<small>Je note que “Stairway to Heaven” de Led Zeppelin, que j'ai justement évoqué précédemment, figure dans ce classement de <i>Rolling Stone</i>... Par contre, l'Allemagne seulement représentée par une référence et qui n'est pas Scorpions, effectivement c'est assez injuste. Quant à la France uniquement représentée par Daft Punk, voila qui en dit long sur la place de ce pays et de sa langue dans l'horizon mental anglo-américain des concepteurs du classement... Mais surtout, sans surprise, et sauf erreur de ma part, la liste partagée par Cédric ne fait apparemment pas référence au contenu de cet « album de l'île déserte » dont j'avais partagé, dans un fuseau voisin, une évocation postée par un adepte sur Amazon, il y a déjà quelque temps...</small>
<small>Sans doute y aurait-il matière, dans ce texte richement référencé, à quelque quizz, sinon musical du moins sur l'histoire du rock (au sens large) et même un peu au-delà... Bref, à toute fin utile, je (re)pose ça là. ;-)
<i>Peace and love</i>,
B.
<small>[EDIT: correction de fautes]</small></small>
Dans un autre fuseau, un jour, votre serviteur Wrote:Suite à un message posté ailleurs, il me revient en mémoire cette évocation postée chez Jeff B. depuis la France, il y a quelques années, en guise de « commentaire client » concernant un album de rock progressif dont j'ai oublié le nom, mais que le commentateur en question — appelons-le Gus P. — présentait comme « L'album de l'île déserte », rien de moins... C'était en décembre 2016.
[citation=Gus P., « L'album de l'île déserte », chez Jeff B., déc. 2016.]L’anecdote est connue : après avoir été escroqué par son manager, Kurt Cobain décide de quitter les Beatles pour entrer dans un monastère zen où il restera douze ans afin d’apprendre le chant grégorien et par la suite révolutionner la trompette klezmer grâce à l’invention du tapping qui lui aurait été soufflée par le cousin germain de Nigel Tufnel un soir de pleine lune alors qu’il était parti observer les apparitions d’OVNIs dans le désert de Roswell. Suite à un mystérieux accident de deltaplane qui n’a peut-être jamais eu lieu mais qui aurait en fait été monté de toutes pièces par sa maison de disques pour dissimuler une cure de désensibilisation aux allergies saisonnières, Syd Barrett met alors le groupe en sommeil pendant quelques mois, se contentant de participer de temps à autres à des séances de méditation transcendantale en compagnie du critique gastronomique Lester Bangs grâce auquel il entrera en relation avec le trapéziste Bon Scott (plus connu sous le nom de l’Artiste Autrefois Connu Sous Le Nom De l’Artiste Autrefois Connu Sous Le Nom De Michael Jackson) lequel, venant d’être escroqué par son manager, essaie de relancer sa carrière en cachetonnant pour les Beach Boys en tant que quatrième xylophoniste atonal. Nos deux compères finissent par rencontrer Lemmy Kilmister, le batteur de Crosby, Stills, Nash & Frankenhofferjannicklauskirschezeitungmetzengerstein, qui vient de tomber d’un cèdre libanais juste après avoir été escroqué par son manager, et qui veut bien compléter le line-up à la condition expresse de changer le nom du groupe en The New Yardbirds of Invention.
Mais au moment d’entrer en studio, c’est le drame : en apprenant la mort de John ‘Bonzo’ Bonham, électrocuté dans le Mississipi en lisant <i>The Catcher in The Rye</i> de Thomas Pynchon, Freddie Mercury se fait attraper par la douane québécoise en possession d’une énorme quantité de mayonnaise de contrebande (cette anecdote fera l’objet de la chanson « Script for a jet-setter’s tear » sur la face B du single « I can’t get no strawberry »). Emprisonné pour six mois, il est obligé d’enregistrer ses parties de guitares par SMS, tandis que le reste du groupe planche dur sur l’album dans les studios new-yorkais d’Abbey Road au Château d’Hérouville de Los Angeles. Les séances sont épiques : pendant l’enregistrement de « Keep on glimmering, you daft emerald », morceau dédié à Ian Curtis, le mandoliniste arthritique des Manic Street Preachers disparu depuis huit ans, celui-ci fait subitement sa réapparition en plein milieu du studio Electric Ladyland, expliquant qu’il était « juste allé acheter des carambars », après quoi il retourne se faire un peu escroquer par son manager, puis par le manager de quelqu’un d’autre avant de poursuivre ses anciens camarades en justice pour usage illégal d’accent imaginaire dans les albums publiés après son départ ; finalement, il revient et c’est lui qui joue le fantastique solo de kazoo à la fin de la chanson – et non pas Jimmy Page, comme le prétend une légende tenace !
Pour finir, la sortie de l’album est retardée pendant plusieurs mois : dessinée par Andy Peellaert, la pochette n’a pas l’heur de plaire à la maison de disques, qui y voit une allusion cryptique au scandale des caricatures de Mme Blavatsky (en effet, si on regarde l’illustration dans un miroir en louchant atrocement et après avoir beaucoup bu, on voit nettement apparaître la silhouette anamorphosée d’une autruche en train de parcourir les archives akhashiques à cloche-pied, et on peut très distinctement entendre Iggy Pop réciter une liste de courses en danois si on passe l’intégralité de l’album à l’envers.) Mais après des années de bataille juridique, l’album finit par sortir, et c’est un succès triomphal tant sur le plan critique que sur le plan commercial : l’égal d’un The Floor, d’un Slippy Toes ou d’un Vietnamese Republic ! La tournée mondiale qui s’ensuit sera émaillée de divers scandales amplifiés et déformés par la légende au fil des années – qui ne connaît l’histoire du colibri décapité ou de la groupie au cœlacanthe ? – pour s’achever en apothéose au festival de Woodstock à Mont-de-Marsan où tous les musiciens trouveront malheureusement la mort lorsque Pete Seeger tentera d’arrêter le concert en coupant le courant à l’aide d’une carte d’état-major et d’un vilebrequin.
« Au jour d’aujourd’hui », escroqués par leur manager, ils continuent encore et toujours de se produire dans toutes les MJC du monde. [/citation]
<small>Sans doute y aurait-il matière, dans ce texte richement référencé, à quelque quizz, sinon musical du moins sur l'histoire du rock (au sens large) et même un peu au-delà... Bref, à toute fin utile, je (re)pose ça là. ;-)
<i>Peace and love</i>,
B.
<small>[EDIT: correction de fautes]</small></small>

