La préface de Leo constitue une excellente introduction au poème et la postface de Florence Bourgne est une fort bonne synthèse sur l'importance de Beowulf aujourd'hui, dans laquelle j'ai appris pas mal de choses intéressantes. Les tableaux généalogiques et le lexique des noms propres sont très appréciables aussi.
Par contre, même si la traduction est fluide, je dois dire qu'elle m'a rebuté à plusieurs endroits par l'usage d'un vocabulaire franchement moderne et par des tournures trop familières. Je ne prône pas l'usage d'un vocabulaire entièrement archaïque, comme celui de la traduction de Tolkien (dont l'objectif était avant tout de servir d'aide à la lecture de l'original), mais il me semble qu'il conviendrait de se tenir à des tournures d'emploi historique et de garder à l'esprit que le style de l'original était déjà littéraire et poétique lorsqu'il fut composé, et que le poids des ans devait déjà être perceptible lorsque fut copié le manuscrit qui constitue notre seule source sur ce récit. Je reste donc, pour ma part, sur les traductions d'André Crépin, dont la dernière, publiée dans la collection « Lettres gothiques » du Livre de Poche, possède de plus l'avantage de faire figurer en regard le texte original. Pour mémoire, Leo en avait fait une brève recension lors de sa parution en 2007 : je n'ai rien à y rajouter.
Sinon, en anglais, il y a la traduction de Seamus Heaney que je recommande chaudement.
E.
Par contre, même si la traduction est fluide, je dois dire qu'elle m'a rebuté à plusieurs endroits par l'usage d'un vocabulaire franchement moderne et par des tournures trop familières. Je ne prône pas l'usage d'un vocabulaire entièrement archaïque, comme celui de la traduction de Tolkien (dont l'objectif était avant tout de servir d'aide à la lecture de l'original), mais il me semble qu'il conviendrait de se tenir à des tournures d'emploi historique et de garder à l'esprit que le style de l'original était déjà littéraire et poétique lorsqu'il fut composé, et que le poids des ans devait déjà être perceptible lorsque fut copié le manuscrit qui constitue notre seule source sur ce récit. Je reste donc, pour ma part, sur les traductions d'André Crépin, dont la dernière, publiée dans la collection « Lettres gothiques » du Livre de Poche, possède de plus l'avantage de faire figurer en regard le texte original. Pour mémoire, Leo en avait fait une brève recension lors de sa parution en 2007 : je n'ai rien à y rajouter.
Sinon, en anglais, il y a la traduction de Seamus Heaney que je recommande chaudement.
E.

