Thread Rating:
  • 0 Vote(s) - 0 Average
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Et vous, qu'écoutez-vous ?
Elendil Wrote:Voilà que je cherche à faire plaisir en évitant de parler trop tôt de Berlioz, et que se passe-t-il ? Je me fais couper l'herbe sous le pied avec Chausson, que je comptais précisément évoquer après Chabrier. ;)

Ce n'était nullement volontaire ! ^^'
Mais aussi bien, je constate un certain caractère complémentaire dans nos interventions respectives. ;-)
Merci pour ton partage concernant Chausson, et pour ton témoignage d'approfondissement de découverte concernant Déodat de Séverac.

Elendil Wrote:hier [3 avril], j'ai eu la chance de pouvoir aller à un splendide concert donné par la pianiste Elisabeth Leonskaïa au Grand Théâtre de Provence dans le cadre du Festival de Pâques d'Aix-en-Provence, avec les Sonates D.850 et D.960 de Schubert. Au piano, Leonskaïa ne donne franchement pas l'impression d'avoir 80 ans...

J'ai eu la même impression en voyant jouer au piano Maria João Pires, l'année dernière à la Halle aux Grains, dans le cadre de la précédente saison des Grands Interprètes à Toulouse. C'était le soir du 17 avril 2023, et cette très grande pianiste portugaise – dont j'ai déjà parlé précédemment à propos de Mozart, et qui allait alors avoir 79 ans en juillet (elle est née en 1944, et a donné son premier concert public à l'âge de quatre ans) – avait brillamment interprétée la Sonate pour piano en la majeur (D.664) de Schubert, la Suite bergamasque de Debussy (dont le célèbre « Clair de lune », magnifique), et la Sonate pour piano n°32 en ut mineur (Op. 11) de Beethoven, avec une vigueur particulière s'agissant de cette dernière œuvre au programme (avec deux bis en complément : les deuxièmes mouvements respectifs de la Sonate n°8 « Pathétique » de Beethoven et des Deux arabesques de Debussy) : ce fut un très beau concert et Pires ne faisait pas du tout son âge en jouant du piano.
Elle devait revenir à la Halle aux Grains en décembre dernier, pour interpréter le Concerto pour piano n°4 (Op. 58) de Beethoven, avec l'Orchestre National du Capitole de Toulouse (ONCT) dirigé par Tugan Sokhiev... mais hélas, elle a dû finalement annuler sa venue pour raison de santé, de même que Sokhiev du reste. Leurs jeunes remplaçants, Mao Fujita au piano et Elias Grandy à la direction d'orchestre, ont été à la hauteur lors du concert auquel j'ai assisté (il y avait deux concerts prévus, les 7 et 8 décembre derniers, et je suis allé au second), qui plus est en maintenant le programme prévu (le concerto de Beethoven et la 4e symphonie de Brahms) en ayant eu peu de temps pour se préparer... mais je crains qu'il soit désormais de moins en moins possible de revoir Maria João Pires en concert, elle qui avait déclarée en juin de l'année dernière, sur France Musique, s'agissant de la perspective de la retraite, que [emphase]« ce serait sage de finir »[/emphase] ([emphase]« peut-être dans un an et demi, dans deux ans »[/emphase] avait-elle ajoutée) :
https://www.radiofrance.fr/francemusique...no-4206647

[Image: 1712447356_2023-04-17_21.53.36.jpg]
[small](photo : 17 avril 2023 [Halle aux Grains, Toulouse])[/small]

Elendil Wrote:Bon, la prochaine fois, je crois que je vous parle de Liszt, ou tout du moins d'une partie de son œuvre...

