rintrah Wrote:Hyarion Wrote:Quel était exactement le sujet de votre mémoire, si cela n'est pas indiscret ?
Il s'agissait, pour le dire en quelques mots, de brosser le portrait de Tolkien en penseur : d'essayer de voir ce qu'il a lu, comment il raisonne, à partir de quels présupposés, ce qu'il apporte conceptuellement, etc. Bref, de se concentrer sur les moments théoriques de son oeuvre - plutôt que d'essayer, comme c'est souvent le cas, d'éclairer le pan littéraire de son oeuvre à partir de références philosophiques extrinsèques un peu plaquées. C'est d'ailleurs plus ou moins le parti pris du hors-série (qui traite beaucoup plus de Tolkien que du Seigneur des anneaux - mais là encore, le second a été jugé un titre plus accessible).
Merci beaucoup pour ces précisions.
Tolkien considéré comme un penseur... J'avoue que cela me rappelle un échange (houleux, et même pénible, disons-le, même si c'est heureusement du passé) dans un autre fuseau du présent forum, il y a quelques années : de mémoire, mon interlocuteur (qui se reconnaîtra peut-être... ;-)...) m'avait signifié sa préférence philosophique pour Tolkien plutôt que pour Montaigne, David Hume ou Nietzsche (des penseurs dont j'apprécie la lecture pour ma part) sous prétexte que Tolkien l'avait ému et touché au cœur, alors que ce n'était pas le cas pour les autres en évoquant notamment le destin où les philosophies de Hume et de Nietzsche les auraient mené à titre personnel (désespoir et solitude pour l'un, folie pour l'autre...), à la différence supposée d'un Tolkien à la fois philologue mythographe, (bonus) pater familias et fervent catholique (donc supposément plus vertueux et « aimable » ?), ce à quoi j'avais répondu que, au-delà de questions de personnes dont les parcours de vie seraient jugées enviables ou pas, l'intérêt de la lecture des philosophes me paraissait (et me paraît toujours) résider dans leur capacité à stimuler l'esprit plutôt qu'à émouvoir (même si on peut aussi être ému, parfois, en lisant un philosophe : c'est quelquefois mon cas lorsque, par exemple, je relis certains passages des Essais de Montaigne...), et que je n'étais pas sûr dès lors que l'on puisse comparer un écrivain (catholique auteur plutôt qu'auteur catholique, du reste, selon l'heureuse formule de Leo Carruthers) avec des philosophes, indépendamment de l'éloignement de leur pensée avec celle d'un Tolkien.
Bref, Tolkien considéré comme un penseur... Pourquoi pas ? Mais donc à condition, à mon humble avis, de ne pas tomber dans un excès de personnalisation, ce qui n'est toutefois pas forcément simple quand on songe, par exemple, à la dimension idiosyncrasique de son essai Du Conte de fée, si souvent convoqué comme référence, et à raison sans doute, mais pas forcément toujours avec beaucoup d'esprit critique. Prendre au sérieux Tolkien, à mon sens, y compris sur un plan conceptuel, ne doit pas signifier « boire ses paroles » théoriques parce qu'on admire son œuvre, voire sa personne, ce qui ne sera certes pas forcément le cas en lisant Montaigne, David Hume ou Nietzsche... mais eux n'ont pas écrit de romans, ni inventé des univers fictifs.
S'agissant de ce hors-série sur Tolkien, j'approuve naturellement le parti pris de ne pas plaquer de références philosophiques sur l'œuvre de l'écrivain, en évitant ainsi le risque de trop la « faire parler ». À cette aune, entre autres choses, les lectures croisées proposées avec Barfield, G. K. Chesterton, Boèce et C. S. Lewis me paraissent en soi pertinentes, quoi que l'on puisse penser en général par ailleurs des penseurs en question (pour ma part, je déteste la rhétorique péremptoire de Chesterton et le désespérant prosélytisme de Lewis), et je salue l'effort de traduction des textes qui a été fait quand cela s'est avéré nécessaire. De mon point de vue, et en tenant compte des inévitables contraintes propres à ce genre d'exercice de publication destiné à un assez large public, c'est du travail sérieux.
