Et pour être plus amusant, je suggère aux amateurs, le récent bouquin de Paul Saint-Bris, auteur de "L'allègement des vernis", roman qui croque à pleines dents les personnalités et l'institution du Louvre .
http://www.philippe-rey.fr/livre-L_all%C...1-0-1.html
Le titre est parfait, tant pour l'allègement des vernis de la Joconde que pour le vernis des conservateurs. Ça reste un peu un bouquin de règlement de comptes du sérail mais c'est plaisant aussi pour l'histoire des collections et de leur restauration. Restons légers et allégeons les vernis.
S.
[small] Et pour info...
Paul Saint-Bris est arrière-arrière-petit-fils d'Armand Mame (1864-1926).
Armand Mame était marié à une demoiselle Schneider, descendante des maîtres de forge du Creusot. Il était aussi le petit-fils d'Armand Dalloz et de Pauline Delaville Leroux. Les Dalloz avaient alors déjà commencé à nouer des alliances matrimoniales avec les Panckoucke.
Les Panckoucke, venus de Flandre, ont créé sous la Restauration ce qu'on appelle aujourd'hui le Journal Officiel, héritage du "Moniteur" qu'ils publiaient avec leurs accointances avec le pouvoir. Ce qui n'a pas empêché leur collection d’œuvres d'art d'échapper à l’État qui préféra acheter la collection Campana en 1863 (loi du Parlement) pour 4 millions Or.
Par dépit, celle de Panckoucke se retrouva à Boulogne-sur-Mer où elle est toujours mais je crois avoir déjà évoqué à ce sujet l'amphore d'Exekias, grand échec des acquisitions du Louvre). :-)
Quant aux Delaville-Leroux, la fortune familiale a bien prospéré grâce au commerce négrier, même après l'abolition, et certains de ses membres ont fini ministres d’État et autres postes nécessitant des bras longs. Il sont encore propriétaires (sous d'autres noms de famille - Saint-Bris) de quelques châteaux tourangeaux comme le Clos-Lucé, C'est ainsi que la télé fit les honneurs à Gonzague pour ses reportages sur Léonard.
Cette saga familiale figure dans un livre : "L'argent et les lettres : Histoire du capitalisme d'édition 1880-1920", de J-Y Mollier, 1988.
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http://www.philippe-rey.fr/livre-L_all%C...1-0-1.html
Le titre est parfait, tant pour l'allègement des vernis de la Joconde que pour le vernis des conservateurs. Ça reste un peu un bouquin de règlement de comptes du sérail mais c'est plaisant aussi pour l'histoire des collections et de leur restauration. Restons légers et allégeons les vernis.
S.
[small] Et pour info...
Paul Saint-Bris est arrière-arrière-petit-fils d'Armand Mame (1864-1926).
Armand Mame était marié à une demoiselle Schneider, descendante des maîtres de forge du Creusot. Il était aussi le petit-fils d'Armand Dalloz et de Pauline Delaville Leroux. Les Dalloz avaient alors déjà commencé à nouer des alliances matrimoniales avec les Panckoucke.
Les Panckoucke, venus de Flandre, ont créé sous la Restauration ce qu'on appelle aujourd'hui le Journal Officiel, héritage du "Moniteur" qu'ils publiaient avec leurs accointances avec le pouvoir. Ce qui n'a pas empêché leur collection d’œuvres d'art d'échapper à l’État qui préféra acheter la collection Campana en 1863 (loi du Parlement) pour 4 millions Or.
Par dépit, celle de Panckoucke se retrouva à Boulogne-sur-Mer où elle est toujours mais je crois avoir déjà évoqué à ce sujet l'amphore d'Exekias, grand échec des acquisitions du Louvre). :-)
Quant aux Delaville-Leroux, la fortune familiale a bien prospéré grâce au commerce négrier, même après l'abolition, et certains de ses membres ont fini ministres d’État et autres postes nécessitant des bras longs. Il sont encore propriétaires (sous d'autres noms de famille - Saint-Bris) de quelques châteaux tourangeaux comme le Clos-Lucé, C'est ainsi que la télé fit les honneurs à Gonzague pour ses reportages sur Léonard.
Cette saga familiale figure dans un livre : "L'argent et les lettres : Histoire du capitalisme d'édition 1880-1920", de J-Y Mollier, 1988.
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