07-09-2024, 20:16
Bon, n'ayant toujours pas vu la série Amazon, je n'ai pas encore d'avis sur la musique de cette deuxième saison, mais je dois reconnaître que celle de la première saison était plutôt réussie dans l'ensemble. Si j’ai cessé de partager ici mes découvertes musicales c’est que mon temps libre s’est drastiquement réduit avec les nombreux projets qu’il m’a fallu boucler cet été. Je n’ai pas totalement cessé d’écouter de la musique, mais mes moments d’écoute se sont aussi raréfiés. La date butoir des prochains projets étant encore assez lointaine, j’en profite donc pour souffler un peu. Toutefois, mes écoutes de l’été sont désormais trop lointaines pour que je m’aventure à en parler ici.
En revanche, je ferais volontiers l’éloge de la deuxième compositrice qui a fait l’entrée dans ma collection : j’ai nommé Clara Schumann, née Wieck (1819-1896), formée par son père, professeur de piano qui enseigna aussi à Robert Schumann. Elle tomba d’ailleurs amoureuse de ce dernier et finit par l’épouser en 1840, en surmontant la longue opposition de son père. Parmi la trentaine d’œuvres dont elle est l’auteur, la plus connue est incontestablement son Concerto pour piano en La mineur Op. 7. C’est une perle d’élégance, dont la nostalgie qui marque les deux premiers mouvements est contrebalancée par la joie et l’énergie qui transparait dans le troisième. Je ne suis pas un très bon connaisseur de cette œuvre, mais j’ai apprécié l’interprétation de Veronica Jochum, qui est accompagnée de l’Orchestre symphonique de Bamberg, dirigé par Joseph Silverstein (Tudor, collection Musique oblige).
![[Image: 71dwiXfFL-L._SL1000_.jpg]](https://a.media-amazon.com/images/I/71dwiXfFL-L._SL1000_.jpg)
Sur ce CD, le concerto est accompagné de deux autres œuvres de Clara Schumann, le Trio pour piano en Sol mineur Op. 17, ici interprété par Colin Carr au violoncelle, avec à nouveau Veronica Jochum au piano et Joseph Silverstein, cette fois au violon. C’est une œuvre pleine de retenue et de poésie, toute empreinte d’un charme bucolique. Enfin, cet enregistrement se conclut avec les Romances pour violon et piano Op. 22, avec toujours Veronica Jochum et Joseph Silverstein aux mêmes instruments. Le clair-obscur de ces trois courtes pièces me semble fort bien rendu par les deux interprètes. Si j’avais une seule réserve, il concernerait la prise de son, qui semble un tout petit peu lointaine et écraser légèrement les harmoniques extrêmes. Cela n’est pas excessivement surprenant, puisqu’il s’agit d’un enregistrement numérique de 1988, à une époque où cette technologie n’avait pas encore atteint sa pleine maturité.
[séparation]
Un siècle plus tôt vivait un autre compositeur aujourd’hui méconnu, Joseph Anton Steffan (1726-1797), ou plutôt Josef Antonín Štěpán, puisqu’il était originaire du royaume de Bohême. Ayant dû fuir l’armée prussienne en 1741 lors de la guerre de la Succession d’Autriche, il s’établit à Vienne où il devint le claveciniste le plus renommé de son temps, puis le précepteur de musique des princesses Marie-Caroline et Marie-Antoinette (la future reine de France). Son concerto pour pianoforte en si bémol majeur, composé entre 1780 et 1790 est une de ses œuvres les plus célèbres, composée à une époque où il était devenu complètement aveugle. Expressif, riche et virtuose, c’est une pièce qui rivalise volontiers avec les meilleurs concertos pour clavier de Mozart. J’ai particulièrement apprécié son mouvement final Allegro, qui fait alterner passages brillants et moments où le temps semble suspendu aux doigts du pianiste Andreas Staier, qui est ici accompagné avec grand talent par le Concerto Köln (Teldec, dans l’excellente collection Das Alte Werk).
