06-02-2024, 10:08
Autre élément de solution, toujours grâce au même cours sur l'articulation entre les causes — cette fois, relativement au débat sur l'absence d'apologétique dans la finalité tolkienienne.
L'élément de solution donnée en 11. [small]©[/small] peut être davantage argumenté.
Je rappelle que ne suis pas d'accord, pour ma part, pour dire que l'apologétique dont parle Leo (prosélytisme, etc.) soit essentiel au catholicisme.
Mais admettons. Ou plutôt, admettons le doute, ainsi que Benjamin l'a formulé, de façon tout à fait légitime.
À ce doute, saint Thomas répond, en écho à ce que j'écrivais (« dire que Tolkien est un auteur chrétien ne dit pas qu'il est un auteur chrétien parfait ») :
[citation=Thomas d'Aquin, Physiques II, Leçon 5, n. 186]Doute : Aristote avait dit que cette espèce de cause [la cause finale] a raison de bien ; or parfois, dans ceux qui agissent par élection, la fin est mauvaise.
Réponse : Il importe peu que la cause finale soit vraiment bonne ou seulement apparemment bonne, parce que ce qui apparaît bon ne meut que sous la raison de bien.[/citation]
Si l'on transpose à notre problème, il importe peu (pour la réfutation de l'objection 3. [small]©[/small] [small]— je ne dis pas que la question n'a pas d'importance par ailleurs[/small]) que le catholicisme de Tolkien intègre vraiment ou seulement en apparence la cause finale de son œuvre, parce que c'est bien sous la raison de catholicisme que Tolkien a mu son œuvre. Dit encore autrement, c'est bien « en tant que catholique » que Tolkien a œuvré, au minimum de son point de vue.
[small]& Merci, Benjamin, de m'aider à réfléchir.[/small]
L'élément de solution donnée en 11. [small]©[/small] peut être davantage argumenté.
Je rappelle que ne suis pas d'accord, pour ma part, pour dire que l'apologétique dont parle Leo (prosélytisme, etc.) soit essentiel au catholicisme.
Mais admettons. Ou plutôt, admettons le doute, ainsi que Benjamin l'a formulé, de façon tout à fait légitime.
À ce doute, saint Thomas répond, en écho à ce que j'écrivais (« dire que Tolkien est un auteur chrétien ne dit pas qu'il est un auteur chrétien parfait ») :
[citation=Thomas d'Aquin, Physiques II, Leçon 5, n. 186]Doute : Aristote avait dit que cette espèce de cause [la cause finale] a raison de bien ; or parfois, dans ceux qui agissent par élection, la fin est mauvaise.
Réponse : Il importe peu que la cause finale soit vraiment bonne ou seulement apparemment bonne, parce que ce qui apparaît bon ne meut que sous la raison de bien.[/citation]
Si l'on transpose à notre problème, il importe peu (pour la réfutation de l'objection 3. [small]©[/small] [small]— je ne dis pas que la question n'a pas d'importance par ailleurs[/small]) que le catholicisme de Tolkien intègre vraiment ou seulement en apparence la cause finale de son œuvre, parce que c'est bien sous la raison de catholicisme que Tolkien a mu son œuvre. Dit encore autrement, c'est bien « en tant que catholique » que Tolkien a œuvré, au minimum de son point de vue.
[small]& Merci, Benjamin, de m'aider à réfléchir.[/small]

