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Revue de presse
D'un point de vue interniste, il me semble que Tolkien a résolu le premier problème en l'escamotant partiellement, c'est-à-dire en précisant que les Orques ne se laissaient généralement pas capturer vivants (et jamais par les Elfes), vu qu'ils avaient été endoctrinés à croire que les Elfes étaient encore plus cruels qu'eux dans leur traitement des prisonniers (MR, p. 419 & note). Tolkien précise toutefois que s'ils étaient capturés, les Orques devaient être traités avec merci, même si ce n'était pas toujours le cas. De là devrait donc découler tout argument sur la possibilité de les libérer : si un Orque jurait de manière crédible qu'il ne prendrait plus les armes contre les Peuples Libres et cesserait de se comporter en bandit à leur égard, je suppose qu'il faudrait en effet le libérer. Telle est d'ailleurs la décision des Hobbits à l'égard des brigands capturés lors du Nettoyage de la Comté, dont certains avaient apparemment une ascendance partiellement gobeline.

Quant aux Trolls, Tolkien ne donne pas de réponse. Toutefois, le comportement des Trolls que Tolkien décrit (hors chansons hobbites) semble amplement démontrer qu'un Troll laissé à lui-même est aussi dangereux qu'un cataclysme naturel. Par conséquent, il devient nécessaire de les combattre dès lors qu'ils commettent des déprédations. En d'autres termes, il n'est pas indispensable de chasser Grendel (ou Glámr) tant qu'il reste dans la sauvagerie, mais s'il vient tuer des hommes à Heorot (ou au Vatsndalr) il est légitime pour de prendre les armes pour se défendre*, car il est impossible de communiquer avec lui et de le convaincre d'arrêter ses méfaits.

E.

*Oui, je sais, Beowulf n'utilise pas d'armes lors de sa confrontation avec Grendel, mais il n'empêche qu'il emprunte l'épée Hrunting pour aller chasser la mère de Grendel. Wink
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