Après mon « condensé » sur Hector Berlioz, je reviens succinctement sur Jean Sibelius, pour signaler que l'intégrale des sept symphonies du compositeur finlandais, ainsi que son Concerto pour violon (avec Hilary Hahn en soliste) ont été jouées par l'Orchestre Philharmonique de Radio France (dirigé par le chef finlandais Mikko Franck) la semaine dernière, lors de trois concerts en soirée les 10, 11 et 12 avril, concerts diffusées en direct sur France Musique et disponibles à la réécoute sur le site de la radio (parfois jusqu'au 10 mai prochain, parfois sans limite de durée, selon les épisodes de la série d'enregistrements) :
https://www.radiofrance.fr/francemusique...n-sibelius
Parmi toutes les symphonies de Sibelius, j'ai un faible, entre autres, pour la troisième, composée entre 1904 et 1907. Ma version de référence au disque est celle du LSO dirigée par Colin Davis, enregistrée en octobre 2003 et éditée en 2004 sous le label LSO Live (il y a évidemment d'autres versions).
![[Image: 1713143364_sacd_lso-live_sibelius_sympho...105220.jpg]](https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1713143364_sacd_lso-live_sibelius_symphonies_n3_n7_colin_davis_lso0552_822231105220.jpg)
Et de la Finlande repassons rapidement en Espagne, dans le sillage d'Elendil :
Merci, Elendil, pour ton partage concernant les œuvres des compositeurs espagnols, auxquelles je m'étais intéressé il y a de nombreuses années, sans toutefois beaucoup approfondir, et qu'en tout cas je n'avais pas beaucoup réécoutées depuis longtemps, ce que j'ai fait dernièrement après t'avoir lu, même si je n'ai actuellement que très peu de disques s'y rapportant : par exemple un enregistrement par Alicia de Larrocha des trois premiers livres (sur quatre, soit les neuf premières pièces pour piano sur douze) de la suite Iberia d'Isaac Albéniz, édité en 1992 sous le label Aurophon (Sony Music) avec un minutage des plages du CD qui diffère de celui de l'édition de l'intégrale de la suite, paru en 1996 chez Decca, à laquelle tu fais référence, ce qui semble indiquer qu'il est question de deux sessions d'enregistrement différentes de la même pianiste (ce qui n'est pas surprenant : Alicia de Larrocha a dû jouer ces pièces je-ne-sais combien de fois durant sa carrière). Si possible dans quelque temps, il faudra en tout cas que j'essaie de mettre ma discographie (collection de disques) à jour de ce côté-là...
Mais puisque tu as déjà bien parlé d'Albéniz et de Granados, je peux au moins compléter le tableau en évoquant Manuel de Falla (1876-1946).
J'ai assisté à La Halle aux Grains, le 26 février 2022, à un concert symphonique intitulé « Andalousie, Andalousie... », avec l'ONCT dirigé ce soir-là par Thomas Guggeis. J'avais surtout été attiré par la programmation, au début du concert, du merveilleux Prélude à l'après-midi d'un faune, une de mes œuvres préférées de Claude Debussy, mais ce fut aussi l'occasion d'écouter Khatoun Wahidoun, Concerto pour piano et orchestre de Benjamin Attahir en création mondiale (avec le pianiste Bertrand Chamayou en soliste), et ensuite donc des œuvres plus directement en rapport avec l'Espagne : Ibéria (deuxième partie des Images pour orchestre) de Debussy et la Suite pour orchestre n°2 tirée du ballet Le Tricorne (El sombrero de tres picos) de Manuel de Falla.
