Je ne réagis ici que tardivement [small](en raison du contexte évoqué au début d'un autre message posté ailleurs ce soir)[/small], mais je remercie les participants du colloque pour le partage de leurs impressions, et en particulier Jérôme pour le partage de son travail (texte, diaporama et illustration) pour ledit colloque.
J'ai lu ton texte dans les jours qui ont suivi sa mise à disposition, Jérôme, et je l'ai trouvé vraiment intéressant (même nous ne pouvons pas être d'accord sur tout).
Ce que tu as écrit/dit à propos de l'art, l'artisanat, le beau et l'utile, m'a fait immédiatement penser à William Morris. Peut-être que quelqu'un sur place t'aura déjà parlé de cet auteur, mais au cas où, je me permets de (re)signaler ici l'article pour la revue Fantasy Art and Studies paru en 2018 (n°4, p. 11-21) que j'avais consacré à Morris et en particulier à un de ses romances tardifs, Le Lac aux Îles Enchantées (The Water of the Wondrous Isles) :
https://fr.calameo.com/read/0049974318461ba0e43ec
Mahdî Brecq (notre ami Alkar) avait très aimablement intégré cet article dans la bibliographie de l'édition en français (qu'il a co-traduite avec Elias Ebnöther) de l'ouvrage de Rudolf Simek La Terre du Milieu. Tolkien et la mythologie germano-scandinave (Passés Composés, 2019) : je l'en remercie encore, si jamais il continue de passer par ici.
Si tu lis éventuellement cet article, Jérôme, en supposant que Morris ne te sois pas déjà familier, et même si mon approche pourra ne pas beaucoup t'intéresser, tu y trouveras peut-être quelques éléments utiles, que ce soit dans le texte et/ou dans les références bibliographiques.
Incidemment, j'avais déjà signalé en passant, dans un autre fuseau en 2018, que les talents d'une certaine Míriel en matière d'artisanat d'art et sa liberté de faire des choix me font penser au personnage féminin principal du romance de Morris en question (personnage féminin pour le nom duquel j'avais proposé, dans l'article, une traduction en français autre que celle de référence que je ne trouvais pas satisfaisante : cela se voit dès la citation que j'avais choisie de mettre en épigraphe).
[séparation]
Je me permets de réagir en ces lieux à un message posté, par Elendil, au lendemain du colloque sur le forum « d'à côté » (celui de Tolkiendil), car cela me parait plus simple de le faire ici, où ont lieu l'essentiel des échanges concernant l'évènement.
En ce qui concerne la « mention spéciale », même si je peux comprendre que l'ambiance du colloque ait pu être de nature à susciter une certaine euphorie, j'avoue trouver franchement curieux que la conférence en question puisse avoir « battu en brèche » le conservatisme religieux de Tolkien : le sujet est bien plus vaste qu'une simple question d'attachement à la messe en latin, qu'il s'agisse de celle selon le rite tridentin ou de celle de Paul VI. Par ailleurs, il semble bien que Tolkien a fait preuve d'un loyalisme scrupuleux à l'égard de l'autorité pontificale sa vie durant, comme le laisse penser la réceptivité dudit Tolkien à des prescriptions religieuses des papes Léon XIII, Pie XII et Jean XXIII pour ce qui est de pratiquer le rosaire, sujet précédemment étudié par Michaël Devaux dans un article paru dans l'A&H HS3 (« Tolkien et le Rosaire : qu'ont les Elfes à faire avec le Christ ? »). Mais cela me semble en soi bien insuffisant pour relativiser franchement la question du conservatisme religieux ou politico-religieux de Tolkien, lequel avait notamment, en matière de références, une préférence significative pour le pontificat de Pie X, qui a marqué sa jeunesse estudiantine et qu'il évoquait encore dans les années 1960.
Mis à part cela, l'exposition des tapisseries d'Aubusson a semble-t-il été effectivement un succès : plus de 50 000 visiteurs, c'est beaucoup.
[séparation]
Concernant ce fait, évoqué aussi ailleurs par Jérôme, il serait intéressant de savoir, dans la mesure du possible, si l'intervenant avait ou non une culture religieuse, chrétienne en particulier, avant de découvrir l'œuvre de Tolkien.
De façon plus générale, je souhaiterai savoir si les discussions du « parvis des gentils » apparaitront, d'une manière ou d'une autre, dans les actes du colloque : je pense qu'il serait bon qu'elles y figurent.
[séparation]
Amicalement à toutes et tous,
B. [small](fatigué... Il faut que j'aille dormir !)[/small]
[small][EDIT: inévitable correction de fautes diverses... mais après ça, au liètch (au lit) !][/small]
J'ai lu ton texte dans les jours qui ont suivi sa mise à disposition, Jérôme, et je l'ai trouvé vraiment intéressant (même nous ne pouvons pas être d'accord sur tout).
