02-03-2026, 19:02
Hyarion Wrote:S'agissant de ce que tu considères être une trilogie, je comprends que l'on puisse la considérer comme telle, dans la mesure où il y a eu à l'époque un contexte assez homogène de productions et de réceptions successives, mais il me semble cependant que le tout premier film, adapté d'un roman dans lequel le personnage principal ne survit pas, a une identité propre, se suffisant à lui-même, avec son message à la fois brutal et tragique. Les deux films suivants, certes divertissants, apparaissent bien plus comme des exploitations d'un filon (qui plus est dans un certain contexte politique, reaganien), avec des excès tels, qu'associés à d'autres excès dans d'autres films d'action avec Stallone de la même époque (excès divers, jusqu'au fameux placement produit !), c'est bien avant tout de toute cette surenchère dont se moquent pertinemment les Inconnus dans leur Jésus II : le Retour.
Je suis tout à fait d'accord.
Dans mon esprit le mot trilogie était volontiers approximatif.
Quote:Dès lors, lorsque tu parles de vertus, au-delà donc du premier film, est-ce par rapport à ce que tu as écrit précédemment concernant l'art comme disposition au salut ?
Pour les vertus, pas de rapport plus spécial ou direct que ça au salut, non.
Par vertus, c'est plutôt que je reconnais aux volets 2 et 3 des passages nous « encourageant au courage », si je puis dire (tout en gardant bien à l'esprit des excès et caricatures, je ne suis pas naïf).
Et je me souviens, ça peut vous paraître bête, mais, voilà, c'est là : enfants, je nous revois encore avec un de mes copains essayer de se dépasser pour sauter du (petit) préau de notre école élémentaire, réussir à le faire en criant « John Rambo ! » :)

