14-05-2024, 09:42
Merci à toi pour ces compléments mahlériens, qui confirment que nous avons des goûts relativement similaires à propos de ce compositeur. Quant à Richard Strauss, je ne connais que trop mal son œuvre, mais j'ai vu il y a six ou huit mois de cela une mise en scène très réussie de Salomé en DVD, dirigée par Götz Friedrich, avec Teresa Stratas dans le rôle-titre, accompagnée par l'Orchestre philharmonique de Vienne sous la baguette de Karl Böhm. C'était une vraie splendeur visuelle et musicale, magnifiée par une prise de vue très réussie et un son idéalement capté par les techniciens de DG.
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Pour revenir à Mozart, que je n'ai pas tout à fait négligé malgré mes autres écoutes, j'ai fini il y a quelque temps le chapitre consacré à la musique de chambre, aux sonates pour violon et piano et aux sonates d'église. Là encore, j'ai fait des découvertes très agréables dans un répertoire dont je ne suis pas précisément familier. Je retiens particulièrement quatre sonates, ici jouées par Salvatore Accardo au violon et Bruno Canino au piano. Trois font partie des sonates palatines, que Mozart commença à Mannheim et acheva et publia à Paris : la Sonate pour violon et piano n° 18 en Sol majeur (KV 301), ainsi que les Sonates pour violon et piano n° 20 et 21, respectivement en Ut majeur et en Mi mineur (KV 303-304). Cela dit, celle que j'ai préférée reste la Sonate pour violon et piano n° 32 en Si bémol majeur (KV 454). Du côté des œuvres chambristes, je citerais volontiers le quintette pour piano, clarinette, hautbois, cor et basson en Mi bémol majeur (KV 452), avec K. Würtz au piano, H. de Graaf à la clarinette, H. Meijer au hautbois, M. van de Merwe au cor, et P. Gaasterland au basson. J'ai aussi apprécié le quatuor pour hautbois, violon, alto et violoncelle en Fa majeur (KV 370), interprété par le Quatuor Brandis, avec Lothar Koch au hautbois, et le quatuor avec piano en Sol mineur (KV 478), avec B. van Oort au pianoforte, T. Roelofs au violon, B. Verhagen à l'alto et J. ter Linden au violoncelle.
Enfin, puisqu'à part Mozart, je crois avoir uniquement parlé ici de compositeurs du XIXe et du XXe siècle, je ne voudrais pas qu'on croit que je n'aime pas la musique des périodes antérieures. En réalité, ma collection baroque était déjà plutôt bien fournie (même si elle est loin d'être complète), aussi n'ai-je guère fait de nouvelles acquisitions récentes dans ce domaine. Une des exceptions est l'enregistrement des mélodies tirées du Llibre vermell (comprendre, « Livre Rouge » ;-)) de Montserrat, un manuscrit collectant divers écrits du XIVe siècle provenant de l'abbaye bénédictine de Montserrat, en Catalogne, édifiée sur le site d'un sanctuaire marial de l'époque médiévale.
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Parmi ces écrits figurent dix compositions musicales destinées à être chantées par les pèlerins dans l'église ou sur le parvis de celle-ci. La première, O Virgo splendens, est écrite à la manière du plain-chant, mais toutes les autres adoptent une notation caractéristique de l'Ars nova français, en vogue en Aragon à cette époque. Cas assez unique, trois de ces morceaux (Stella splendens, Los set goyts et Polorum regina) sont des danses à exécuter a ball redon, soit sous forme de ronde. L'interprétation de ces morceaux a été dirigée par Jordi Savall avec son épouse la soprano Montserrat Figeras, qui est accompagnée par l'ensemble Hespèrion XX, les Ateliers vocaux et instrumentaux du Centre d'Abbaye aux Dames, Dulcis Harmonia, Coral Carmina, les Niños Cantores de Navarra et l'Escolania San Ignacio. Les reconstitutions de la musique médiévale ou baroque espagnole de Savall sont invariablement des réussites et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Je le trouve toutefois particulièrement réussi et je serais tenté de suggérer à quiconque souhaite s'initier à cette période artistique de commencer avec ce CD.
E.
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Pour revenir à Mozart, que je n'ai pas tout à fait négligé malgré mes autres écoutes, j'ai fini il y a quelque temps le chapitre consacré à la musique de chambre, aux sonates pour violon et piano et aux sonates d'église. Là encore, j'ai fait des découvertes très agréables dans un répertoire dont je ne suis pas précisément familier. Je retiens particulièrement quatre sonates, ici jouées par Salvatore Accardo au violon et Bruno Canino au piano. Trois font partie des sonates palatines, que Mozart commença à Mannheim et acheva et publia à Paris : la Sonate pour violon et piano n° 18 en Sol majeur (KV 301), ainsi que les Sonates pour violon et piano n° 20 et 21, respectivement en Ut majeur et en Mi mineur (KV 303-304). Cela dit, celle que j'ai préférée reste la Sonate pour violon et piano n° 32 en Si bémol majeur (KV 454). Du côté des œuvres chambristes, je citerais volontiers le quintette pour piano, clarinette, hautbois, cor et basson en Mi bémol majeur (KV 452), avec K. Würtz au piano, H. de Graaf à la clarinette, H. Meijer au hautbois, M. van de Merwe au cor, et P. Gaasterland au basson. J'ai aussi apprécié le quatuor pour hautbois, violon, alto et violoncelle en Fa majeur (KV 370), interprété par le Quatuor Brandis, avec Lothar Koch au hautbois, et le quatuor avec piano en Sol mineur (KV 478), avec B. van Oort au pianoforte, T. Roelofs au violon, B. Verhagen à l'alto et J. ter Linden au violoncelle.
Enfin, puisqu'à part Mozart, je crois avoir uniquement parlé ici de compositeurs du XIXe et du XXe siècle, je ne voudrais pas qu'on croit que je n'aime pas la musique des périodes antérieures. En réalité, ma collection baroque était déjà plutôt bien fournie (même si elle est loin d'être complète), aussi n'ai-je guère fait de nouvelles acquisitions récentes dans ce domaine. Une des exceptions est l'enregistrement des mélodies tirées du Llibre vermell (comprendre, « Livre Rouge » ;-)) de Montserrat, un manuscrit collectant divers écrits du XIVe siècle provenant de l'abbaye bénédictine de Montserrat, en Catalogne, édifiée sur le site d'un sanctuaire marial de l'époque médiévale.
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Parmi ces écrits figurent dix compositions musicales destinées à être chantées par les pèlerins dans l'église ou sur le parvis de celle-ci. La première, O Virgo splendens, est écrite à la manière du plain-chant, mais toutes les autres adoptent une notation caractéristique de l'Ars nova français, en vogue en Aragon à cette époque. Cas assez unique, trois de ces morceaux (Stella splendens, Los set goyts et Polorum regina) sont des danses à exécuter a ball redon, soit sous forme de ronde. L'interprétation de ces morceaux a été dirigée par Jordi Savall avec son épouse la soprano Montserrat Figeras, qui est accompagnée par l'ensemble Hespèrion XX, les Ateliers vocaux et instrumentaux du Centre d'Abbaye aux Dames, Dulcis Harmonia, Coral Carmina, les Niños Cantores de Navarra et l'Escolania San Ignacio. Les reconstitutions de la musique médiévale ou baroque espagnole de Savall sont invariablement des réussites et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Je le trouve toutefois particulièrement réussi et je serais tenté de suggérer à quiconque souhaite s'initier à cette période artistique de commencer avec ce CD.
E.