C'est toutefois d'une autre œuvre majeure de Falla, également une musique de ballet, que je suis le plus familier, du moins dans sa version pour orchestre symphonique avec mezzo-soprano, créé sous cette forme en 1916 et définitivement révisée en 1925 : L'Amour sorcier (El amor brujo). Ma version de référence est celle enregistrée avec la mezzo-soprano Nati Mistral et le New Philharmonia Orchestra (britannique) dirigé par le chef espagnol d'ascendance allemande Rafael Frühbeck De Burgos : cette version a été éditée sur support vinyle en 1967 et plusieurs fois rééditée en CD depuis (chez Decca), notamment en 2002 dans la collection « Les 100 Classiques » (une collection proposée par Universal Music à partir des catalogues de Decca, Deutsche Grammophon, Philips Classics...) avec en sus des pièces de Granados (l'« Intermezzo » pour orchestre extrait de son opéra Goyescas, composé après la suite pour piano du même nom) et d'Albéniz (la Suite española dans une version orchestrée par Frühbeck De Burgos). Concernant L'Amour sorcier, rappelons l'argument (en citant Marcel Clément d'après le livret de mon édition) : [emphase]« ... la gitane Candelas est poursuivie par le spectre d'un amant défunt jaloux et infidèle, qui l'empêche de répondre à la flamme d'un autre jeune gitan, Carmelo. À chaque fois que les deux jeunes gens se rencontrent, le spectre apparaît et danse autour d'eux. Après un essai infructueux de purification magique par le feu avec l'aide de trois gitanes, Candelas persuade l'une de ses amies, Lucia, d'accepter la cour du spectre pour détourner son attention, ce qui permettra aux deux amants d'échanger le baiser qui rompra définitivement le sortilège. »[/emphase]
Ambiance espagnole garantie (quelques extraits) :
![[Image: 1713143447_cd_decca_100_classiques_34_fa...263823.jpg]](https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1713143447_cd_decca_100_classiques_34_falla_amour_sorcier_fruhbeck_de_burgos_452-638-2_028945263823.jpg)
Amicalement,
B.
[small][EDIT: Correction de fautes][/small]
https://www.radiofrance.fr/francemusique...n-sibelius
Parmi toutes les symphonies de Sibelius, j'ai un faible, entre autres, pour la troisième, composée entre 1904 et 1907. Ma version de référence au disque est celle du LSO dirigée par Colin Davis, enregistrée en octobre 2003 et éditée en 2004 sous le label LSO Live (il y a évidemment d'autres versions).
![[Image: 1713143364_sacd_lso-live_sibelius_sympho...105220.jpg]](https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1713143364_sacd_lso-live_sibelius_symphonies_n3_n7_colin_davis_lso0552_822231105220.jpg)
- <b>Jean Sibelius (1865-1957), Symphonie n° 3 en ut majeur, op. 52, II. Andantino con moto, quasi allegretto</b>, Orchestre Symphonique de Londres (London Symphony Orchestra), dir. Sir Colin Davis :
- https://www.youtube.com/watch?v=wvPGDUGh_p8[/*]
Et de la Finlande repassons rapidement en Espagne, dans le sillage d'Elendil :
Elendil Wrote:...je vous invite à passer temporairement de l'autre côté des Pyrénées, car si je connais raisonnablement bien la musique française d'inspiration espagnole, celle de Lalo, de Bizet ou de Ravel (liste non exhaustive), j'avoue que j'ai longtemps été assez ignorant de la musique proprement espagnole. Toutefois, ayant eu la chance d'en écouter une jolie sélection à la radio à l'époque où je me rendais régulièrement en Espagne pour le travail, je me suis au moins familiarisé avec les principaux compositeurs ibériques, à commencer par Isaac Albéniz (1860-1909) et Enrique Granados (1867-1916). [...]
Merci, Elendil, pour ton partage concernant les œuvres des compositeurs espagnols, auxquelles je m'étais intéressé il y a de nombreuses années, sans toutefois beaucoup approfondir, et qu'en tout cas je n'avais pas beaucoup réécoutées depuis longtemps, ce que j'ai fait dernièrement après t'avoir lu, même si je n'ai actuellement que très peu de disques s'y rapportant : par exemple un enregistrement par Alicia de Larrocha des trois premiers livres (sur quatre, soit les neuf premières pièces pour piano sur douze) de la suite Iberia d'Isaac Albéniz, édité en 1992 sous le label Aurophon (Sony Music) avec un minutage des plages du CD qui diffère de celui de l'édition de l'intégrale de la suite, paru en 1996 chez Decca, à laquelle tu fais référence, ce qui semble indiquer qu'il est question de deux sessions d'enregistrement différentes de la même pianiste (ce qui n'est pas surprenant : Alicia de Larrocha a dû jouer ces pièces je-ne-sais combien de fois durant sa carrière). Si possible dans quelque temps, il faudra en tout cas que j'essaie de mettre ma discographie (collection de disques) à jour de ce côté-là...
