16-03-2024, 14:20
Je prends bonne note de cette référence. Un CD de poèmes symphoniques de Franck, pourquoi pas ? ça manque encore à ma collection.
Pour l'heure, je vous propose un détour de plus avec un autre compositeur français méconnu, j'ai nommé Édouard Lalo. Celui-ci est surtout renommé pour sa Symphonie espagnole en Ré mineur (Op. 21), qui est en fait un concerto pour violon et orchestre en cinq mouvements. Cela faisait donc partie des morceaux indispensables qu'il fallait que je me procure. J'ai trouvé (avec quelques difficultés) un coffret particulièrement intéressant, qui regroupait l'ensemble des œuvres concertantes de Lalo, avec une belle phalange de jeunes musiciens comme solistes, accompagnés par l'Orchestre philharmonique royal de Liège sous la direction de Jean-Jacques Kantorow (chez Alpha Classics).
<img src="https://static.qobuz.com/images/covers/6b/ql/q4x80uuo0ql6b_600.jpg" width="350" />
De fait, pour la Symphonie espagnole, le violoniste Lorenzo Gatto déploie une technique et une expressivité remarquables, ce qui porte cette pièce au niveau des plus intéressants concertos pour violon de Paganini (dont je vous parlerai bientôt, je pense). Dans le même coffret, la courte pièce Guitare pour violon et orchestre en Si mineur (Op. 28) partage avec le morceau précédent son inspiration ibérique et son inventivité. Elle est fort bien interprétée par le soliste Woo Hyung Kim. La Fantaisie norvégienne pour violon et orchestre, qui lui est étroitement contemporaine, fait preuve d'une belle inventivité dans l'adaptation d'airs traditionnels scandinaves. Son final d'une virtuosité redoutable est maîtrisé avec aisance par la violoniste Vladyslava Luchenko. Je mentionnerais encore le Concerto pour violoncelle et orchestre en Ré mineur, qui fait dialoguer un instrument lyrique avec un orchestre plein de feu. Le violoncelliste Ori Epstein défend avec talent et sensibilité cette belle partition, dont l'Intermezzo central fait alterner avec bonheur gravité méditative et joie bucolique.
Le Concerto russe pour violon et orchestre en Sol mineur (Op. 29) possède une toute autre ambiance, puisqu'il s'inspire de deux mélodies populaires de Russie, « Les Cloches de Novgorod » et « Les Cloches sonnaient au village d'Evlachévo », qui faisaient partie d'un recueil de chants folkloriques publié par Rimski-Korsakov peu de temps auparavant (tous mes remerciements à Nicolas Southon, l'auteur du livret, pour ces informations). Sous l'archet plein de sensibilité d'Elina Buksha, le style de ce concerto rappelle volontiers les partitions de Tchaïkovski ou de Borodine. C'est là une pièce qui mérite amplement d'être redécouverte. Le dernier morceau n'est autre que le Concerto pour piano et orchestre en Fa mineur, ici interprété par Nathanaël Gouin. Par l'équilibre entre le soliste et l'orchestre, il me fait précisément penser à Brahms, même s'il est beaucoup plus bref que les deux concertos pour piano de ce compositeur. J'apprécie en particulier le troisième mouvement Allegro, d'une grande expressivité. Bref, c'est là un coffret idéal pour qui souhaite découvrir ce compositeur.
E.
Pour l'heure, je vous propose un détour de plus avec un autre compositeur français méconnu, j'ai nommé Édouard Lalo. Celui-ci est surtout renommé pour sa Symphonie espagnole en Ré mineur (Op. 21), qui est en fait un concerto pour violon et orchestre en cinq mouvements. Cela faisait donc partie des morceaux indispensables qu'il fallait que je me procure. J'ai trouvé (avec quelques difficultés) un coffret particulièrement intéressant, qui regroupait l'ensemble des œuvres concertantes de Lalo, avec une belle phalange de jeunes musiciens comme solistes, accompagnés par l'Orchestre philharmonique royal de Liège sous la direction de Jean-Jacques Kantorow (chez Alpha Classics).
<img src="https://static.qobuz.com/images/covers/6b/ql/q4x80uuo0ql6b_600.jpg" width="350" />
De fait, pour la Symphonie espagnole, le violoniste Lorenzo Gatto déploie une technique et une expressivité remarquables, ce qui porte cette pièce au niveau des plus intéressants concertos pour violon de Paganini (dont je vous parlerai bientôt, je pense). Dans le même coffret, la courte pièce Guitare pour violon et orchestre en Si mineur (Op. 28) partage avec le morceau précédent son inspiration ibérique et son inventivité. Elle est fort bien interprétée par le soliste Woo Hyung Kim. La Fantaisie norvégienne pour violon et orchestre, qui lui est étroitement contemporaine, fait preuve d'une belle inventivité dans l'adaptation d'airs traditionnels scandinaves. Son final d'une virtuosité redoutable est maîtrisé avec aisance par la violoniste Vladyslava Luchenko. Je mentionnerais encore le Concerto pour violoncelle et orchestre en Ré mineur, qui fait dialoguer un instrument lyrique avec un orchestre plein de feu. Le violoncelliste Ori Epstein défend avec talent et sensibilité cette belle partition, dont l'Intermezzo central fait alterner avec bonheur gravité méditative et joie bucolique.
Le Concerto russe pour violon et orchestre en Sol mineur (Op. 29) possède une toute autre ambiance, puisqu'il s'inspire de deux mélodies populaires de Russie, « Les Cloches de Novgorod » et « Les Cloches sonnaient au village d'Evlachévo », qui faisaient partie d'un recueil de chants folkloriques publié par Rimski-Korsakov peu de temps auparavant (tous mes remerciements à Nicolas Southon, l'auteur du livret, pour ces informations). Sous l'archet plein de sensibilité d'Elina Buksha, le style de ce concerto rappelle volontiers les partitions de Tchaïkovski ou de Borodine. C'est là une pièce qui mérite amplement d'être redécouverte. Le dernier morceau n'est autre que le Concerto pour piano et orchestre en Fa mineur, ici interprété par Nathanaël Gouin. Par l'équilibre entre le soliste et l'orchestre, il me fait précisément penser à Brahms, même s'il est beaucoup plus bref que les deux concertos pour piano de ce compositeur. J'apprécie en particulier le troisième mouvement Allegro, d'une grande expressivité. Bref, c'est là un coffret idéal pour qui souhaite découvrir ce compositeur.
E.