rintrah Wrote:Hyarion Wrote:Cher JR, si tu as le temps, ce serait intéressant d'éventuellement en savoir plus sur ce que tu n'aimes pas dans les propos de Morton (je donnerai mon avis, si tu donnes le tien)Si je peux prendre part à la discussion : j'ai beau trouvé intéressant le travail de Morton en général, je trouve qu'il se trompe foncièrement dans sa manière d'aborder Tolkien. Le passage est succinct, et son armature logique est à mon avis un peu flottante. Mais surtout, l'idée que le monde façonné par Tolkien est "planifié à l'avance, cartographié, comptabilisé", et qu'il est ce faisant "toujours familier", sorte de totalité close sur elle-même - cette idée est je crois à côté de la plaque. Il y a, précisément, une forme d'incomplétude radicale de la Terre du Milieu, qui est indissociable du statut des textes, censément transmis au fil d'un tradition qui implique déperdition, dégradation, etc. L'univers imaginé par Tolkien se tient sans doute dans l'horizon d'une totalité, mais c'est une totalité qui ne se referme pas, grevée de trous, de vides, d'incertitudes, de mystères irrésolus, de points d'interrogations. Morton manque, en gros, à mes yeux, la distance irrémissible à l'égard d'un monde passé qui se trouvé déposé dans des récits toujours partiaux, et érodés par le temps. La Terre du Milieu n'est pas une "marchandise" présente, disponible, dont on pourrait jouir, mais une sorte de spectre qui ne cesse de se dérober à l'emprise (y compris de son subcréateur). L'extrait aurait mérité un commentaire, à mon avis, mais impossible faute de place (peut-être pour l'éventuelle version livre !)
ISENGAR Wrote:Hyarion Wrote:Cher JR, si tu as le temps, ce serait intéressant d'éventuellement en savoir plus sur ce que tu n'aimes pas dans les propos de Morton (je donnerai mon avis, si tu donnes le tien)[small]
C'est donnant-donnant Clarisse ;) [/small]
Je n'ai toujours pas pris le temps de chercher à explorer le travail de Morton dans Ecology Without Nature, mais rintrah/Octave résume assez bien mon sentiment, dans son message d'hier midi.
Par ailleurs, un article de Becca Tarnas, une tolkiendil californienne, dit sensiblement la même chose (si mon anglais ne me trahit pas) dans un article qui date de 2013 : Crossing the Threshold: The Ecological Road into Mordor
Donnant-donnant, donc... mais sans tomber dans la perversité du Silence des agneaux, j'espère. ^^'
Concernant la critique de Morton, voici quelques réflexions un peu en vrac...
Pour ce que j'ai pu en lire à travers les extraits cités dans le hors-série de Philosophie magazine (p. 81) et dans l'article en ligne de Becca Tarnas, le principal mérite de Morton me parait être sans doute... de proposer un discours critique, c'est-à-dire a priori dépourvu de cette dimension systématiquement méliorative que l'on retrouve encore bien souvent dans tant de discours faniques ou même universitaires. Sur la planète Tolkien, tout discours sur le « Professeur » et son œuvre se doit d'être plus ou moins mélioratif : du moins est-ce l'impression que j'ai souvent eu depuis le temps (conséquent) que je fréquente ladite planète. C'est sans doute une des raisons qui font que j'ai toujours eu un problème avec la notion de « fan », dans laquelle je n'ai jamais reconnu la nature de ma propre appréciation de l'œuvre de Tolkien. À cela s'ajoute en particulier le relatif désenchantement vis-à-vis de cette œuvre qui m'a, peu à peu, il faut bien le dire, saisi au fur et à mesure que je voyais certains spécialistes tolkienophiles (fussent-ils ou non minoritaires) travailler à ce que