ISENGAR Wrote:Il est "lore".... :DOui, « c'est l'or »... "lore" de se réveiller... Ce sera sans doute aussi le cas pour certains à partir du 2 septembre... avec, pour le coup, de <i>l'or</i> à la clé pour les responsables de "l'évènement"... du moins ces derniers l'espèrent-ils !
[séparation]
ISENGAR Wrote:Plus sérieusement, je me suis fait la même remarque à propos de ce terme ["lore"].
Je le comprends plutôt comme un synonyme de "Légendaire/Legendarium", plus couramment en usage sur JRRVF, c'est à dire l'ensemble des récits relatifs à la Terre du Milieu.
Erendis Wrote:Oui, je confirme : le "lore", c'est le "légendaire"
Moi non plus je n'aime pas ce terme... question d'habitude, d'inadéquation sémantique (terme trop vague dans sa signification première) et de sentiment d'inutilité puisqu'il existe déjà un mot... mais que voulez-vous 1 syllabe contre 3... c'est perdu d'avance ! 8.(
Mais je dois admettre que dans d'autres oeuvres de fiction, le terme "légendaire" n'est pas vraiment en usage pour définir les éléments constituant l'univers et perso, je dis "dans l'univers de...". Il devait bien y avoir qq chose d'équivalent en anglais, mais je ne sais pas ce qui a amené ce nouvel usage chez les gamer anglo-saxon.
Merci à vous deux, JR et Erendis, pour vos réponses.
Le terme « lore », anglicisme effectivement vague dans sa portée, n'est pas ma tasse de thé, mais il semble en tout cas faire l'objet d'un certain usage, en attendant qu'un usage plus certain lui ouvre éventuellement la porte des dictionnaires... auquel cas nous aurions peut-être enfin droit à une définition claire.
Notez que j'ai préféré employer le terme de « canon » plutôt que « légendaire » car ce dernier était trop spécifique à Tolkien pour tenir un propos d'une portée plus générale, au-delà donc de l'œuvre d'un seul écrivain en particulier.
Ainsi, s'agissant de Robert Howard, et en particulier de l'univers de Conan (celui de l'Âge Hyborien) qu'il a (sub)créé à partir de 1932, lorsque l'on parle de « canon » (littéraire), ce sera pour désigner tout texte écrit par Howard (récits achevés ou inachevés, synopsis d'histoires, notes diverses...) relatif à cet univers de fantasy et notamment au personnage qui en est le dénominateur commun même s'il n'est pas présenté comme étant au centre des récits (Howard n'a ainsi jamais placé le nom de Conan dans les titres originaux des histoires mettant en scène ce personnage). J'écris « notamment », car dans le cas de Howard, je pense que le « canon » des histoires de Conan a un lien structurel avec d'autres récits de fantasy de l'auteur, en particulier les histoires du roi Kull, très antérieures chronologiquement aux histoires de Conan mais situés dans la continuité de la même « histoire-fiction », du même passé alternatif de la même planète Terre, comme c'est tout autant le cas avec les récits situés à différents Âges du Soleil chez Tolkien.
Et ainsi donc, sans doute, pourra-t-on aussi parler de « canon » pour désigner, chez Tolkien, ce que l'on appelle le Légendaire, soit tous les textes de la main de l'auteur relatifs à l'univers (sub)créé d'Arda et de la Terre du Milieu.
Or, sauf erreur de ma part, c'est là que je crois me souvenir que l'on m'avait parlé d'une distinction possiblement nécessaire à faire entre « canon » (ou « légendaire » s'agissant du cas Tolkien) et « lore »... Du côté du « canon », il serait question d'une source matérielle originale bien identifiée, soit les textes originaux de l'auteur relatifs à son univers de fiction, tandis que du côté du « lore », il serait question de lois générales régissant l'univers de fiction en question, lois censées être déduites des textes originaux de l'auteur mais pas forcément explicitement définies par lui, ou non définies par lui de façon définitive.
Je ne suis pas sûr de cette différence entre « canon » et « lore », mais si je suis la logique d'une telle distinction, alors on peut aisément deviner qu'en matière d'adaptations et de fan-fictions, sur le fond, ce sera le cadre d'exploitation permis par le « lore » (ouvert au <i>transmedia</i> sur la forme) qui intéressera davantage que le strict respect du « canon » (formellement littéraire à la base)... Du moins est-ce là ce qu'il me semble...
Amicalement,
B.

