Yyr Wrote:Et des fois on a l'impression que le quenya se prête mieux encore que le latin à exprimer certains choses, non ?
Parfois, cela fonctionne de manière assez étonnante, en effet.
Plein de bonnes remarques dans ton message. Je me permets de les reprendre une à une :
- Eruman yo cemen : pourquoi n'avoir pas décliné ? (parce que le génitif en quenya marque l'origine, ce qui ne convient pas pour la terre et le ciel qui s'originent dans le Créateur et non l'inverse ?)
Non, j'avoue, il y a un souci. De mémoire, je voulais reformuler comme « qui a créé... », parce que j'ai un doute sur la règle du dernier mot décliné dans cette formulation, ou l'on a deux couples d'éléments (ciel et terre, univers visible et invisible), avec en plus un adjectif en position finale. Faut que je revois ça.[/*]
- haranyer : pourquoi l'avoir préféré à yéni par ailleurs employé dans la formule de VT 44 p.33 ? (il me semble que Tolkien se place d'un point de vue elfique plutôt que numénórëen en composant ses prières)
J'ai hésité. Tu me convaincs que l'autre option est meilleure.[/*]
- fírimar : pourquoi l'avoir préféré à híni par ailleurs employé dans le Gloria (même centrage) ? (pour être raccord avec l'occurrence suivante « Il s'est fait homme » ?)
Oui. Et je me place dans une perspective franchement humaine, car la Rédemption n'est directement nécessaire que pour les Atani.[/*]
- etelehta : comme tu l'indiques sur Tolkiendil ce mot désigne la délivrance, la libération, et non le salut à strictement parler (qui est une libération particulière, celle du mal) ; j'imagine que rehtië désigne quant à lui davantage le secours que le salut ... resterait le néo-quenya þámë ?
« Pour notre délivrance » me semble une formulation acceptable, mais pourquoi pas rehtië, en effet ? Je ne souscris pas à þámë, car si je perçois bien les récurrences des différents suffixes en quenya, ce ne serait pas -më qui viendrait ici. Mais je n'ai pas envie de m'aventurer à proposer un néologisme si un terme acceptable existe.[/*]
- nu Pontius Pilatus : gêné par l'importation tel quel de cette tournure qui fait sens en latin ou en français (sous = sous l'ère de ...) mais en quenya ? mais je me rends compte que je n'ai pas d'alternative à proposer ;)
Pas vraiment de solution idéale non plus. Pour moi, j'entendais plutôt cela comme « sous l'autorité de », sans quoi j'aurais traduit ríssen « aux jours de », ce qui reste malgré tout une option, qu'en penses-tu ?[/*]
- réssë : la voyelle longue ne doit-elle pas se raccourcir devant la double consonne ?
Pas dans ce cas, apparemment, vu que rénna est attesté (VT 49, p. 45).[/*]
- aranussë : pourquoi l'avoir préféré à aranië par ailleurs employé dans l'Átaremma ?
J'ai voulu faire la distinction (sans doute vétilleuse) entre le règne et le royaume, mais j'avais oublié que c'était aranië dans le Pater. Je vais changer. :)[/*]
- kuitaila > cuitaila
C'est un détail orthographique, mais je te donne raison.[/*]
- hastar : cf. supra
OK.[/*]
Bon, ça va faire une grosse mise à jour (et un point à trancher), tout ça...
Merci pour ton attentive relecture, en tout cas. Et merci à Bertrand aussi. :)
E.
P.S. : modifications faites sur tous les points sur lesquels nous nous sommes retrouvés (je ne crois pas en avoir oublié). Reste donc quelques détails à creuser.

