23-06-2022, 17:28
Des niouzes de Colmar pour celles et ceux qui connaissent le retable d'Issenheim, et qui voudront y aller ou y retourner :
https://www.lemonde.fr/culture/article/2..._3246.html
L'article commence par un tonitruant et provocateur "Au risque de choquer, la Joconde, à côté, c’est de la gnognotte".... On dira que ça se discute. Selon moi, y a peut-être photo au finish.
Pour mémoire, ce chef-d’œuvre destiné à la piété, était en mouvement (on ouvrait ou fermait les panneaux pour l'Annonciation, Noël, Pâques, l'Ascension, ...) mais surtout, on venait y vénérer Saint-Antoine reconnaissable à son symbolique cochon, un Saint Ermite victime d'hallucinations dans le désert (remarquablement illustrées sur certains panneaux).
Les pèlerins étaient souvent des personnes victimes du même mal En venant prier Saint-Antoine, ils étaient réconfortés par la confrérie des Antonins, lesquels élevaient des porcs nourrissants et offraient du pain digeste, car la plupart des malheureux hallucinés mangeaient des miches de seigle qui, avariées, produisent "l'ergot de seigle", lequel provoque les fameuses hallucinations (c'est la même molécule que le LSD). Bref, quelques jours sans seigle, avec du blé et deux ou trois tranches de lard, un chapelet récité devant Saint-Antoine et le bon croyant repartait dans son logis jusqu'à un prochain pèlerinage.
Ces braves gens faisaient des cure de désintoxication sans s'en apercevoir.
Quoi qu'il en soit, ce tableau est un des plus grand chef-d'oeuvre des collections publiques des musées de France, alors si vous passez par Colmar, n'hésitez pas.
S.
https://www.lemonde.fr/culture/article/2..._3246.html
L'article commence par un tonitruant et provocateur "Au risque de choquer, la Joconde, à côté, c’est de la gnognotte".... On dira que ça se discute. Selon moi, y a peut-être photo au finish.
Pour mémoire, ce chef-d’œuvre destiné à la piété, était en mouvement (on ouvrait ou fermait les panneaux pour l'Annonciation, Noël, Pâques, l'Ascension, ...) mais surtout, on venait y vénérer Saint-Antoine reconnaissable à son symbolique cochon, un Saint Ermite victime d'hallucinations dans le désert (remarquablement illustrées sur certains panneaux).
Les pèlerins étaient souvent des personnes victimes du même mal En venant prier Saint-Antoine, ils étaient réconfortés par la confrérie des Antonins, lesquels élevaient des porcs nourrissants et offraient du pain digeste, car la plupart des malheureux hallucinés mangeaient des miches de seigle qui, avariées, produisent "l'ergot de seigle", lequel provoque les fameuses hallucinations (c'est la même molécule que le LSD). Bref, quelques jours sans seigle, avec du blé et deux ou trois tranches de lard, un chapelet récité devant Saint-Antoine et le bon croyant repartait dans son logis jusqu'à un prochain pèlerinage.
Ces braves gens faisaient des cure de désintoxication sans s'en apercevoir.
Quoi qu'il en soit, ce tableau est un des plus grand chef-d'oeuvre des collections publiques des musées de France, alors si vous passez par Colmar, n'hésitez pas.
S.