Mais puisque tu as déjà bien parlé d'Albéniz et de Granados, je peux au moins compléter le tableau en évoquant Manuel de Falla (1876-1946).
J'ai assisté à La Halle aux Grains, le 26 février 2022, à un concert symphonique intitulé « Andalousie, Andalousie... », avec l'ONCT dirigé ce soir-là par Thomas Guggeis. J'avais surtout été attiré par la programmation, au début du concert, du merveilleux Prélude à l'après-midi d'un faune, une de mes œuvres préférées de Claude Debussy, mais ce fut aussi l'occasion d'écouter Khatoun Wahidoun, Concerto pour piano et orchestre de Benjamin Attahir en création mondiale (avec le pianiste Bertrand Chamayou en soliste), et ensuite donc des œuvres plus directement en rapport avec l'Espagne : Ibéria (deuxième partie des Images pour orchestre) de Debussy et la Suite pour orchestre n°2 tirée du ballet Le Tricorne (El sombrero de tres picos) de Manuel de Falla.
C'est toutefois d'une autre œuvre majeure de Falla, également une musique de ballet, que je suis le plus familier, du moins dans sa version pour orchestre symphonique avec mezzo-soprano, créé sous cette forme en 1916 et définitivement révisée en 1925 : L'Amour sorcier (El amor brujo). Ma version de référence est celle enregistrée avec la mezzo-soprano Nati Mistral et le New Philharmonia Orchestra (britannique) dirigé par le chef espagnol d'ascendance allemande Rafael Frühbeck De Burgos : cette version a été éditée sur support vinyle en 1967 et plusieurs fois rééditée en CD depuis (chez Decca), notamment en 2002 dans la collection « Les 100 Classiques » (une collection proposée par Universal Music à partir des catalogues de Decca, Deutsche Grammophon, Philips Classics...) avec en sus des pièces de Granados (l'« Intermezzo » pour orchestre extrait de son opéra Goyescas, composé après la suite pour piano du même nom) et d'Albéniz (la Suite española dans une version orchestrée par Frühbeck De Burgos). Concernant L'Amour sorcier, rappelons l'argument (en citant Marcel Clément d'après le livret de mon édition) : [emphase]« ... la gitane Candelas est poursuivie par le spectre d'un amant défunt jaloux et infidèle, qui l'empêche de répondre à la flamme d'un autre jeune gitan, Carmelo. À chaque fois que les deux jeunes gens se rencontrent, le spectre apparaît et danse autour d'eux. Après un essai infructueux de purification magique par le feu avec l'aide de trois gitanes, Candelas persuade l'une de ses amies, Lucia, d'accepter la cour du spectre pour détourner son attention, ce qui permettra aux deux amants d'échanger le baiser qui rompra définitivement le sortilège. »[/emphase]
Ambiance espagnole garantie (quelques extraits) :
![[Image: 1713143447_cd_decca_100_classiques_34_fa...263823.jpg]](https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1713143447_cd_decca_100_classiques_34_falla_amour_sorcier_fruhbeck_de_burgos_452-638-2_028945263823.jpg)
- <b>Manuel de Falla (1876-1946), L'Amour sorcier (El amor brujo), version pour orchestre symphonique avec mezzo-soprano</b>, Nati Mistral (mezzo-soprano), New Philharmonia Orchestra, dir. Rafael Frühbeck De Burgos :
- [1.] Introducción y escena... En la cueva : https://www.youtube.com/watch?v=n_9bmJ7k79w
- [2.] Canción del amor dolido : https://www.youtube.com/watch?v=9IteQaWMuT4
- [5.] Danza ritual del fuego : https://www.youtube.com/watch?v=5V0MexWroIg[/*]
Amicalement,
B.
[small][EDIT: Correction de fautes][/small]

