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In Memoriam...
<small>
Hisweloke Wrote:
Hyarion Wrote:Pour mémoire (et de mémoire), Didier est intervenu quatre fois (et non deux) dans le présent fuseau, (...)

Puisque tu aimes les comptes justes : toujours de très brèves interventions, à savoir un entrefilet en 2018 à la suite de ton message sur Ursula Le Guin et tout le reste est en 2020 (un entrefilet sur Picolli en mai ; sur Ian Holm à la suite de ton message en juin, en décembre sur Anne Sylvestre). En effet. Soit 6,25 ‰ du fuseau... Indépendamment de la pertinence ou non de ces 4 courts messages, cela ne change pas significativement grand chose et cela n'est pas le sujet, si ?

Minimise autant que tu le souhaites ta participation au présent fuseau, je ne cherche pas à faire du détail une finalité, mais il n'empêche : tu as participé, et pas seulement pour un message qui serait l'équivalant de celui du 24 janvier quant à la teneur. Ni plus, ni moins, mais je n'en fais pas un fromage. :-)</small>

[séparation]

Hisweloke Wrote:
Hyarion Wrote:Si l'existence d'un tel fuseau gêne, j'ai envie de demander (en public, après l'avoir déjà fait en privé) : d'abord pourquoi y contribuer (ne serait-ce qu'une seule fois) et ensuite pourquoi suggérer sa suppression maintenant, plutôt que l'année dernière ou il y a cinq ans ?

(Plusieurs choses que je t'ai dites effectivement, donc rien qui devrait t'étonner, et ce sera aussi brouillon :) )
[...]

La relance en public avait pour but de t'inviter à exposer ici tes arguments, dans l'intérêt général puisque tu as finalement « osé » mettre (enfin) les pieds dans le plat le 24 janvier dernier : je te remercie d'avoir pris le temps de faire cela. :-) Par contre, si je peux comprendre tu aie préféré me viser quant aux exemples d'hommages, peut-être en partant du principe qu'il sera, au pire, toujours plus aisé qu'avec d'autres de nous expliquer davantage ensuite, si nécessaire de vive voix entre voisins de la même contrée (déduction juste, bien sûr, si c'est le cas), permets-moi, à mon tour, de te répondre, non pas en sortant le « fusil à pompe » que tu as parfois eu, par la passé, la tentation d'utiliser (virtuellement) dans quelque autre discussion (ne m'impliquant pas, fort heureusement... ;-) ...), mais en me défendant un peu sérieusement tout de même. :-)

Tu parles, en critiquant la forme, d'un niveau digne selon toi « de la discussion de bistrot » et « du degré 0 de la réflexion ». Et tu prends pour exemples glanés rapidement, mes messages sur Ulliel et Beineix...

Hisweloke Wrote:Rien de plus que ce que l'on peut lire partout ailleurs. Une image, un lien, point. C'est dire que cet endroit est devenu une dépêche AFP, un twitter du pauvre ? Le vide abyssal m'effraie, hihi. Est-ce cela, pour reprendre les mots de JR, "exprimer un hommage et faire partager (une) reconnaissance" ? Je ne sais pas, ces deux gars-là par exemple, moi j'en pense à peu près rien (peut-être est-ce un tort, mais je ne suis pas plus avancé ou instruit en lisant ce qui s'en dit ici qu'en allant sur n'importe quel site de news quelconque...).

En ce qui concerne Beineix, j'aurai pu effectivement en dire davantage, d'autant plus qu'il m'est arrivé de le suivre, de temps en temps, sur le réseau de Mark Z., ces dernières années. Politiquement, sachant qu'il fut un temps très proche du PS sous Mitterrand avant de devenir un «déçu du socialisme», je partageais complètement avec lui la détestation qu'il éprouvait de nos jours pour Mélenchon (tu sais à quel point je ne l'aime pas, celui-là, si démago et mégalo... Or Beineix pensait comme moi à son sujet). Je ne partageais pas, en revanche, sa haine viscérale envers Anne Hidalgo, mais il est vrai que je ne suis pas parisien... et certes, elle a beaucoup de défauts, mais elle est tout de même bien courageuse en ce moment, vu le contexte... Mais voila que je m'égare, par la faute de ta perche (hihi, tu n'as même pas fait exprès... ;-) ...), sur le terrain de la politique et de l'actuelle campagne présidentielle... Ceci dit, le regard de Beineix sur la culture comme sujet politique était intéressant : un regard lucide en particulier s'agissant des contraintes pesant sur la création artistique dans un contexte de consommation de masse, et aussi un regard critique s'agissant d'un certain conformisme général, propre à un système de production artistique plus ou moins verrouillé en amont, par des réseaux (ceux des « mondes de l'art ») pouvant favoriser une certaine médiocrité consensuelle ne dérangeant personne. Je me souviens, en particulier, d'une gueulante bien sentie de sa part, en conclusion d'une émission de télé, plus ou moins au début de la campagne pour l'élection présidentielle de 2007 (élection au si sinistre résultat... À l'époque, j'étais allé, chose inédite, jusqu'à faire en pleine nuit un cauchemar avec Sarkozy dedans ! Encore aujourd'hui, je déteste toujours autant cet individu...)... Cette gueulante, je l'avais retranscrite de mon mieux pour mon blog, à l'époque. Le contexte était celui d'une émission télévisée culturelle de dernière partie de soirée, dans laquelle Beineix faisait face notamment à un jeune écrivain à la mode se félicitant alors de la disparition de la censure :

