour trouver mon repos du soir et le sommeil.</i>
L'obscurité du soir s'épaississant dans la chambre, l'éclat du feu se fit plus vif ; ils contemplèrent Bilbon endormi ; et ils virent que son visage était souriant. Ils restèrent un moment assis en silence, puis Sam, parcourant du regard la pièce et les ombres qui dansaient sur les murs, dit doucement :
« Je ne pense pas qu’il ait beaucoup écrit durant notre absence, Monsieur Frodon. Il n’écrira plus jamais notre histoire, à présent. »
Sur quoi, Bilbon ouvrit un œil, presque comme s’il avait entendu. Puis il se secoua. « Je deviens somnolent, voyez-vous, dit-il. Et quand j’ai le temps d’écrire, je n’aime vraiment écrire que de la poésie. Je me demande, Frodon mon cher, si cela t’ennuierait vraiment de mettre un peu d’ordre dans tout cela avant de partir ? Rassemble toutes mes notes et tous mes papiers, mon journal aussi, et emporte-les, si tu veux. Je n’ai pas beaucoup de temps pour le choix, l’arrangement et tout cela, vois-tu. Fais toi aider par Sam, et, quand tu auras mis les choses en forme, reviens et je le reverrai. Je ne serai pas trop critique. »[/citation]
[espacement]
Gratitude pour nous avoir accordé ton aile pendant toutes ces années, ô grand Dragon,
S.