l'œuvre soit appréhendée le plus possible dans certaines directions, principalement vers les domaines religieux (avec une connotation antimoderne) et linguistiques, au risque notamment de « lewissiser » l'œuvre (c'est-à-dire de la rendre aussi religieusement explicite et prosélyte que la « théologie-fiction » de C. S. Lewis), voire d'en faire une sorte de bréviaire antimoderne ou d'« écologie intégrale » pour chrétiens conservateurs, ou bien, plus généralement, d'en faire un objet d'ultra-spécialisation sophistiquée dont la compréhension et la juste appréciation serait réservées à une poignée d'initiés, au nom d'une conception hiérarchique non seulement de la connaissance mais aussi de la sensibilité. Mais de tout cela, il aura été question en ces lieux et ailleurs maintes fois, et je ne le rappelle ici que pour donner quelques repères à Octave pour avoir un peu une idée de « qui parle ». Bref, quand je vois passer un discours critique sur Tolkien, disons que je me dis toujours que, au moins sur le principe, « ça change un peu » de ce que j'ai plutôt l'habitude de lire sur cet écrivain depuis de longues années, même si la portée dudit discours critique est malheureusement souvent limitée, comme si les détracteurs de Tolkien n'avaient jamais d'autant de patience à construire leur critique que les thuriféraires de Tolkien à soigner la promotion de l'écrivain qu'ils adorent... et adorent défendre (je dis cela évidemment avec bienveillance).
Pour en revenir à Morton, d'après ce que j'ai compris, il critique le confort [emphase]« familier »[/emphase] qu'impliquerait un univers incarné selon lui par la métaphore de [emphase]« la route [/emphase] [qui] [emphase]se poursuit sans fin »[/emphase], parce qu'elle [emphase]« arrive jusqu'à votre porte d'entrée »[/emphase] et vous entrainerait ainsi ad libitum dans le confort d'une alternative fictive au monde moderne, Morton décrivant ainsi notamment le travail de Tolkien comme une [emphase]« tentative sophistiquée de façonner une scène kitsch qui pourrait apaiser les ravages de l'industrialisme »[/emphase]. Passons sur le terme [emphase]« kitsch »[/emphase] : il est très subjectif, et s'applique souvent, à mes yeux, à des représentations que je ne trouve pas « kitsch » pour ma part, quelle que soit la personne qui l'emploie, même quand elle est par ailleurs tolkienophile. Pour le reste, Morton me parait mettre le doigt sur une dimension de l'œuvre qui est son côté « rassurant », « réconfortant », « consolant », sur le fond et même sur la forme, puisque ce n'est pas par le côté formellement inachevée de l'œuvre (son côté « fuyant », sur le fond) que celle-ci est prioritairement appréhendée généralement, et qui plus est dans un contexte où la fantasy (avec Tolkien toujours en « tête de gondole ») apparaît désormais bien plus légitimée et diffusée aujourd'hui qu'elle ne l'a longtemps été par le passé. L'auteur de Ecology without Nature ironise aussi sur le fait que la familiarité qu'impliquerait la déambulation dans l'univers de Tolkien s'apparenterait à la familiarité de la déambulation consumériste autour d'un fétiche que serait la marchandise, symbolisée selon lui par l'Anneau, et ce faisant, il tend sans doute, à mon sens, à beaucoup trop confondre les intentions de Tolkien et ce que la société de consommation a pu faire de son œuvre dans le contexte marchand. Cependant, Morton semble en tout cas donc tenir compte de l'œuvre à la fois pour elle-même mais aussi de sa réception, laquelle est loin, il est vrai, de n'être qu'une affaire de fans spécialistes ultra-érudits.