[citation=Jean-Jacques Beineix, sur le plateau de « Ce soir ou jamais », France 3, 20 décembre 2006.]Bizarrement la censure a disparu. Pour une simple raison : tout est promotionnel. Tout est fait pour que circule le flux des œuvres, sans entraves, de la manière la plus simple possible. C'est les autoroutes de l'information. Le star-system, c'est idéal. C'est des gens reconnaissables, immédiatement, par le plus grand nombre. L'argent va à l'argent. On marie les gens beaux avec les gens beaux. Et on s'appauvrit de plus en plus, à tel point qu'on n'a plus besoin de metteurs en scène. Qu'est-ce qu'on va s'emmerder avec ces gars-là ? On n'a plus besoin d'auteurs, on n'a plus besoin de rien, c'est magnifique ! Et tout ça, ça coule, ça glisse, et on n'a même plus besoin de censure puisque, de toute manière, les auteurs aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils viennent foutre dans ce monde-là ? Moi je me sens totalement décalé, je ne sais pas où je suis, ce soir. Puisqu'il n'y a plus de censure [s'adressant au jeune écrivain Florian Zeller, qui s'est exprimé plus tôt sur le sujet] - bravo, jeune homme ! - tout va bien, c'est merveilleux, et on est dans le monde des gens beaux, du star-system, voilà. Il faut de l'argent. La promo, en effet : il faut saturer. Plus il va y avoir d'affiches, plus on a de chances d'être perçu. En deçà d'un certain nombre, il n'y a plus rien, plus rien n'existe. Donc on est en train petit à petit de s'appauvrir. On arrache tout avec des filets. On attrape tout avec des grosses mailles, et alors tout ce qui fait le défaut d'aspect, tout ce qui fait le baroque, tout ce qui n'est pas rond, tout ça, ça n'existe plus, et moi je suis effondré quand je vois [il montre F. Zeller] un beau jeune homme comme ça, blond, qui me dit : « Il n'y a plus de censure ». C'est merveilleux ! On vit dans un monde merveilleux. J'ai l'impression que c'est <i>Alice au pays des merveilles</i> ! [s'ensuit un bref échange avec Zeller] Je pense que vous avez réussi à vous conformer à cet univers qui a été rêvé par le pire des hommes de marketing. [...] Vous êtes formatés, tous, pour coïncider à ce monde dans lequel on vous fait rentrer dans des grilles, dans des boîtes ? Et vous ne vous révoltez même plus ? Mais c'est génial ! Et on est obligés d'aller passer devant des commissions pour faire des films. Il y a quatre gardes-barrière qui décident de toute la production française, au théâtre c'est un peu la même chose, dans la littérature les gens n'écrivent plus leurs livres, et bientôt il n'y aura plus de chefs d'orchestre : c'est totalement inutile, un chef d'orchestre ! Mais qu'est-ce qu'ils veulent nous faire chier à lire l'œuvre ? C'est ça, ce que vous êtes en train de dire, ce que j'entends de tout ça, moi, ce soir. Et je suis fou de rage.[/citation]

Beineix, vers la fin de sa vie, était devenu un écrivain, après avoir été metteur en scène au théâtre, mais il est bien sûr surtout connu comme cinéaste. J'aurai pu en parler, évidemment. Personnellement, j'avais bien apprécié son film <i>Mortel Transfert</i>, vu sur grand écran lors de sa sortie en salles en 2001 : un polar décalé sur fond de psychanalyse, plein d'humour noir, à l'image de la créativité de Beineix. Malheureusement pour lui, le film fut un échec critique et commercial, dont il ne s'était jamais vraiment remis.

