<small>Bon, au point où j'en suis, après avoir donc vu le film vendredi dernier (9 juillet), lors de la première séance, en même temps que la projection officielle au Festival de Cannes (et après plus de deux ans d'attente !), en reprenant ici plus ou moins ce que j'en ai dit sur le réseau de Mark Z., je boucle ma digression.
<i>Benedetta</i> est un film littéralement baroque, digne des excès de la Contre-Réforme, mais avec l'ironie, la satire et le réalisme à la néerlandaise caractéristique du réalisateur (athée notoire mais très familier de la figure de Jésus). Des libertés ont été prises avec le sujet, emprunté au livre de l'historienne Judith C. Brown, mais le propos du film reste juste. Sexe, violence et religion : les trois sujets de prédilection du cinéaste sont bien là, exposés franchement, entre transcendance et trivialité, dans un contexte historique qui rappelle fortement l'excellent <i>La Chair et le Sang</i> (<i>Flesh+Blood</i>, 1985). Tout n'est pas parfait (à mon avis, la fin aurait pu être moins « évidente » et peut-être plus subtilement ironique), mais l'ensemble du film est convaincant, avec notamment de très bons acteurs (en particulier Virginie Efira, Lambert Wilson, Daphné Patakia et Charlotte Rampling), de beaux décors, une très bonne photographie, une musique immersive et évidemment une mise en scène très maîtrisée, comme toujours avec ce très grand réalisateur. C'est là, à mon avis, un très bon film de Paul Verhoeven.
<i>Peace and love,</i>
B.
[EDIT:] P.S. (23/07/2021) : dans un article publié hier jeudi (22 juillet) sur le site Slate.fr, Anaïs Bordages précise pertinemment, s'il en était besoin, que « le sexe dans <i>Benedetta</i> est tout sauf gratuit » : http://www.slate.fr/story/212961/benedet...lesbiennes</small>
<i>Benedetta</i> est un film littéralement baroque, digne des excès de la Contre-Réforme, mais avec l'ironie, la satire et le réalisme à la néerlandaise caractéristique du réalisateur (athée notoire mais très familier de la figure de Jésus). Des libertés ont été prises avec le sujet, emprunté au livre de l'historienne Judith C. Brown, mais le propos du film reste juste. Sexe, violence et religion : les trois sujets de prédilection du cinéaste sont bien là, exposés franchement, entre transcendance et trivialité, dans un contexte historique qui rappelle fortement l'excellent <i>La Chair et le Sang</i> (<i>Flesh+Blood</i>, 1985). Tout n'est pas parfait (à mon avis, la fin aurait pu être moins « évidente » et peut-être plus subtilement ironique), mais l'ensemble du film est convaincant, avec notamment de très bons acteurs (en particulier Virginie Efira, Lambert Wilson, Daphné Patakia et Charlotte Rampling), de beaux décors, une très bonne photographie, une musique immersive et évidemment une mise en scène très maîtrisée, comme toujours avec ce très grand réalisateur. C'est là, à mon avis, un très bon film de Paul Verhoeven.
<i>Peace and love,</i>
B.
[EDIT:] P.S. (23/07/2021) : dans un article publié hier jeudi (22 juillet) sur le site Slate.fr, Anaïs Bordages précise pertinemment, s'il en était besoin, que « le sexe dans <i>Benedetta</i> est tout sauf gratuit » : http://www.slate.fr/story/212961/benedet...lesbiennes</small>

