Disons qu'avant de lancer ce fuseau, j'avais déjà bien attaqué l'article. Il y a donc un petit peu de marge entre ma rédaction et ce que je vous soumets. Au passage, je me permets de préciser que j'ai omis de signaler un certains nombre de tentatives très éphémères qui précèdent encore la base ÑEL- dans les Etym., comme suit :
L'article final rendra compte de tout cela (à moins que d'aucuns insistent pour une version in extenso).
Je confirme que c'est bien la base NDUR, NUR qui date de la fin 1938 et non l'entrée NDŪ- elle-même. Christopher Tolkien explique dans son introduction que son père semble avoir rédigées « Les Étymologies » dans l'ordre alphabétique, rajoutant progressivement beaucoup d'annotations aux entrées du début de l'alphabet. Arrivé au bout, il a repris son travail pour le mettre au propre, supprimant au passage la version antérieure pour A- et B-, et interrompant sa révision avec les D-, qui existent donc sous deux formes. Des ajouts datant du début de la rédaction du SdA ont été faits dans un troisième temps. En fait, il semble qu'entre les deux phases de rédaction principales, Tolkien ait procédé à plusieurs tours de révisions et ajouts, surtout au crayon, mais aussi à l'encre. Dans l'ensemble, les modifications à l'encre semblent plus tardives, mais certaines entrées au crayon semblent être postérieures à des modifications à l'encre opérées sur d'autres feuillets. Pas étonnant que Christopher ait dit qu'il s'agissait d'un des documents les plus complexes de tous ceux écrits par son père...
Dans le premier cas qui nous intéresse, SER- et SON- sont des ajouts au crayon sur la même page (f° 128), alors que JEL- est une complète réécriture à l'encre d'une entrée JEL- au crayon, dont je ne parle pas parce qu'elle ne nous concerne pas (f° 33). La logique des révisions de texte voudrait que ÑEL- soit la suivante de la série, mais je note qu'il s'agit d'une entrée au crayon, à la fin d'une page (f° 109). Il se pourrait donc qu'elle précède JEL-, qui serait alors une tentative inaboutie de révision. NIL- est une entrée à l'encre, donc plutôt tardive (f° 107). Pour l'autre suffixe, NDŪ- fait partie des entrées au crayon, mais NDUR est un ajout au crayon au sommet de la même page (f° 106). Néanmoins, NDUR est forcément postérieure à NIL, car le nom Elendil fut inventé longtemps avant Isildur.
J'espère que vous n'êtes pas trop perdus... moi, en tout cas, je me suis égaré à plusieurs reprises avant de trouver la sortie. Finalement, l'analogie d'Yyr avec la Moria n'était pas si mal trouvée.
E.
- SER- ou THER- « aimer, affectionner (pour l’appréciation, l’amitié) » > q.-ser « ami », Elesser ou Eleðser « Ælfwine » ;
- SON- « seulement utilisée pour des personnes = aimer, se lier d’amitié, chérir » > nold. thond, -thon « ami », Manathon et Elethon « Ælfwine » [entrée supprimée] ;
- JEL- [orthographiée YEL- par Christopher Tolkien] « ami » > -iel « dans les noms = [vieil anglais] -wine » [entrée supprimée].
L'article final rendra compte de tout cela (à moins que d'aucuns insistent pour une version in extenso).
Je confirme que c'est bien la base NDUR, NUR qui date de la fin 1938 et non l'entrée NDŪ- elle-même. Christopher Tolkien explique dans son introduction que son père semble avoir rédigées « Les Étymologies » dans l'ordre alphabétique, rajoutant progressivement beaucoup d'annotations aux entrées du début de l'alphabet. Arrivé au bout, il a repris son travail pour le mettre au propre, supprimant au passage la version antérieure pour A- et B-, et interrompant sa révision avec les D-, qui existent donc sous deux formes. Des ajouts datant du début de la rédaction du SdA ont été faits dans un troisième temps. En fait, il semble qu'entre les deux phases de rédaction principales, Tolkien ait procédé à plusieurs tours de révisions et ajouts, surtout au crayon, mais aussi à l'encre. Dans l'ensemble, les modifications à l'encre semblent plus tardives, mais certaines entrées au crayon semblent être postérieures à des modifications à l'encre opérées sur d'autres feuillets. Pas étonnant que Christopher ait dit qu'il s'agissait d'un des documents les plus complexes de tous ceux écrits par son père...
Dans le premier cas qui nous intéresse, SER- et SON- sont des ajouts au crayon sur la même page (f° 128), alors que JEL- est une complète réécriture à l'encre d'une entrée JEL- au crayon, dont je ne parle pas parce qu'elle ne nous concerne pas (f° 33). La logique des révisions de texte voudrait que ÑEL- soit la suivante de la série, mais je note qu'il s'agit d'une entrée au crayon, à la fin d'une page (f° 109). Il se pourrait donc qu'elle précède JEL-, qui serait alors une tentative inaboutie de révision. NIL- est une entrée à l'encre, donc plutôt tardive (f° 107). Pour l'autre suffixe, NDŪ- fait partie des entrées au crayon, mais NDUR est un ajout au crayon au sommet de la même page (f° 106). Néanmoins, NDUR est forcément postérieure à NIL, car le nom Elendil fut inventé longtemps avant Isildur.
J'espère que vous n'êtes pas trop perdus... moi, en tout cas, je me suis égaré à plusieurs reprises avant de trouver la sortie. Finalement, l'analogie d'Yyr avec la Moria n'était pas si mal trouvée.

E.

