Merci pour le lien, Didier.
Le propos de Vincent me semble être plus ou moins le même que ce qu'il a, par exemple, proposé lors de sa venue à Toulouse en novembre dernier, et dont il a été question ailleurs. Et ce n'est bien entendu pas une critique : à sa place, je ne m'embêterais pas, moi non plus, à proposer à chaque intervention quelque-chose d'absolument différent, l'essentiel étant que le message passe pour le plus grand nombre. ^^
Sur la forme, c'est évidemment maîtrisé, notamment s'agissant de l'hôte Benjamin Brillaud (tiens, encore un BB... ;-) ...), mais celui-ci n'est pas un perdreau de l'année en tant que vidéaste web, et il me parait naturel que l'ensemble soit autrement plus réussie qu'une vidéo « brute » capturant des échanges au fil de l'eau entre universitaires ou plus largement entre chercheurs...
Tout le monde n'est pas un roi ou une reine de l'édition vidéo, même si, pour ma part, je suis sans doute capable de faire un petit montage à partir d'un contenu filmé (j'en ai déjà fait, à titre privé) en bricolant dans mon coin et sans pour autant être un spécialiste... Je ne suis pas surpris, en tout cas, que l'on n'ait pas toujours droit à du « maquettage » aux petits oignons en la matière, y compris dans le cadre de manifestations publiques : il aura, au fond, seulement fallu l'irruption de la pandémie et des confinements associés pour que toutes sortes de gens — y compris les universitaires habitués à ne parler essentiellement qu'en direct et de vive voix lors des cours, séminaires, journées d'études et autres colloques — se mettent « sérieusement » à la communication vidéo, dans le cadre contraint du télétravail et de l'interaction de type « réunion Zoom »... Il faut peut-être être très habitué à la qualité des chaînes YouTube de certains vidéastes web pour être vraiment désormais gêné aujourd'hui par des choses plus « bricolées », mais ceci dit, s'agissant de la vidéo partagée par JR ailleurs et laquelle tu fais ici allusion, je reconnais que, pour ma part, j'avais alors personnellement assisté aux échanges en question en direct, ce qui constituait un contexte de réception un peu différent (et incitant de facto peut-être à plus d'indulgence sur le moment). De façon générale, je crois qu'il faut tenir compte des contextes spécifiques dans lesquels les contenus sont produits : ce qui vaut pour l'édition de publications papier vaut, à cette aune, aussi pour l'édition de vidéos. Pour y avoir moi-même beaucoup réfléchi, notamment dans le cadre de mon projet de livre, je crois qu'il est possible de faire de belles choses avec relativement peu des moyens, mais avec un soin digne de professionnels, et avec in fine un résultat éventuellement meilleur que dans un contexte éditorial éventuellement plus « reconnu » ou « institutionnel » mais davantage soumis à l'urgence et à l'apparence (cette impérieuse nécessité de « produire » du contenu qui peut rendre inconséquents certains responsables éditoriaux et comités de lecture, au nom de la nécessité de publier et parfois peu importe quoi) : tout ou presque dépend forcément de l'implication des parties en présence dans le processus d'édition. Ce que je veux dire, c'est que, quels que soient du reste les titres et qualités dont les uns et les autres peuvent éventuellement se prévaloir, il ne faut pas forcément attendre la même chose de tous les « générateurs » (oserai-je dire « géniteurs » ? ;-)...) de contenus sous prétexte qu'ils feraient tous la même chose en apparence, soit des articles, soit des livres, soit des revues, soit des vidéos sur YouTube, tout simplement.
Amicalement,
B.
P.S.: tout autre chose, au passage... en juillet dernier, dans le présent fuseau, j'avais écrit que je partagerai mes impressions concernant le séminaire estival en ligne de la Tolkien Society dédié au thème “Tolkien and Diversity”... Le temps a passé, et j'avoue que la motivation a fondu, comme pour bien d'autres choses, dans ce monde absurde... mais bon, sait-on jamais, j'y reviendrai peut-être, en marge de mes travaux d'écriture toujours en cours...
