02-10-2025, 06:38
Hyarion Wrote:Elendil Wrote:Là n'était pas le sujet premier, mais je reviens sur le gynécée.
Oui, je vois que tu y tiens... même si je crois que, sur le fond, nous disons à peu près la même chose. :-)
A lire ce message, j'en suis convaincu. Merci pour les précisions.

Hyarion Wrote:Il serait tout autant absurde de supposer une telle considération de ma part ou de la part d'Aurélie Damet. Cette dernière a simplement choisi, dans le chapitre du livre que j'ai cité, de partir du cas d'Hipparchia de Maronée pour évoquer vis-à-vis de quoi, dans la vie sociale de l'époque, sa vie de femme et ses actions constituent, précisément, une exception.
C'était peu évident à la simple lecture de la citation, merci là encore.
Hyarion Wrote:Quand je pense que j'ai voulu gagner du temps pour éviter la nuit blanche... j'aurai dû me douter qu'il fallait que je ne laisse rien au hasard (comme j'ai tendance à le faire habituellement). Bref, mea culpa.
Pas évident de changer ses habitudes de lecture quand on a l'habitude que son interlocuteur cite absolument tout.
Merci pour les références supplémentaires. A noter que pour la citation suivante, la référence de Lisa Nevett, « Gender Relations in the Classical Greek Household. The Archaeological Evidence » a été revisité par celle-ci dans l'article de 2007 que je cite, à la lumière des fouilles effectuées entre-temps.
Hyarion Wrote:Incidemment (©Elendil), je me trompe peut-être, mais j'ai l'impression que tu sembles suspecter que la question du gynécée soit potentiellement détournée par certains biais n'ayant pas forcément ta faveur : « Vade Retro Gender Studies » ? ;-)
Pas spécialement, au moins dans les cas que tu avais cités. Je n'ai rien, stricto sensu contre les gender studies, surtout quand elles constituent à réévaluer la place de la femme dans les sociétés anciennes, place peu considérée par les historiens de l'époque (tous des hommes ou presque) et par conséquent longtemps sous-évaluée par les chercheurs contemporains (qui furent longtemps presque tous des hommes aussi). Je ne crois pas avoir parlé en ces lieux de l'historien Bret Devereaux, qui tient notamment le blog ACOUP (A Collection Of Unmitigated Pedantry, titre fort approprié), spécialiste de l'histoire militaire antique, mais qui consacre une bonne partie de ses billets à insister sur la vie quotidienne de l'époque en soulignant notamment le rôle des femmes dans la cité. Lecture à la fois très instructive (au moins pour moi) et divertissante, car il a pas mal d'humour. Et il apprécie Tolkien, ce qui ne gâche rien.

Les gender studies m'ennuient lorsqu'elles versent de l'étude historique dans le militantisme ou dans l'appréciation des faits historiques à l'aune des idées contemporaines. Mais à ce compte-là, toutes les études historiques qui versent dans ces travers ont tendance à m'irriter. :|
E.
P.S. : Je reviendrai bientôt sur les questions musicales, mais, promis, je ne m'étendrai pas sur Nielsen (dont je ne connais pas grand-chose d'autre que ce que j'ai noté, au demeurant ; je suis preneur de toute suggestion supplémentaire, d'ailleurs).