En ce qui concerne Ulliel, j'aurais pu, là encore, développer davantage, notamment à propos du film de Tavernier, <i>La Princesse de Montpensier</i>, vu sur grand écran en dernière séance du soir, le 5 novembre 2010. Voici ce que j'avais écrit à propos de ce long métrage à l'époque, sur le réseau de Mark Z. (ça vaut ce que ça vaut) :

Le 6 novembre 2010, chez Mark Z., votre serviteur Wrote:Avec <i>La Princesse de Montpensier</i>, Bertrand Tavernier reprend le chemin du film historique en costumes, la séquence de cavalcade du générique du long métrage en question ressemblant à bien des égards à celle de son chef d'œuvre de 1975 <i>Que la fête commence...</i> qui était consacré à la période de la Régence au XVIIIe siècle.
<i>La Princesse de Montpensier</i> est une adaptation cinématographique intelligente d'une nouvelle éponyme du XVIIe siècle pas forcément très facile d'accès, écrite par Madame de La Fayette et dont l'action se situe au XVIe siècle, sous le règne du roi de France Charles IX, pendant les guerres de Religion. Des changements majeurs ont été opérés dans le cadre de l'adaptation scénique par rapport à la nouvelle, avec notamment une présence accrue de la sexualité et de la tragédie par certains moments, mais ces changements sont plutôt pertinents car ils donnent davantage de relief à certaines séquences et à certains personnages. Le réalisateur a souhaité une fin ouverte, pour laisser le spectateur libre de son jugement, mais cela dit, l'histoire originale finissant mal pour l'héroïne de toute façon, on ne peut guère douter que l'issue soit différente en voyant la conclusion du film : même si ladite conclusion se veut moins désespérée que dans la nouvelle, elle n'incite pas pour autant à l'optimisme, et ne s'oppose pas en tout cas à ce que l'histoire se termine, hors caméra, de la même façon que la nouvelle.
La réalisation est ici classique, sans être cependant figée, et la photographie est de très bonne qualité. Le film n'emporte toutefois pas totalement l'adhésion en raison de certaines faiblesses. Par exemple, les scènes de combat sont bien menées, mais parfois un peu trop « appliquées », avec une chorégraphie un peu trop « visible », et les dialogues, très écrits, semblent parfois un peu « récités » par certains comédiens. Cela dit, le long métrage n'en reste pas moins intéressant et ne manque assurément pas de qualités, tant sur la forme que sur le fond.
Bien que le film <i>Que la fête commence...</i> soit par ailleurs tout-à-fait excellent, des libertés avaient néanmoins été prises dans ce long métrage avec la réalité historique, en particulier en ce qui concerne les costumes et surtout les perruques. Dans <i>La Princesse de Montpensier</i>, rien de tout cela : la reconstitution historique est ici extrêmement soignée sur le plan matériel, jusqu'au moindre détail, tant en ce qui concerne les costumes que les décors, les uns et les autres étant tous magnifiques. Le résultat est vraiment réussi de ce point de vue. Sur le fond, la reconstitution est également très bonne en ce qui concerne l'évocation des mœurs, de l'organisation sociale de l'époque, et en particulier de la condition des femmes de la noblesse du temps, femmes soumises à la politique matrimoniale de leurs puissantes familles. Le personnage à la fois fort et vulnérable de la jeune princesse de Montpensier est ainsi particulièrement mis en valeur, Tavernier proposant une lecture de son histoire dans un sens assez féministe, mais sans tomber pour autant dans un anachronisme qui eût été fort mal venue ici.
Le casting, dans son ensemble, est plutôt convainquant, et certains acteurs sont particulièrement brillants, notamment Lambert Wilson, Michel Vuillermoz et Raphaël Personnaz. Mélanie Thierry interprète le personnage principal de façon juste et sans excès, dans le cadre de l'adaptation voulue par Tavernier, lequel met en scène un personnage féminin présentée comme très moderne et sur lequel il n'entend pas porter de jugement moralisateur.
Même si je ne fais pas partie des déçus de son précédent film tourné aux États-Unis d'Amérique, il faut bien reconnaître que Bertrand Tavernier n'était plus très en forme ces dernières années. Avec <i>La Princesse de Montpensier</i>, il n'est peut-être pas revenu complètement à son meilleur niveau, mais il a tout de même sérieusement redressé la barre, et montre en tout cas qu'il est encore capable de réaliser du cinéma de qualité et un film historique tout-à-fait honorable.

