Chère Eva,
oui, il est prévu que les actes contiennent les traces des trois conférences précédentes. Mais tout reste à faire, ne serait-ce qu'obtenir l'accord des conférenciers (nous l'avons de principe) et surtout qu'ils trouvent le temps de transmettre un texte qu'ils jugent digne de publication (en ce qui me concerne, il me faut rédiger ma propre intervention à la suite de celle du P. Armogathe lors de la conférence à deux voix sur le Tolkien & le Mystère). Il en est de même pour tous les intervenants du colloque, qui vont reprendre leur intervention pour la corriger un peu, la compléter souvent (ne serait-ce que pour les références). Il faudra être patiente, mais sois assurée que nous avons bien l'intention d'aller au bout : depuis le début, c'est l'objectif que nous nous sommes fixés et il faut absolument conserver trace pour ceux qui n'ont pas eu le privilège d'être là, à commencer par tous ceux c la maison JRRVF ou Tolkiendil qui nous ont inspirés, portés, encouragés ou interpelés depuis des années.
Tout comme Yyr, je suis bien fatigué & il est difficile de faire le tri dans la masse des émotions et souvenirs accumulés pendant ces trois jours si intenses. Mais bon, et même si je suis de parti pris et même si je suis fatigué :
- il n'est pas difficile d'affirmer haut et fort que la présentation de Yyr était merveilleusement étoilée, la profondeur du propos étant auréolée de la beauté du support (l'image traduisant la pensée, la forme de la conférence révélant au cœur ce que le fond révélait à la réflexion ; et les partages mis en ligne ce jour sont à la hauteur de la générosité de cette présentation),
- et puis, parmi celles qu'il m'a été donné de suivre (je n'ai pas pu être là à toutes) et qui m'ont tout à la fois touché pour différentes raisons, celles de Michaël Devaux, Holly Ordway, Clément Pierson, Giuseppe Pezzini, Damien Bador & Leo Carruthers ; qu'on ne cherchera pas à hiérarchiser, mais qui donneront matière à penser et à discuter à nombre d'entre nous (et aussi beaucoup de joie, tout simplement).
- bref, en toute fausse modestie, je pense qu'on peut dire que ce colloque était tout à fait correct, plutôt bien, voire pas trop mauvais.
- en toute honnêteté cette fois, on sait qu'on n'a pas été parfait (plus encore que ceux qui auront à critiquer, car nous avons vu des erreurs et des manques qu'ils n'ont pas vu, et regretté ce que nous attendions et qui n'a pas pu être, ou que nous aurions dû faire différemment) mais une chose est certaine : on est très, très contents d'avoir été de l'aventure ;-) -- tout à la fois soulagés de voir l'aboutissement de plus de 3 ans de travail et tristes que ce soit passé si vite. Tristes de cette tristesse qu'on éprouve lorsqu'on termine de lire Le Seigneur des Anneaux... Mais telle est la joie poignante qui a laissé en nous sa marque : à l'image de celle qui procède de l'aperçu soudain de la réalité, de la rencontre fugitive du Roi ou de la Reine de Faërie, sur le mode de la surprise ou bien, plus justement encore pour moi, sur celui du recouvrement a posteriori (notre cœur n'était-il pas brûlant en dedans de nous lorsqu'il nous parlait?) : que peut-on demander de plus dans ce monde où tout est transitoire, où la route se poursuit sans fin ? Comment regretter d'avoir été heureux, de savoir que cela a été, que cela ne nous sera pas ôté, et qu'il ne tient qu'à nous d'être fidèles aux souvenirs joyeux de la traversée commune accomplie ? En comment l'être sinon en portant nos regards vers les horizons découverts ou déployés par ce recouvrement même dans chacun de nos petits royaumes personnels ?
S.
oui, il est prévu que les actes contiennent les traces des trois conférences précédentes. Mais tout reste à faire, ne serait-ce qu'obtenir l'accord des conférenciers (nous l'avons de principe) et surtout qu'ils trouvent le temps de transmettre un texte qu'ils jugent digne de publication (en ce qui me concerne, il me faut rédiger ma propre intervention à la suite de celle du P. Armogathe lors de la conférence à deux voix sur le Tolkien & le Mystère). Il en est de même pour tous les intervenants du colloque, qui vont reprendre leur intervention pour la corriger un peu, la compléter souvent (ne serait-ce que pour les références). Il faudra être patiente, mais sois assurée que nous avons bien l'intention d'aller au bout : depuis le début, c'est l'objectif que nous nous sommes fixés et il faut absolument conserver trace pour ceux qui n'ont pas eu le privilège d'être là, à commencer par tous ceux c la maison JRRVF ou Tolkiendil qui nous ont inspirés, portés, encouragés ou interpelés depuis des années.
Tout comme Yyr, je suis bien fatigué & il est difficile de faire le tri dans la masse des émotions et souvenirs accumulés pendant ces trois jours si intenses. Mais bon, et même si je suis de parti pris et même si je suis fatigué :
- il n'est pas difficile d'affirmer haut et fort que la présentation de Yyr était merveilleusement étoilée, la profondeur du propos étant auréolée de la beauté du support (l'image traduisant la pensée, la forme de la conférence révélant au cœur ce que le fond révélait à la réflexion ; et les partages mis en ligne ce jour sont à la hauteur de la générosité de cette présentation),
- et puis, parmi celles qu'il m'a été donné de suivre (je n'ai pas pu être là à toutes) et qui m'ont tout à la fois touché pour différentes raisons, celles de Michaël Devaux, Holly Ordway, Clément Pierson, Giuseppe Pezzini, Damien Bador & Leo Carruthers ; qu'on ne cherchera pas à hiérarchiser, mais qui donneront matière à penser et à discuter à nombre d'entre nous (et aussi beaucoup de joie, tout simplement).
- bref, en toute fausse modestie, je pense qu'on peut dire que ce colloque était tout à fait correct, plutôt bien, voire pas trop mauvais.
- en toute honnêteté cette fois, on sait qu'on n'a pas été parfait (plus encore que ceux qui auront à critiquer, car nous avons vu des erreurs et des manques qu'ils n'ont pas vu, et regretté ce que nous attendions et qui n'a pas pu être, ou que nous aurions dû faire différemment) mais une chose est certaine : on est très, très contents d'avoir été de l'aventure ;-) -- tout à la fois soulagés de voir l'aboutissement de plus de 3 ans de travail et tristes que ce soit passé si vite. Tristes de cette tristesse qu'on éprouve lorsqu'on termine de lire Le Seigneur des Anneaux... Mais telle est la joie poignante qui a laissé en nous sa marque : à l'image de celle qui procède de l'aperçu soudain de la réalité, de la rencontre fugitive du Roi ou de la Reine de Faërie, sur le mode de la surprise ou bien, plus justement encore pour moi, sur celui du recouvrement a posteriori (notre cœur n'était-il pas brûlant en dedans de nous lorsqu'il nous parlait?) : que peut-on demander de plus dans ce monde où tout est transitoire, où la route se poursuit sans fin ? Comment regretter d'avoir été heureux, de savoir que cela a été, que cela ne nous sera pas ôté, et qu'il ne tient qu'à nous d'être fidèles aux souvenirs joyeux de la traversée commune accomplie ? En comment l'être sinon en portant nos regards vers les horizons découverts ou déployés par ce recouvrement même dans chacun de nos petits royaumes personnels ?
S.