Il se trouve qu'avant-hier, au soir de ce vendredi 5 avril, j'ai moi aussi eu la chance de pouvoir aller à un concert, toujours à la Halle aux Grains. Je pensais que le précédent concert auquel j'avais assisté, en février dernier, et dont j'ai parlé précédemment, serait mon dernier concert symphonique avant longtemps, et du moins avec l'ONTC, mais une nouvelle opportunité s'étant finalement présentée in extremis, j'en ai profité... Avant-hier au soir, l'ONTC était dirigé par le chef invité Robert Treviño, et a interprété l'intéressante Musique pour cordes, percussion et célesta de Béla Bartók, pour commencer, la célébrissime Symphonie n°5 en ut mineur (Op. 67) de Beethoven, pour terminer... et entre les deux, le Concerto pour piano et orchestre n°2 en la majeur (S. 125) de Franz Liszt, avec en soliste le pianiste britannique Benjamin Grosvenor (qui est un spécialiste de Liszt, même s'il est aussi à l'aise avec Chopin, dont il a joué, en bis, ce que j'ai reconnu comme étant le Nocturne n°20 en do dièse mineur, opus posthume). Des deux Concertos pour piano et orchestre de Liszt, j'ai tendance à avoir une légère préférence pour le n°1 en mi bémol majeur, créé à Weimar en 1855 sous la direction de Berlioz et avec Liszt au piano, mais le Concerto n°2 en la majeur au programme du concert d'avant-hier soir est en fait une œuvre tout aussi importante et intéressante, un « Concerto symphonique » selon le terme qu'a pu employer Liszt lui-même, tant avec ce compositeur, dans ce genre d'œuvre concertante, piano et orchestre peuvent se voir attribuer une importance égale, même si la virtuosité pianistique est bien présente. Bien que la salle se soit trouvée sans doute un peu trop chauffée (certains spectateurs se sont volontiers servi de leurs livrets de programme comme éventail), ce fut un bon concert... le dernier me concernant, donc, avant un moment...

[Image: 1712441645_20240405_204855.jpg]
[small](photo : 5 avril 2024 [Halle aux Grains, Toulouse])[/small]

De Liszt, j'aime aussi, entre autres, ses Années de pèlerinage, sa Dante-Symphonie... et tout particulièrement son poème symphonique Les Préludes, qui fait partie de la sélection que j'écoute et réécoute principalement en complément de la radio, lors de mes nombreux trajets nocturnes (et parfois aussi diurnes) en voiture, ces temps-ci et depuis déjà plusieurs semaines, avec Berlioz (Symphonie fantastique [Op. 14], Lélio ou le Retour à la vie [Op. 14b], Harold en Italie [Op. 16], Marche hongroise de La Damnation de Faust [Op. 24]) et Wagner (ouvertures de Rienzi, de Der fliegende Holländer et de Tannhäuser, Prélude du premier acte de Tristan und Isolde, Prélude de Das Rheingold, Marche funèbre de Siegfried du Götterdämmerung)...
Ma version de référence des Préludes de Liszt est celle du Berliner Philharmoniker dirigé par Karajan en 1967 (éditée en CD chez Deutsche Grammophon).

[Image: 1712443947_franz_liszt_-_detail_portrait...avalet.jpg]
  • <b>Franz Liszt (1811-1886), <i>Les Préludes</i>, poème symphonique n°3, S. 97</b>, Orchestre Philharmonique de Berlin (Berliner Philharmoniker), dir. Herbert von Karajan :
    https://www.youtube.com/watch?v=yTrNjVFYGU8
    [/*]

Il y a tant à évoquer, avec ce compositeur... Mais je n'en dirais pas plus cette nuit... pour ne pas couper l'herbe sous le pied d'Elendil ! ^^'

[small]Je fais mon maximum, malgré toutes mes contraintes actuelles, pour boucler mon « condensé » à propos de Berlioz... et c'est presque terminé, mais je vais avoir, entre autres, une période de relative instabilité en matière d'accès à Internet ces tout prochains jours... J'espère avoir (enfin !) un peu de répit, au début la semaine prochaine, pour aboutir à une mise en ligne en bonne et due forme (et pour me reposer peut-être enfin un peu, par ailleurs...)...[/small]

Amicalement,

B.

[small][EDIT: correction de fautes][/small]
Reply


Messages In This Thread

Forum Jump:


Users browsing this thread: 1 Guest(s)