J'ai vu, ces derniers jours, que Tolkiendil avait réagi, sur le réseau d'Elon M., aux propos de Joann Sfar dernièrement sur France Culture, et que ce dernier avait à son tour réagi sur ce même réseau, en échangeant notamment brièvement avec notre ami Vincent (F.). Au-delà des interprétations (très) personnelles de Sfar sur Tolkien, comme je l'avais déjà dit dans mon message (déjà évoqué précédemment) sur le forum de Tolkiendil en 2012 suite à la précédente émission avec Sfar sur France Inter, je crois que l'on ne peut pas contester la sincérité de Sfar quant à son attachement à l'œuvre de Tolkien même si sa connaissance en est sans doute plus limitée qu'un tolkienophile ultra-spécialiste ayant supposément lu et prétendument « compris » tous les écrits de Tolkien. Joann Sfar et Vincent sont, semble-t-il, heureusement tombés d'accord pour qu'à la suite de cette émission, pour le moins source de malentendus comme la fois précédente en 2012, il puisse y avoir d'autres occasions d'échanger sur Tolkien, ailleurs évidemment que sur le réseau (plus ou moins en perdition) d'Elon M. : tant mieux si cela pouvait se faire, a fortiori après une occasion à mon avis déjà manquée en 2012 de clarifier les choses pour une discussion sereine.
Ceci étant dit, et sans aucune volonté de polémiquer (j'ai vraiment autre chose à faire... :-)...), j'avoue que je comprends en partie, sur le principe, Sfar lorsqu'il a évoqué, lors des échanges sur « X » (ex-Twitter), les limites de ce qu'il appelle le « littéralisme » par rapport à ce qu'il appelle « une lecture vivante » des œuvres littéraires, et lorsqu'il qu'il a dit regretter « les interprétations sérieuses et sulpiciennes de Tolkien » (même si je ne suis pas d'accord avec Sfar lorsqu'il dit que ces interprétations « éclipsent le plus important à [ s]es yeux : [que Tolkien est pour lui] le plus grand auteur pour enfants du XXe siècle », car je ne pense pas, pour ma part, que Tolkien soit résumable en importance, loin s'en faut, à sa place dans la littérature jeunesse). Réduire éventuellement ses propos à une simple réplique à Tolkiendil perçu basiquement comme le camp des « gardiens du temple » me paraitrait dommage, car derrière le contexte immédiat (et toujours un peu « foutraque » sur « X ») desdits propos, il me parait y avoir une question de fond, que j'ai maintes fois soulevée par le passé, ici et ailleurs, même si cela a souvent été dans un relatif désert : celle de l'illusion iréniste vis-à-vis de ce que j'appelle la planète Tolkien.
De fait, je repense à nouveau aux mots d'ordre (si j'ose dire) que j'ai souvent lu et entendu depuis la petite vingtaine d'années que je fréquente ladite planète...
« À chacun son Tolkien », « On aime tous Tolkien », « Il faut promouvoir Tolkien »... intellectuellement parlant, jusqu'où cela peut-il aller ?
On pourra toujours dire que ce n'est là qu'une interrogation personnelle, voire un soliloque, mais le sujet ne me parait pourtant pas sans enjeu.
Il y aurait cependant tellement de choses à dire (difficile de ne pas repenser, à cette aune, à "l'épisode Nouvelle École", entre autres)... Tellement de choses à dire, et finalement trop de choses à dire, sans doute. Et je crois bien que, moi-même, je n'ai plus de temps pour ça (je maintiens dès lors ce que j'ai dit à la fin de mon précédent message et n'appelle donc pas à un « gros débat »)...
Peace and Love,
B.
Ceci étant dit, et sans aucune volonté de polémiquer (j'ai vraiment autre chose à faire... :-)...), j'avoue que je comprends en partie, sur le principe, Sfar lorsqu'il a évoqué, lors des échanges sur « X » (ex-Twitter), les limites de ce qu'il appelle le « littéralisme » par rapport à ce qu'il appelle « une lecture vivante » des œuvres littéraires, et lorsqu'il qu'il a dit regretter « les interprétations sérieuses et sulpiciennes de Tolkien » (même si je ne suis pas d'accord avec Sfar lorsqu'il dit que ces interprétations « éclipsent le plus important à [ s]es yeux : [que Tolkien est pour lui] le plus grand auteur pour enfants du XXe siècle », car je ne pense pas, pour ma part, que Tolkien soit résumable en importance, loin s'en faut, à sa place dans la littérature jeunesse). Réduire éventuellement ses propos à une simple réplique à Tolkiendil perçu basiquement comme le camp des « gardiens du temple » me paraitrait dommage, car derrière le contexte immédiat (et toujours un peu « foutraque » sur « X ») desdits propos, il me parait y avoir une question de fond, que j'ai maintes fois soulevée par le passé, ici et ailleurs, même si cela a souvent été dans un relatif désert : celle de l'illusion iréniste vis-à-vis de ce que j'appelle la planète Tolkien.
De fait, je repense à nouveau aux mots d'ordre (si j'ose dire) que j'ai souvent lu et entendu depuis la petite vingtaine d'années que je fréquente ladite planète...
« À chacun son Tolkien », « On aime tous Tolkien », « Il faut promouvoir Tolkien »... intellectuellement parlant, jusqu'où cela peut-il aller ?
On pourra toujours dire que ce n'est là qu'une interrogation personnelle, voire un soliloque, mais le sujet ne me parait pourtant pas sans enjeu.
Il y aurait cependant tellement de choses à dire (difficile de ne pas repenser, à cette aune, à "l'épisode Nouvelle École", entre autres)... Tellement de choses à dire, et finalement trop de choses à dire, sans doute. Et je crois bien que, moi-même, je n'ai plus de temps pour ça (je maintiens dès lors ce que j'ai dit à la fin de mon précédent message et n'appelle donc pas à un « gros débat »)...
Peace and Love,
B.