Ce que tu as écrit/dit à propos de l'art, l'artisanat, le beau et l'utile, m'a fait immédiatement penser à William Morris. Peut-être que quelqu'un sur place t'aura déjà parlé de cet auteur, mais au cas où, je me permets de (re)signaler ici l'article pour la revue Fantasy Art and Studies paru en 2018 (n°4, p. 11-21) que j'avais consacré à Morris et en particulier à un de ses romances tardifs, Le Lac aux Îles Enchantées (The Water of the Wondrous Isles) :
https://fr.calameo.com/read/0049974318461ba0e43ec
Mahdî Brecq (notre ami Alkar) avait très aimablement intégré cet article dans la bibliographie de l'édition en français (qu'il a co-traduite avec Elias Ebnöther) de l'ouvrage de Rudolf Simek La Terre du Milieu. Tolkien et la mythologie germano-scandinave (Passés Composés, 2019) : je l'en remercie encore, si jamais il continue de passer par ici.
Si tu lis éventuellement cet article, Jérôme, en supposant que Morris ne te sois pas déjà familier, et même si mon approche pourra ne pas beaucoup t'intéresser, tu y trouveras peut-être quelques éléments utiles, que ce soit dans le texte et/ou dans les références bibliographiques.
Incidemment, j'avais déjà signalé en passant, dans un autre fuseau en 2018, que les talents d'une certaine Míriel en matière d'artisanat d'art et sa liberté de faire des choix me font penser au personnage féminin principal du romance de Morris en question (personnage féminin pour le nom duquel j'avais proposé, dans l'article, une traduction en français autre que celle de référence que je ne trouvais pas satisfaisante : cela se voit dès la citation que j'avais choisie de mettre en épigraphe).
[séparation]
Je me permets de réagir en ces lieux à un message posté, par Elendil, au lendemain du colloque sur le forum « d'à côté » (celui de Tolkiendil), car cela me parait plus simple de le faire ici, où ont lieu l'essentiel des échanges concernant l'évènement.
Le 18 mai dernier à 18h35, sur le forum de Tolkiendil, Elendil Wrote:C'est fini (et j'ai failli manquer mon train après le colloque) !
Plus de 50 000 visiteurs pour l'exposition, c'est impressionnant.
Maintenant, plus qu'à attendre l'édition des actes du colloque.
Mention spéciale à la conférence de Michaël Devaux, qui a évoqué en détail trois textes inédits de Tolkien sur le latin et qui bat en brèche le supposé conservatisme religieux de Tolkien (être attaché à la messe en latin ne signifie pas être attaché à la messe tridentine, puisque la messe de Paul VI peut aussi se dire en latin, comme Michaël l'a bien analysé au travers de ces textes).
En ce qui concerne la « mention spéciale », même si je peux comprendre que l'ambiance du colloque ait pu être de nature à susciter une certaine euphorie, j'avoue trouver franchement curieux que la conférence en question puisse avoir « battu en brèche » le conservatisme religieux de Tolkien : le sujet est bien plus vaste qu'une simple question d'attachement à la messe en latin, qu'il s'agisse de celle selon le rite tridentin ou de celle de Paul VI. Par ailleurs, il semble bien que Tolkien a fait preuve d'un loyalisme scrupuleux à l'égard de l'autorité pontificale sa vie durant, comme le laisse penser la réceptivité dudit Tolkien à des prescriptions religieuses des papes Léon XIII, Pie XII et Jean XXIII pour ce qui est de pratiquer le rosaire, sujet précédemment étudié par Michaël Devaux dans un article paru dans l'A&H HS3 (« Tolkien et le Rosaire : qu'ont les Elfes à faire avec le Christ ? »). Mais cela me semble en soi bien insuffisant pour relativiser franchement la question du conservatisme religieux ou politico-religieux de Tolkien, lequel avait notamment, en matière de références, une préférence significative pour le pontificat de Pie X, qui a marqué sa jeunesse estudiantine et qu'il évoquait encore dans les années 1960.
Mis à part cela, l'exposition des tapisseries d'Aubusson a semble-t-il été effectivement un succès : plus de 50 000 visiteurs, c'est beaucoup.
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Beruthiel Wrote:Lors du parvis des Gentils, l’un des intervenants (Flavien) a expliqué que l’œuvre de Tolkien lui avait servi d’intermédiaire pour accéder au catholicisme, auquel il s’est converti.
Concernant ce fait, évoqué aussi ailleurs par Jérôme, il serait intéressant de savoir, dans la mesure du possible, si l'intervenant avait ou non une culture religieuse, chrétienne en particulier, avant de découvrir l'œuvre de Tolkien.
De façon plus générale, je souhaiterai savoir si les discussions du « parvis des gentils » apparaitront, d'une manière ou d'une autre, dans les actes du colloque : je pense qu'il serait bon qu'elles y figurent.
[séparation]
Amicalement à toutes et tous,
B. [small](fatigué... Il faut que j'aille dormir !)[/small]
[small][EDIT: inévitable correction de fautes diverses... mais après ça, au liètch (au lit) !][/small]