Voila. J'espère qu'après avoir lu tout cela (tu n'es pas obligé), tu auras trouvé de quoi être un peu moins effrayé par un éventuel « vide abyssal »... ^^'

[séparation]

Quand je rends hommage à quelqu'un ici, dans la plupart des cas, j'ai des choses à dire sur la personne. Mais je ne me crois pas toujours obligé de les dire, parce que j'estime, tout comme tu l'estime pour toi-même à ce qu'il me semble, ne pas être une personne dont il faudrait forcément « attendre quelque-chose » à chaque fois qu'elle intervient en ces lieux. Et puis, je me permets de rappeler quand même, pour mémoire, que comme tout le monde ici, moi aussi j'ai une vie, d'autres choses à faire, des soucis divers, des priorités qu'il me faut bien définir à un moment ou à un autre, en m'efforçant de savoir au mieux quoi faire du temps qui m'est imparti. J'ai souvent trop écrit sur ce forum, et j'y ai sans doute passé beaucoup trop de temps... Alors parfois, oui, cela m'arrive d'en avoir marre, et de ne pas/plus avoir envie de pondre ici des pavés que personne ne lira, ou presque, et ce d'autant plus que c'est là souvent du temps pris, en particulier, à la rédaction de mon livre et à mes recherches qui y sont associées.

S'agissant du présent fuseau, pour ce qui me concerne, si tu veux bien faire l'effort de suivre quelques liens directs, tu trouveras ci-dessous, un peu en vrac, quelques hommages de ma main (autres que ceux déjà mentionnés dans nos derniers échanges) dans lesquels je pense avoir pris le temps d'éviter un effet « dépêche AFP » ou « twitter du pauvre », même si, évidemment, ça vaut ce que ça vaut :

- Ray Harryhausen (1920-2013) : ce message
- Wojciech Kilar (1932-2013) : ce message
- Tanith Lee (1947-2015) : ce message
- Umberto Eco (1932-2016) : ce message
- Alain Ducellier (1934-2018) : ce message
- Jacques Chirac (1932-2019) ... ;-) ... : ce message
- George Steiner (1929-2020) : ce message
- Pierre Milza (1932-2018) et Zeev Sternhell (1935-2020) : ce message
- Ennio Morricone (1928-2020) : ce message
- Sean Connery (1930-2020) : ce message

Et dans certains hommages, même, il m'est arrivé (chose incroyable !) de faire, semble-t-il, « lien, de racine ancrée, avec l'objet qui [...] donn[e] sens » à JRRVF :

- Roger Garland (1950-2017) : ce message
- Stephen Hickman (1949-2021) : ce message

Tiens, j'ai même retrouvé un vieux message concernant Leonard Nimoy, dans lequel un lien vidéo sur trois est encore valide, avec la fameuse chanson sur Bilbo : ce message

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Hisweloke Wrote:S'il n'y a plus de centre, il n'y a peut-être plus de cœur.

Possible... Admettons. <i>So what?</i> Que proposes-tu ? À part clôturer un fuseau dont l'importance te parait disproportionnée par rapport au reste ? Crois-tu que sa fermeture entraînerait naturellement une meilleure santé pour des fuseaux moins « hors-sujet » ? Ce n'est pas la faute du fuseau « In Memoriam » si d'autres parties du forum sont notoirement moins fréquentées... et personnellement, je ne me dis pas « Tiens, j'ai la flemme d'intervenir dans tel fuseau de recherche, si je postais un truc vite fait dans le fuseau « In Memoriam », histoire de faire croire qu'il se passe au moins quelque-chose sur le forum ? » ;-)

Hisweloke Wrote:Il ne s'agit pas de revendiquer un "un endroit plus ou moins élitiste (...) où, "sous prétexte de rester dans le sujet, il ne faudrait s'intéresser qu'à (sélection arbitraire)". On sait fort bien que tout sujet peut s'orienter, se re-orienter, être élargi... Conan, Ursula, la S.F., les littératures de l'imaginaire ? Ou plus ambitieux encore... Mais non, on choisit les morts.


Je vois ce que tu veux dire, mais en fait on ne choisit pas forcément les morts, Didier. On se fixe aussi des priorités en fonction des supports : personnellement, la priorité (<i>in fine</i>), c'est le papier, avec mon projet de livre. Mais que l'on ne me dise pas que je ne parle jamais de mes recherches ici : en fait, ça revient assez souvent, au contraire, mais peut-être que cela ne paraîtra évident qu'après la publication de l'ouvrage... En attendant, outre mes articles dans <i>Fantasy Art and Studies</i> (sauf erreur de ma part, je ne crois pas que tu aies lu ceux sur Morris et Howard...), tu peux toujours lire, entre autres, ce que j'ai écrit ici : ce message (c'est un très gros morceau : on pourra se contenter de picorer dedans)

Hisweloke Wrote:Mais dit autrement : C'est quoi, alors, le projet de JRRVF, pour les années à venir, du point de vue de ses membres ?


