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Et vous, qu'écoutez-vous ?
ISENGAR Wrote:Merci Hyarion. Je ne connaissais pas.
C'est très agréable, avec des ambiances variées. Une belle découverte en ce qui me concerne :)

Ravi que cette découverte te plaise, mon cher JR. ^^

Il se trouve que j'ai appris, hier samedi, que l'exposition « Déodat de Séverac - Midi-Rhapsodie » de la Bibliothèque d'Étude et du Patrimoine de Toulouse, censée se terminer le 2 octobre, a finalement été prolongée jusqu'au 20 novembre prochain. :-)

[séparation]

Elendil Wrote:Je suis toujours intéressé de découvrir un autre compositeur classique, surtout français, car beaucoup sont à mon sens injustement éclipsés par les géants d'Outre-Rhin.

Ernest Chausson, Albert Roussel, Jacques Ibert, Cécile Chaminade... Il y en a beaucoup dont on pourrait parler, en effet.

Elendil Wrote:...les <i>Baigneuses au soleil</i> (le lien que tu donnes ne semble cependant pas le bon)...

Après vérification, j'avoue que je ne comprends pas bien ta remarque : de quel lien s'agirait-il ? Les deux liens que je donne renvoient à deux interprétations différentes au piano (par Jordi Masó et Aldo Ciccolini) de la même œuvre de Déodat de Séverac, mais il s'agit bien des <i>Baigneuses au soleil</i> dans les deux cas.

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Elendil Wrote:Bref, sans prétendre aucunement être un expert de son œuvre, j'avoue que mon goût penche assez nettement en faveur de l'autre compositeur dont nous fêtons le centenaire de la mort cette année. Tu l'as nommé : Charles Camille Saint-Saëns (1835-1921).

Merci pour le partage. Je ne me rappelais plus qu'il avait aussi été un pionnier en matière de musique composée pour le cinéma muet.

De Saint-Saëns, je connais pour ma part de longue date un certain nombre d'œuvres pour orchestre, qu'il s'agisse de ses symphonies (il en a composé cinq), de ses œuvres concertantes (l'<i>Introduction et Rondo capriccioso</i> en la mineur op. 28 que tu évoques, <i>Havanaise pour violon et orchestre</i> en mi majeur op. 83...) ou de ses poèmes symphoniques (<i>Le Rouet d'Omphale</i> op. 31, <i>Phaéton</i> op. 39...).
Parmi les symphonies proprement dites, outre la <i>Symphonie n°3</i> en ut mineur <i>"avec orgue"</i> op. 78 que tu évoques — et qui est à la fois la plus tardive et la plus connue de toutes —, je retiendrai volontiers la <i>Symphonie en la majeur</i> que le jeune Saint-Saëns a composé à l'âge de seulement 15 ans, œuvre tout-à-fait remarquable quand bien même on pourra la trouver naturellement très imprégnée de l'héritage des grands aînés d'expression allemande (Mozart, Beethoven, Mendelssohn-Bartholdy, Schumann...) : cette symphonie, comme les autres, a fait l'objet d'un enregistrement par l'Orchestre national de l'ancienne ORTF dirigé par Jean Martinon, dans le courant des années 1970.
S'agissant de sa <i>Danse macabre</i> op. 40, elle fait partie des œuvres orchestrales du compositeur que j'apprécie également, sachant que j'apprécie peut-être encore plus l'excellente transcription pour piano qu'en a fait Franz Liszt :

En ce qui concerne le <i>Carnaval des animaux</i>, mes pièces préférées de cette œuvre, un peu à part dans la production de Saint-Saëns, et dont j'apprécie l'interprétation qu'en a proposé Leonard Bernstein avec le New York Philharmonic Orchestra, sont celles associées aux oiseaux et aux poissons, soit — outre « le Cygne » (pièce n°13) déjà mentionné —, « Aquarium » (n°7), « Le Coucou au fond des bois » (n°9) et « Volière » (n°10).