Les lecteurs de Tolkien parlent souvent de l'univers de fiction de cet écrivain de façon paradoxale : d'un côté, c'est un vaste univers dont la charme résiderait dans ce qu'il laisse deviner de lui sans être excessivement défini, à l'image de paysages vus à l'horizon, qui font rêver mais qui resteront lointains ou des [emphase]« montagnes vues au loin, que l'on n'escaladera jamais »[/emphase] pour reprendre une formule de Tolkien, et d'un autre côté, c'est un univers très construit, très sophistiqué dans sa conception et dès lors à l'exploration [emphase]« sans fin »[/emphase] et minutieuse duquel on ne pourrait pas résister (les lecteurs comme l'auteur lui-même)... C'est dans ce contexte paradoxal de perception que peut se développer une certaine familiarité, oscillant entre suggestion (séduisante) de confins non explorés et exposition poussée de détails diégétiques (géographiques, linguistiques, chronologiques, sociaux, mythographiques...) pour le développement desquels une « planification » a bien été nécessaire, par souci de cette « cohérence » de la (sub)création que les tolkienologues aiment tant traquer...
La métaphore tolkienienne de [emphase]« la route [/emphase] [qui] [emphase]se poursuit sans fin »[/emphase] sert ainsi à Morton pour illustrer la familiarité induite selon lui par la fréquentation de l'œuvre de Tolkien, même s'il généralise sans doute un peu trop la lecture qui peut en être faite. Morton minimise sans doute la dimension intrinsèquement inachevée de ladite œuvre, mais il me semble que le plus important pour lui est l'impression de finitude qu'elle peut susciter par sa propre sophistication, dont on ne trouvera d'ailleurs pas (ou guère) d'équivalent dans d'autres œuvres de fantasy. Et cette impression de finitude peut passer, en effet, comme il l'écrit, par une suppression de [emphase]« l'hésitation »[/emphase], de [emphase]« l'ironie »[/emphase] et de [emphase]« l'ambiguïté »[/emphase], suppression à laquelle peut participer un trop fort degré de « planification » démiurgique. De mon point de vue (en général j'apprécie notamment l'ironie, qui est du reste un art difficile), il y a certes chez Tolkien une part encore laissée à l'hésitation, à l'ironie et à l'ambiguïté (le rôle final de Gollum dans la destruction de l'Anneau est un exemple de cela parmi d'autres), mais pas forcément une part aussi forte que dans d'autres univers de fantasy, ou dans les récits fantastiques du XIXe siècle par exemple. C'est encore là un paradoxe : l'œuvre de Tolkien est à la fois très détaillée et gigantesque dans son échelle de conception. Le fait qu'il y ait des trous, des vides, de l'inachevé, participe sans doute à la crédibilité de l'œuvre comme objet fictif ayant sa propre histoire de transmission, mais ladite œuvre, par la sophistication très poussée de son développement, pourra toujours paraître plus rassurante et familière à un lecteur qui l'aura apprécié, que le monde incertain et angoissant dans lequel nous vivons et qui, au-delà de la question moderne/antimoderne, nous dépasse complètement, bien plus que ne nous dépassera sans doute jamais un univers fictif tel que celui conçu par Tolkien, c'est-à-dire par un individu, avec toutes les limites (humaines) que cela comporte.
Voila ce que m'inspire le point de vue de Morton, lequel, encore une fois, a le mérite d'être critique, même si je reconnais effectivement moi aussi une « armature logique [...] un peu flottante » dans son argumentaire, pour reprendre la formule d'Octave. Je précise toutefois que je ne me base, pour émettre un avis, que sur les extraits de Morton précédemment mentionnées ; j'ignore donc si l'intéressé a écrit davantage sur Tolkien, n'ayant pas lu non plus son livre.
rintrah Wrote:Hyarion Wrote:"Si je prends le temps de donner ici mon avis sur une partie du contenu du magazine dont il est ici question, cela intéressera-t-il quelqu'un ? Parce que sinon, inutile de me fatiguer, vu que j'ai encore d'autres choses à écrire par ailleurs..."
Un avis éclairé m'intéresserait bien entendu beaucoup ! Mais si je suis seul, je ne voudrais surtout pas abuser de ce temps précieux !
