29-08-2023, 02:17
Silmo Wrote:Bravo Benjamin pour toutes ces précisions réjouissantes (à l'occasion, je te raconterai quand et dans quelles circonstances je fus l'un des artisans et rédacteurs de la décision de transfert aux collectivités des saisies révolutionnaires et locales - trop vaste sujet pour ici, dire ma déception que le musée des Augustins ait très tardivement remplacé ses cartels pour honorer le transfert de propriété à la place du traditionnel "dépôt de l'Etat"). alors que la ville fut une des premières bénéficiaires de cette opération qui se poursuit pour 'ajuster (surtout dans e secteur archéo)
Merci François. Dans le mesure où tu as fait allusion plusieurs fois en ces lieux aux transferts de propriété d'œuvres d'art de l'État aux collectivités locales, depuis maintenant de nombreuses années, je suis effectivement curieux de savoir quand et comment tu t'es retrouvé directement impliqué dans ce gros dossier. ;-)
De mon côté, il faudra que je parle ici de mon dernier passage à Paris, il y a une dizaine de jours : je suis retourné une nouvelle fois au musée du Louvre, 230 ans après sa création (août 1793), pratiquement 30 ans après ma première visite de ce musée (25 octobre 1993 : j'avais noté la date au dos d'une carte postale) et à l'occasion de l'exposition « Naples à Paris ». Au sujet de cette exposition, je peux d'ors et déjà dire qu'elle s'accompagne de la parution d'un catalogue fort bien fait, et contenant notamment un texte de l'écrivain Erri de Luca consacré à la ville de Naples, avec ce passage que je ne pouvais que remarquer, en voyant ou revoyant par ailleurs, ces temps-ci chez moi, des films de Federico Fellini (que tu connais tous, je crois, François) :
[citation=Erri de Luca, « Surtout les nuages », in Sébastien Allard, Sylvain Bellenger et Charlotte Chastel-Rousseau, <i>Naples à Paris. Le Louvre invite le musée de Capodimonte</i>, Paris, Musée du Louvre/Gallimard, 2023, p. 29.] Marcello Mastroianni racontait une anecdote sur les Napolitains. Déjà âgé, il marchait dans une rue de Rome. Quelqu'un le reconnaît, le dépasse et déclare dans son dos, faisant en sorte d'être entendu : « C'est fou comme il a vieilli. » Il lui arrive la même chose à Naples avec une personne qui le reconnaît, mais cette fois l'homme s'arrête devant lui et lui dit : « On a bien vieilli, hein don Marce ? Venez, on va prendre un café. »
Ce qui distingue selon moi ces comportements, c'est une rapidité de réflexes différente. L'habitant de Naples prend les devants. Il est formé par une ville insomniaque et très attachée à la coutume de saluer.[/citation]
Amicalement,
B.