Mais parmi toutes les pages instrumentales composées par Saint-Saëns, celle que je préfère le plus est sans doute sa <i>Bacchanale</i>, célèbre passage instrumental de son opéra en 3 actes <i>Samson et Dalila</i> (1877) op. 47 :

Par sa toile de fond biblique, la <i>Bacchanale</i> de Saint-Saëns, dans mon esprit, annonce plus ou moins la <i>Danse des sept voiles</i> de Richard Strauss, autre célèbre page instrumentale que j'apprécie beaucoup, et qui est aussi extraite d'un opéra, en l'occurence <i>Salomé</i> op. 54, composé par Strauss sur un livret tiré de la fameuse pièce de théâtre d'Oscar Wilde, et dont la création en 1905, au Königliches Opernhaus de Dresde, fit scandale.

Tant que j'y suis, je partage ici un autre extrait que j'apprécie beaucoup de la quatrième et dernière scène de l'opéra <i>Salomé</i> de Strauss, le chant final de Salomé, excellemment interprété par la grande soprano Montserrat Caballé, en 1977, avec l'Orchestre National de France dirigé par Leonard Bernstein.

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<img src="https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1598203015_ingres_-_la_grande_odalisque_-_1814_-_musee_du_louvre.jpg" width="669" />
<small>Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).
<i>Une odalisque</i>, dite <i>La Grande Odalisque</i>, 1814.
Huile sur toile, 91 x 162 cm.
Paris, musée du Louvre.</small>

Hier soir, à la Halle aux Grains, a eu lieu mon premier concert depuis le début de la crise sanitaire, avec l'Orchestre national du Capitole de Toulouse dirigé par le chef invité Kerem Hasan. Au programme, après des variations du compositeur contemporain Philippe Hurel : <i>Shéhérazade</i>, suite symphonique op. 35 de Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908). C'était déjà cette oeuvre qui était au programme du dernier concert de l'Orchestre du Capitole auquel j'avais assisté un soir de novembre 2019 <small>(après avoir alors assisté la veille à un autre concert, où le même orchestre avait joué un concerto de Dutilleux ainsi que <i>Les Planètes</i> op. 32 de Gustav Holst)</small>. <i>Shéhérazade</i> est une oeuvre instrumentale merveilleusement orchestrée et qui m'a beaucoup marqué dès la première écoute au disque il y a plus d'un quart de siècle. Elle fait depuis partie des oeuvres du répertoire que j'aime réécouter en concert chaque fois que l'occasion se présente, comme le <i>Prélude à l'après-midi d'un faune</i> de Debussy, <i>Daphnis et Chloé</i> de Ravel, ou la <i>Symphonie fantastique</i> op. 14 de Berlioz (j'aimerai bien, s'agissant de Berlioz, pouvoir aussi écouter un jour en concert la symphonie <i>Harold en Italie</i>, op. 16). <i>Shéhérazade</i> de Rimski-Korsakov est une de ces quelques oeuvres majeures dont je connais depuis longtemps un nombre assez conséquent d'interprétations enregistrées pour le disque. Il est difficile de juger laquelle serait vraiment absolument la meilleure. De mon point de vue, une des meilleures, en tout cas, me parait être celle enregistrée pour le disque par le Berliner Philharmoniker dirigé par Lorin Maazel en 1985 (avec Leon Spierer au violon solo) et édité en 1986. La couverture du disque publié par Deutsche Grammophon est en outre illustrée par <i>La Grande Odalisque</i> d'Ingres (reproduite ci-dessus), choix iconographique semblant être fait exprès pour me plaire.

Bonne écoute.

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<i>Peace and love</i>,

B.

<small>P.S.: c'est dingue, tout de même, de retrouver plus ou moins toute ma discothèque « classique » sur YouTube, chose impensable il y a encore dix ou quinze ans...</small>
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