Le propos de Vincent me semble être plus ou moins le même que ce qu'il a, par exemple, proposé lors de sa venue à Toulouse en novembre dernier, et dont il a été question ailleurs. Et ce n'est bien entendu pas une critique : à sa place, je ne m'embêterais pas, moi non plus, à proposer à chaque intervention quelque-chose d'absolument différent, l'essentiel étant que le message passe pour le plus grand nombre. ^^
Sur la forme, c'est évidemment maîtrisé, notamment s'agissant de l'hôte Benjamin Brillaud (tiens, encore un BB... ;-) ...), mais celui-ci n'est pas un perdreau de l'année en tant que vidéaste web, et il me parait naturel que l'ensemble soit autrement plus réussie qu'une vidéo « brute » capturant des échanges au fil de l'eau entre universitaires ou plus largement entre chercheurs...
Tout le monde n'est pas un roi ou une reine de l'édition vidéo, même si, pour ma part, je suis sans doute capable de faire un petit montage à partir d'un contenu filmé (j'en ai déjà fait, à titre privé) en bricolant dans mon coin et sans pour autant être un spécialiste... Je ne suis pas surpris, en tout cas, que l'on n'ait pas toujours droit à du « maquettage » aux petits oignons en la matière, y compris dans le cadre de manifestations publiques : il aura, au fond, seulement fallu l'irruption de la pandémie et des confinements associés pour que toutes sortes de gens — y compris les universitaires habitués à ne parler essentiellement qu'en direct et de vive voix lors des cours, séminaires, journées d'études et autres colloques — se mettent « sérieusement » à la communication vidéo, dans le cadre contraint du télétravail et de l'interaction de type « réunion Zoom »... Il faut peut-être être très habitué à la qualité des chaînes YouTube de certains vidéastes web pour être vraiment désormais gêné aujourd'hui par des choses plus « bricolées », mais ceci dit, s'agissant de la vidéo partagée par JR ailleurs et laquelle tu fais ici allusion, je reconnais que, pour ma part, j'avais alors personnellement assisté aux échanges en question en direct, ce qui constituait un contexte de réception un peu différent (et incitant de facto peut-être à plus d'indulgence sur le moment). De façon générale, je crois qu'il faut tenir compte des contextes spécifiques dans lesquels les contenus sont produits : ce qui vaut pour l'édition de publications papier vaut, à cette aune, aussi pour l'édition de vidéos. Pour y avoir moi-même beaucoup réfléchi, notamment dans le cadre de mon projet de livre, je crois qu'il est possible de faire de belles choses avec relativement peu des moyens, mais avec un soin digne de professionnels, et avec in fine un résultat éventuellement meilleur que dans un contexte éditorial éventuellement plus « reconnu » ou « institutionnel » mais davantage soumis à l'urgence et à l'apparence (cette impérieuse nécessité de « produire » du contenu qui peut rendre inconséquents certains responsables éditoriaux et comités de lecture, au nom de la nécessité de publier et parfois peu importe quoi) : tout ou presque dépend forcément de l'implication des parties en présence dans le processus d'édition. Ce que je veux dire, c'est que, quels que soient du reste les titres et qualités dont les uns et les autres peuvent éventuellement se prévaloir, il ne faut pas forcément attendre la même chose de tous les « générateurs » (oserai-je dire « géniteurs » ? ;-)...) de contenus sous prétexte qu'ils feraient tous la même chose en apparence, soit des articles, soit des livres, soit des revues, soit des vidéos sur YouTube, tout simplement.
Amicalement,
B.
P.S.: tout autre chose, au passage... en juillet dernier, dans le présent fuseau, j'avais écrit que je partagerai mes impressions concernant le séminaire estival en ligne de la Tolkien Society dédié au thème “Tolkien and Diversity”... Le temps a passé, et j'avoue que la motivation a fondu, comme pour bien d'autres choses, dans ce monde absurde... mais bon, sait-on jamais, j'y reviendrai peut-être, en marge de mes travaux d'écriture toujours en cours...