Oh vous savez, du temps, j'en perd tout le temps, en particulier vis-à-vis de mes travaux d'écriture... mais bon, je vais donc essayer de partager ici prochainement quelques modestes remarques, sur certains articles seulement toutefois, en particulier ceux concernant Marylin Maeso et Tristan Garcia, qui constituent, du moins à mon sens, les deux principales nouveautés en matière de contributions (externes) pour ce magazine (les autres intervenants sont des spécialistes connus sur la planète Tolkien, y compris Enrico Spadaro, dont je connais le livre tiré de sa thèse en tout cas).
Sans développer pour le moment, je salue en tout cas l'initiative de l'entretien avec Marylin Maeso, spécialiste d'Albert Camus, et dont l'attachement à [emphase]« un universalisme critique fidèle à l'esprit républicain »[/emphase] me parait être, en France, la seule option équilibrée et stimulante au sein d'un « débat » public actuel en proie aux délires identitaires de tous bords (qu'ils soient supposés modernes ou antimodernes). Personnellement, j'avais ouvert en ces lieux un fuseau consacré à Albert Camus il y a quelques années, mais sans que celui-ci ne suscite beaucoup d'échanges par la suite, ce qui est peut-être assez à l'image de l'inévidence a priori d'une évocation conjointe de Camus et Tolkien (or Marylin Maeso a raison : on peut apprécier les deux, fut-ce différemment) : ce sujet
Quant à Tristan Garcia, je ne développe pas non plus pour le moment, mais je note tout de suite, en passant, son affirmation sur [emphase]« Lord Dunsany - le père fondateur de la fantasy moderne et inspirateur de Lovecraft »[/emphase] : hum, encore un qui ne connait pas ou n'a pas lu une ligne de Robert E. Howard, je suppose... ^^' Mais l'entretien avec lui est aussi intéressant par ailleurs, autour de la question du mythe du désenchantement, et j'y reviendrai donc également.
Je reviendrai peut-être aussi sur l'entretien avec Leo Carruthers : son point de vue, toujours aussi pertinemment nuancé, au sujet de la part religieuse de l'œuvre de Tolkien, est connu, mais il y a des éléments qui mériteraient que l'on y revienne si possible plus en détail.
rintrah Wrote:Hyarion Wrote:"en visitant l'expo « Salammbô. Fureur ! Passion ! Éléphants ! » au Mucem, il y a maintenant quelques mois"
(Belle expo, autour d'un texte que j'aime tout particulièrement)
Oui, c'était une exposition très réussie.
Merci pour la référence de votre article. Jean-Paul Sartre qui considérait que Salammbô était [emphase]« une merde »[/emphase] (!!!), tout en consacrant à ce grand roman de Flaubert des dizaines de pages d'analyse passionnée dans L'Idiot de la famille : le jugement de Sartre est vraiment très injuste, mais voila toujours là une preuve que l'on peut étudier l'œuvre d'un écrivain sans pour autant l'idolâtrer ! Dans le champ de ce que j'appelle le fanariat, j'avoue que je ne sais pas s'il est possible de bien concevoir cela... Toujours est-il que pour ma part, si je ne me reconnais pas moi-même dans la notion de « fan » (tout en respectant celles et ceux qui se réclament de cette notion), j'assume par contre d'avoir des amitiés littéraires, qui concernent les œuvres et non leurs auteurs en tant que personnes... y compris dans le cas de Tolkien et de Robert E. Howard, pour citer les deux auteurs que j'étudie principalement, mais il y en a d'autres, comme William Morris ou Pierre Louÿs, qui avaient tous leurs défauts mais dont j'apprécie cependant les œuvres à des degrés divers. « Qui aime bien, critique bien », oserai-je peut-être dire, en sus de ma devise « Faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux »...
[séparation]
Désolé pour la longueur de ce message... Il n'est pas bon que je reprenne mes mauvaises habitudes en matière d'écriture de pavés postés en ligne, a fortiori en ayant toujours d'autres choses encore à écrire ailleurs... Je tâcherai d'être plus concis la prochaine fois (sinon Silmo va encore me citer Boileau...). ^^'
Amicalement,
Benjamin.

