29-05-2024, 20:54
Je suis bien d'accord, le Concerto pour violoncelle de Dvořák fait partie des chefs-d'œuvre du genre, avec celui de Schumann et les deux composés par Saint-Saëns. Je te remercie pour les autres références relatives à Elgar. Je les ai écoutées sur YouTube, à défaut de les avoir en CD. Le Salut d'amour est romantique à souhait, comme il sied à une pièce aussi personnelle. La Sérénade pour cordes est habilement écrite, dans un style très plaisant. Quant à l'Ouverture de concert In the South, Alassio, j'en ai trouvé une autre version avec l'Orchestre philharmonique de Radio France dirigé par John Eliot Gardiner. Cela dit, j'ai quand même l'impression qu'il manque à ces deux morceaux le trait de génie qui en ferait des œuvres inoubliables. S'agissant de Holst, c'est vrai, j'avais oublié que tu avais déjà mentionné sa symphonie The Cotswolds il y a quelque temps. Je l'ai écoutée dans la version que tu nous as signalée et je l'ai trouvée là aussi très sympathique, mais pas autant que sa Suite japonaise (à propos de laquelle je compte revenir d'ici peu). Je te rejoins d'ailleurs à propos du manque de temps disponible pour évoquer nos écoutes respectives. Je n'insiste guère là dessus, mais j'aurais volontiers parlé de Haendel et de Rameau, de Schubert et de Schumann, de Bruch et de Massenet, et de quelques autres encore, mais j'ignore si j'aurai la possibilité de le faire de sitôt, d'autant que d'autres écoutes plus récentes rendent floues les impressions que je ne me suis pas hâté de noter.
En parlant d'écoutes récentes, j'aimerais évoquer Henry Purcell (1659-1695), qui est un peu la figure tutélaire des compositeurs anglais, bien qu'il ne soit pas plus le premier dans ce domaine que Tolkien n'est le fondateur de la fantasy contemporaine. Purcell est surtout connu pour son opéra Didon et Enée et pour la musique qu'il composa à l'occasion des funérailles de la reine Marie II d'Angleterre. Il a toutefois composé différents hymnes, mélodies et morceaux instrumentaux, dont une belle sélection figure dans le double CD intitulé Anthems, Instrumental Music, Songs édité par Teldec dans l'excellente collection « Das Alte Werk », avec le Leonhardt-Consort et le Brüggen-Consort dirigés par leurs fondateurs respectifs, Gustav Leonhardt et Frans Brüggen.
![[Image: MDItMjA0My5qcGVn.jpeg]](https://i.discogs.com/T5PSBjBhn_Z7ibGj2C5v3gyTT21b3mK07oU9TB_YK9U/rs:fit/g:sm/q:90/h:524/w:600/czM6Ly9kaXNjb2dz/LWRhdGFiYXNlLWlt/YWdlcy9SLTEyMDI0/MjU0LTE1MjY3Njg4/MDItMjA0My5qcGVn.jpeg)
Parmi les hymnes que j'ai le plus appréciés, je compterai l'œuvre de jeunesse Rejoice in the Lord alway (Z49), où Purcell joue sur le contraste entre une partie vocale assez traditionnelle et une mélodie instrumentale plus audacieuse. Je mentionnerai aussi O God, Thou has cast us out (Z36) et le morceau très introspectif Remember not, Lord, our offences (Z50). Le chef d'œuvre de cette série reste toutefois le grand hymne My heart is inditing (Z30). Dans ce registre, Purcell semble s'efforcer de faire la synthèse entre la tradition germanique dont Buxtehude est un des plus illustres représentants et les grands motets à la française, dans le style que Lully avait rendu célèbre. Soit dit en passant, ce n'est pas si surprenant lorsqu'on sait qu'un des maîtres de Purcell avait lui-même été élève de Lully. Du côté des morceaux instrumentaux, j'ai notamment apprécié l'Ouverture (avec Suite) en Sol majeur (Z 770) ainsi que la Sonate pour deux violons et basse continue en La mineur (Z 804). La Fantasia (Chaconne) Three Parts on a Ground en Ré majeur (Z 731) me semble à juste titre célèbre. Comme j'aime particulièrement le clavecin, j'ai été très sensible au Ground en Ré mineur (ZD 222), à la Suite en Ré majeur (Z 667) et à A New Ground en Mi mineur (ZT 682). Enfin, le second CD se clôt sur sur trois mélodies profanes pleines de vie : Fly swift, ye hours ; The Father brave ; Return, revolting rebels. Elles donnent à entendre un versant nettement moins formel, mais non moins intéressant, de l'art de Purcell.
E.
En parlant d'écoutes récentes, j'aimerais évoquer Henry Purcell (1659-1695), qui est un peu la figure tutélaire des compositeurs anglais, bien qu'il ne soit pas plus le premier dans ce domaine que Tolkien n'est le fondateur de la fantasy contemporaine. Purcell est surtout connu pour son opéra Didon et Enée et pour la musique qu'il composa à l'occasion des funérailles de la reine Marie II d'Angleterre. Il a toutefois composé différents hymnes, mélodies et morceaux instrumentaux, dont une belle sélection figure dans le double CD intitulé Anthems, Instrumental Music, Songs édité par Teldec dans l'excellente collection « Das Alte Werk », avec le Leonhardt-Consort et le Brüggen-Consort dirigés par leurs fondateurs respectifs, Gustav Leonhardt et Frans Brüggen.
![[Image: MDItMjA0My5qcGVn.jpeg]](https://i.discogs.com/T5PSBjBhn_Z7ibGj2C5v3gyTT21b3mK07oU9TB_YK9U/rs:fit/g:sm/q:90/h:524/w:600/czM6Ly9kaXNjb2dz/LWRhdGFiYXNlLWlt/YWdlcy9SLTEyMDI0/MjU0LTE1MjY3Njg4/MDItMjA0My5qcGVn.jpeg)
Parmi les hymnes que j'ai le plus appréciés, je compterai l'œuvre de jeunesse Rejoice in the Lord alway (Z49), où Purcell joue sur le contraste entre une partie vocale assez traditionnelle et une mélodie instrumentale plus audacieuse. Je mentionnerai aussi O God, Thou has cast us out (Z36) et le morceau très introspectif Remember not, Lord, our offences (Z50). Le chef d'œuvre de cette série reste toutefois le grand hymne My heart is inditing (Z30). Dans ce registre, Purcell semble s'efforcer de faire la synthèse entre la tradition germanique dont Buxtehude est un des plus illustres représentants et les grands motets à la française, dans le style que Lully avait rendu célèbre. Soit dit en passant, ce n'est pas si surprenant lorsqu'on sait qu'un des maîtres de Purcell avait lui-même été élève de Lully. Du côté des morceaux instrumentaux, j'ai notamment apprécié l'Ouverture (avec Suite) en Sol majeur (Z 770) ainsi que la Sonate pour deux violons et basse continue en La mineur (Z 804). La Fantasia (Chaconne) Three Parts on a Ground en Ré majeur (Z 731) me semble à juste titre célèbre. Comme j'aime particulièrement le clavecin, j'ai été très sensible au Ground en Ré mineur (ZD 222), à la Suite en Ré majeur (Z 667) et à A New Ground en Mi mineur (ZT 682). Enfin, le second CD se clôt sur sur trois mélodies profanes pleines de vie : Fly swift, ye hours ; The Father brave ; Return, revolting rebels. Elles donnent à entendre un versant nettement moins formel, mais non moins intéressant, de l'art de Purcell.
E.

