04-06-2025, 08:07
[small]Vous savez que vous n'êtes pas fair-play, tous les deux — car je suis nul en musique et vous le savez
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Ce qui ne gêne pas ma démonstration, car celle-ci dépend de la finalité (« en ayant l'idéal de la beauté divine à l'esprit ») et non du moyen (« d'une manière qui [laisse ou non] spécialement transparaître leur foi »). La finalité étant cause des causes.
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Tu exprimes bien ce que j'entends par aporie de la foi : pour le chrétien, la Christ est la Vérité (Jn 14,6), et tout a été créé par lui et pour lui (Col 1,16) ; pour le non chrétien, surtout moderne, cela pose un très gros problème.
Mais ce n'est pas ce que je sous-entends, j'ai bien précisé que ma démonstration inclut « dans la mesure où ».
Oui. Nous sommes d'accord.
C'est ici une autre aporie. Selon la philosophie qui nous anime, certains considèrent qu'absolument rien ne peut être permanent (Héraclite, si tu nous lis). Pour d'autres, en particulier Aristote, il y a très peu de choses qui peuvent l'être mais certaines le sont nécessairement, à partir desquelles le mouvement, notamment sensible (imagination), devient possible. Par ailleurs j'ai expliqué plus haut pourquoi, précisément, l'inachèvement de l'œuvre tolkienienne démontre justement l'existence d'une telle finalité.
Nous sommes d'accord, n'aies pas d'inquiétudes là-dessus : ce que j'ai présenté dans cette démonstration reste formel et abstrait. D'une certaine façon, ça ne touche pas terre. À l'école d'Aristote, je commence par ce qui est général et abstrait, mais, de ce fait, assez certain (un artiste mets toujours de lui-même dans son art, la qualité chrétienne n'a pas vocation à être divisible), pour pouvoir ensuite rentrer dans le concret : ce qui « est vraiment intéressant ».
[small]Mais ça ne sera pas pour tout de suite.
J'ai un peu de pression pour certaines relectures des Actes du Colloque (euphémisme).
En plus, un coquin que nous connaissons bien m'a demandé de jeter un œil à des choses également très intéressantes, bien qu'en l'espèce j'y apprends bien davantage que je n'y contribue.[/small]
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Elendil Wrote:Yyr Wrote:En fait, ma démonstration est philosophiquement imparable.
Applicable à Tolkien, j'en suis convaincu.
Universellement valable, nettement moins. Je pense qu'il est possible de trouver de vrais chrétiens, tant dans leur pratique que dans leurs actes du quotidien, qui ont aussi une pratique artistique, mais dans laquelle le rapport à Dieu est extrêmement distant (i.e. qui composeront peut-être en ayant l'idéal de la beauté divine à l'esprit, mais sur des thèmes et d'une manière qui ne laisse pas spécialement transparaître leur foi).
Ce qui ne gêne pas ma démonstration, car celle-ci dépend de la finalité (« en ayant l'idéal de la beauté divine à l'esprit ») et non du moyen (« d'une manière qui [laisse ou non] spécialement transparaître leur foi »). La finalité étant cause des causes.
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Hyarion Wrote:À mon humble avis, tout le problème est là : la prétention universaliste du christianisme... ne concevant pas que « tout ce qui existe » ne subsume pas à (ou sous) la Vérité chrétienne. [...]
Tu exprimes bien ce que j'entends par aporie de la foi : pour le chrétien, la Christ est la Vérité (Jn 14,6), et tout a été créé par lui et pour lui (Col 1,16) ; pour le non chrétien, surtout moderne, cela pose un très gros problème.
Quote:Qu'il fut un auteur chrétien sur le principe, admettons. Mais delà à affirmer qu'il fut « parfaitement » un auteur chrétien [...]
Mais ce n'est pas ce que je sous-entends, j'ai bien précisé que ma démonstration inclut « dans la mesure où ».
Quote:Disons, pour essayer d'aller tout de même dans ton sens, qu'il s'est efforcé d'être un auteur chrétien, plus ou moins consciemment, ou qu'il a tendu à l'être.
Oui. Nous sommes d'accord.
Quote:Ce qui me gêne, au fond, c'est surtout l'impression de finalité « fixiste » de ta démonstration, ce qui serait « problématique » (comme dirait Vincent), dès lors qu'il est question d'esprit, d'imagination, de foi... et, faut-il le rappeler dans le cas de Tolkien (comme dans d'autres), d'œuvre restée au moins en partie inaboutie.
C'est ici une autre aporie. Selon la philosophie qui nous anime, certains considèrent qu'absolument rien ne peut être permanent (Héraclite, si tu nous lis). Pour d'autres, en particulier Aristote, il y a très peu de choses qui peuvent l'être mais certaines le sont nécessairement, à partir desquelles le mouvement, notamment sensible (imagination), devient possible. Par ailleurs j'ai expliqué plus haut pourquoi, précisément, l'inachèvement de l'œuvre tolkienienne démontre justement l'existence d'une telle finalité.
Quote:Je rejoins Elendil, là encore. Mais en étant un peu moins convaincu par cette applicabilité à Tolkien, en ce qu'elle apparaît presque "trop parfaite", et ce en pensant précisément à ce qui, selon Jérôme, « est vraiment intéressant : qu'est-ce qui distingue, qu'est-ce qui singularise cet art tolkienien ? quelle foi exprime-t-il ? etc. »
Nous sommes d'accord, n'aies pas d'inquiétudes là-dessus : ce que j'ai présenté dans cette démonstration reste formel et abstrait. D'une certaine façon, ça ne touche pas terre. À l'école d'Aristote, je commence par ce qui est général et abstrait, mais, de ce fait, assez certain (un artiste mets toujours de lui-même dans son art, la qualité chrétienne n'a pas vocation à être divisible), pour pouvoir ensuite rentrer dans le concret : ce qui « est vraiment intéressant ».
[small]Mais ça ne sera pas pour tout de suite.
J'ai un peu de pression pour certaines relectures des Actes du Colloque (euphémisme).
En plus, un coquin que nous connaissons bien m'a demandé de jeter un œil à des choses également très intéressantes, bien qu'en l'espèce j'y apprends bien davantage que je n'y contribue.[/small]