Pour ma part, je n'en sais rien, Didier. Mais toi qui m'a si souvent dit « JRRVF est mort », peut-être connais-tu déjà la réponse ? ^^'

Hisweloke Wrote:Quand tu dis "à trop vouloir « recentrer » les choses sur ce que l'on croit être « le sujet » d'un espace de discussion, je crains que l'on ne s'éloigne un peu trop de ce qui fait le sel des échanges". Mais à trop décentrer, où est l'esprit de la recherche d'antan ? L'émerveillement, la curiosité ? L'étude, la richesse ? Il y a quelques années, quand j'avais eu idée qui me traversait l'esprit, je la postais ici. Je m'enrichissais aussi des idées et questions des autres...


Oui, certes... mais le temps a passé, et toi-même, tu as fini par ne plus être aussi motivé qu'avant, à ne plus venir aussi souvent qu'avant, comme d'autres, qui sont parfois passés complètement à autre chose, pour plein de raisons (dont, parfois, une sorte de burn-out tolkienophile !)... Ça s'appelle les aléas de la vie, je crois. Et bien sûr, le fait que des nouveaux venus soient parfois accueillis de façon un peu trop rugueuse (ce que je trouve toujours regrettable) et ne soient pas dès lors motivés pour fréquenter beaucoup ce forum, cela n'a sans doute pas aidé, mais bon, il y a aussi le vieillissement du support, j'imagine, qui a aussi compté. Bref, on ne va pas refaire un constat... déjà fait notamment il y a une dizaine ou douzaine d'années.

Hisweloke Wrote:C'est quoi si, Bah! "Tolkien n'est pas toute notre vie" et une adaptation à venir n'a déjà aucun intérêt pour nous. Ouf. Mais qu'est ce qu'on fait là ? Pourquoi on vient encore ?


Peut-être que le forum de JRRVF est, quelque part, par certains aspects, un peu plus qu'un forum sur Tolkien, va savoir...
S'agissant de l'adaptation en série d'Amazon, je n'ai parlé que de mon absence d'attente en la matière (à vrai dire, je ne ferme pas non plus totalement la porte : si jamais l'humble chevalier errant rencontrait une fée passionnée de séries télé de ce genre, peut-être trouverait-il une motivation nouvelle, qui sait... ;-)...). Je ne crois pas, en tout cas, que je fasse parti du public visé. Sur la forme, je pense qu'à la différence des récits de Conan de Howard ou du Sorceleur de Sapkowski, l'œuvre de Tolkien, de part sa narration (cyclique), n'est pas vraiment compatible avec une structure en série. Sur le fond, le résultat ne peut être qu'une fan fiction géante, avec toutes les limites que cela peut comporter, mais c'est un résultat qui cependant trouvera probablement son public, compte tenu des moyens mobilisés pour susciter l'intérêt des téléspectateurs. Et si la série d'Amazon remporte un succès d'audience, peut-être cela amènera-t-il (et ce serait heureux) une nouvelle génération de lecteurs vers l'œuvre littéraire de Tolkien, mais je note tout de même que ce n'est pas forcément ce qui s'est passé avec <i>Game of Thrones</i>... Bref, on verra bien ce qu'il se passera, mais pour l'heure, je ne vois essentiellement qu'un gros plan com' avec « fan service » ne titillant pas ma curiosité. Mais tant mieux si cela constitue <i>in fine</i> l'occasion pour certains d'éventuellement renouer avec une recherche inspirée sur Tolkien, ici comme ailleurs.

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Hisweloke Wrote:N.B. "... ces chaînes vidéo YouTube qui semblent tant fasciner le Dragon depuis quelque temps." Oui et non. Mais c'est un tout autre sujet, ça.


Mmm, ça dépend... Voudrais-tu éventuellement que JRRVF s'engage du côté de l'édition de vidéos en ligne (une idée en l'air, comme ça) ? ;-)
(Si jamais il s'agissait du Dragon de Brume [comme entité... ;-) ...], là par contre, j'aimerai bien que l'on n'oublie pas les projets papier, hein... :-p ...)</small>

[séparation]

Et voila, désolé, encore un pavé... mais bon, fallait pas me chercher, aussi... ;-)

Bien amicalement,

B.
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