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Canis lupus familiaris ou pas familiaris, chiens et loups chez Tolkien
#5
Silmo Wrote:En fait, Sauron repris forme (et même séduisante : le Dispensateur) jusqu' sa défaite contre Isildur après laquelle il n'eut plus forme humaine. Une minuscule incohérence dans le Silmarillion entre abandonner son corps à jamais puis devenir le séduisant Dispensateur, mais ce n'est pas le thème de ce fuseau.

En l'occurrence, je ne pense pas qu'il y ait d'incohérence, mais une double complexité. D'une part, Sauron à cette époque est capable de changer de forme à volonté, mais ne semble plus en mesure de se passer entièrement de corps sans renoncer à une grande partie de ses pouvoirs (je renvoie à l'Ósanwe-kenta pour les détails, comme d'habitude. Par conséquent, voir cette enveloppe corporelle périr ne l'aurait pas forcément privé de corps de manière définitive, mais l'aurait par la suite contraint à adopter une enveloppe corporelle aux capacités plus limitées.

C'est ce qui lui arrive non pas après sa défaite face à Isildur, mais directement après la Submersion de Númenor, où son corps de l'époque est détruit. Il ne met pas très longtemps à en reconstruire un, mais celui-là ne lui permet plus d'assumer une apparence plaisante (ce qui ne veut pas dire que sa forme n'était pas, en quelque mesure, humaine. Après sa défaite sur les flancs de l'Orodruin, Sauron privé de l'Anneau met plus d'un millénaire à reconstruire son corps. Après la destruction de l'Anneau, Tolkien précise qu'il n'en sera plus jamais capable à l'avenir, et bien qu'il ne soit pas entièrement détruit, il est devenu impotent

Quant à sa défaite face à Huan, il convient de relire le passage avec attention : il négocie avec Lúthien sa reddition et lui remet le pouvoir sur Tol-in-Gaurhoth, en échange de quoi Huan le relâche. Il est donc gravement blessé, mais son corps n'est pas détruit. Il part ensuite à Taur-nu-Fuin soigner ses blessures, sous la forme d'une chauve-souris géante, et de fait, on entend plus parler de lui jusqu'à la fin des guerres de Beleriand.

En matière de tissage, soulignons au moins l'article « Sur les traces de Huan » de François Ruiz, dans l'A&H 2, un numéro consacré aux animaux chez Tolkien et paru il y a plus de douze ans, où l'on parle aussi de chats, d'oiseaux, d'ours et même de biche (blanche). Wink

E.
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