![[Image: 61ZkoVvlgFL._SL1280_.jpg]](https://a.media-amazon.com/images/I/61ZkoVvlgFL._SL1280_.jpg)
Notons au passage que la première partie de ce CD est consacrée aux deux concertos pour pianoforte de Salieri, aussi vous parlerai-je sous peu d’un compositeur qui est lui assez bien connu, mais pour de très mauvaises raisons.
E.
En revanche, je ferais volontiers l’éloge de la deuxième compositrice qui a fait l’entrée dans ma collection : j’ai nommé Clara Schumann, née Wieck (1819-1896), formée par son père, professeur de piano qui enseigna aussi à Robert Schumann. Elle tomba d’ailleurs amoureuse de ce dernier et finit par l’épouser en 1840, en surmontant la longue opposition de son père. Parmi la trentaine d’œuvres dont elle est l’auteur, la plus connue est incontestablement son Concerto pour piano en La mineur Op. 7. C’est une perle d’élégance, dont la nostalgie qui marque les deux premiers mouvements est contrebalancée par la joie et l’énergie qui transparait dans le troisième. Je ne suis pas un très bon connaisseur de cette œuvre, mais j’ai apprécié l’interprétation de Veronica Jochum, qui est accompagnée de l’Orchestre symphonique de Bamberg, dirigé par Joseph Silverstein (Tudor, collection Musique oblige).
![[Image: 71dwiXfFL-L._SL1000_.jpg]](https://a.media-amazon.com/images/I/71dwiXfFL-L._SL1000_.jpg)
Sur ce CD, le concerto est accompagné de deux autres œuvres de Clara Schumann, le Trio pour piano en Sol mineur Op. 17, ici interprété par Colin Carr au violoncelle, avec à nouveau Veronica Jochum au piano et Joseph Silverstein, cette fois au violon. C’est une œuvre pleine de retenue et de poésie, toute empreinte d’un charme bucolique. Enfin, cet enregistrement se conclut avec les Romances pour violon et piano Op. 22, avec toujours Veronica Jochum et Joseph Silverstein aux mêmes instruments. Le clair-obscur de ces trois courtes pièces me semble fort bien rendu par les deux interprètes. Si j’avais une seule réserve, il concernerait la prise de son, qui semble un tout petit peu lointaine et écraser légèrement les harmoniques extrêmes. Cela n’est pas excessivement surprenant, puisqu’il s’agit d’un enregistrement numérique de 1988, à une époque où cette technologie n’avait pas encore atteint sa pleine maturité.
[séparation]
Un siècle plus tôt vivait un autre compositeur aujourd’hui méconnu, Joseph Anton Steffan (1726-1797), ou plutôt Josef Antonín Štěpán, puisqu’il était originaire du royaume de Bohême. Ayant dû fuir l’armée prussienne en 1741 lors de la guerre de la Succession d’Autriche, il s’établit à Vienne où il devint le claveciniste le plus renommé de son temps, puis le précepteur de musique des princesses Marie-Caroline et Marie-Antoinette (la future reine de France). Son concerto pour pianoforte en si bémol majeur, composé entre 1780 et 1790 est une de ses œuvres les plus célèbres, composée à une époque où il était devenu complètement aveugle. Expressif, riche et virtuose, c’est une pièce qui rivalise volontiers avec les meilleurs concertos pour clavier de Mozart. J’ai particulièrement apprécié son mouvement final Allegro, qui fait alterner passages brillants et moments où le temps semble suspendu aux doigts du pianiste Andreas Staier, qui est ici accompagné avec grand talent par le Concerto Köln (Teldec, dans l’excellente collection Das Alte Werk).
![[Image: 61ZkoVvlgFL._SL1280_.jpg]](https://a.media-amazon.com/images/I/61ZkoVvlgFL._SL1280_.jpg)
Notons au passage que la première partie de ce CD est consacrée aux deux concertos pour pianoforte de Salieri, aussi vous parlerai-je sous peu d’un compositeur qui est lui assez bien connu, mais pour de très mauvaises raisons.
E.

