Merci pour ces liens, Menelvagor, même si le premier, figurant seulement dans un disque dur est de ce fait inaccessible. :-)
Quelques remarques rapides avant votre réponse...
Pour ce qui me concerne, je ne pourrai malheureusement pas lire l'intégralité des textes que vous partagez, que ce soit l'article de Ducay s'il devait devenir accessible ou le (très) long article de Borella sur Guénon : je n'en ai ni vraiment le temps ni, honnêtement, l'envie... J'ai néanmoins parcouru la conclusion de l'article de Borella que vous proposez en deuxième lien. Elle confirme ce que je pressentais, à savoir qu'avec Borella, nous ne sommes pas sur le terrain de la philosophie du symbole, mais sur celui de la théologie catholique. Le propos de la conclusion (« [...] En vérité, c'est bien dans le cœur de Marie que toutes choses sont transformées en symboles ») est explicitement christologique et mariologique : ce n'est plus une analyse du symbole, mais une profession de foi. Vous auriez tort de penser qu'un tel paradigme ne parlerait à personne ici, mais du moins me concernant, ce ne peut pas être sur cette base que l'on peut discuter de façon vraiment ouverte.
Vous semblez, à l'évidence, très influencé par René Guénon (que vous citez ailleurs dans vos lectures préférées et parmi les figures auxquelles vous vous identifiez). Autant vous le dire franchement : Guénon n'est absolument pas ma tasse de thé. Je sais cependant et je comprends que, de nos jours, il fascine beaucoup de jeunes intellectuels dégoûtés du matérialisme vulgaire et de la modernité désenchantée, mais son ésotérisme traditionaliste — et du reste excluant (il méprisait Helena Blavatsky) —, son anti-modernisme radical, son rejet de la démocratie, de la science moderne, de l'histoire comme supposée dégénérescence... tout cela me semble être un faux diagnostic et une fausse solution.
Le faux dilemme dont j'ai parlé précédemment persiste : Guénon, Borella, Barfield, et d'autres vous proposent tous la même alternative : soit la formule « Tradition + Symbole + Transcendance + Ordre sacré », soit la formule « Modernité + Matérialisme + Désenchantement + Chaos profane ». Au risque de moi-même me répéter, je maintiens qu'il existe un « tiers-espace », qui n'est pas une concession au matérialisme, mais une position philosophique à part entière (cf. Épicure, Spinoza, Proust, Camus, etc.).
J'attends votre réponse avec intérêt, mais si je puis me permettre un souhait, j'aimerais qu'elle soit vraiment votre réponse, avec vos arguments, reflétant votre pensée, le dialogue intellectuel se faisant entre personnes, et non entre bibliothèques. :-)
Bonne soirée,
B.
Quelques remarques rapides avant votre réponse...
Pour ce qui me concerne, je ne pourrai malheureusement pas lire l'intégralité des textes que vous partagez, que ce soit l'article de Ducay s'il devait devenir accessible ou le (très) long article de Borella sur Guénon : je n'en ai ni vraiment le temps ni, honnêtement, l'envie... J'ai néanmoins parcouru la conclusion de l'article de Borella que vous proposez en deuxième lien. Elle confirme ce que je pressentais, à savoir qu'avec Borella, nous ne sommes pas sur le terrain de la philosophie du symbole, mais sur celui de la théologie catholique. Le propos de la conclusion (« [...] En vérité, c'est bien dans le cœur de Marie que toutes choses sont transformées en symboles ») est explicitement christologique et mariologique : ce n'est plus une analyse du symbole, mais une profession de foi. Vous auriez tort de penser qu'un tel paradigme ne parlerait à personne ici, mais du moins me concernant, ce ne peut pas être sur cette base que l'on peut discuter de façon vraiment ouverte.
Vous semblez, à l'évidence, très influencé par René Guénon (que vous citez ailleurs dans vos lectures préférées et parmi les figures auxquelles vous vous identifiez). Autant vous le dire franchement : Guénon n'est absolument pas ma tasse de thé. Je sais cependant et je comprends que, de nos jours, il fascine beaucoup de jeunes intellectuels dégoûtés du matérialisme vulgaire et de la modernité désenchantée, mais son ésotérisme traditionaliste — et du reste excluant (il méprisait Helena Blavatsky) —, son anti-modernisme radical, son rejet de la démocratie, de la science moderne, de l'histoire comme supposée dégénérescence... tout cela me semble être un faux diagnostic et une fausse solution.
Le faux dilemme dont j'ai parlé précédemment persiste : Guénon, Borella, Barfield, et d'autres vous proposent tous la même alternative : soit la formule « Tradition + Symbole + Transcendance + Ordre sacré », soit la formule « Modernité + Matérialisme + Désenchantement + Chaos profane ». Au risque de moi-même me répéter, je maintiens qu'il existe un « tiers-espace », qui n'est pas une concession au matérialisme, mais une position philosophique à part entière (cf. Épicure, Spinoza, Proust, Camus, etc.).
J'attends votre réponse avec intérêt, mais si je puis me permettre un souhait, j'aimerais qu'elle soit vraiment votre réponse, avec vos arguments, reflétant votre pensée, le dialogue intellectuel se faisant entre personnes, et non entre bibliothèques. :-)
Bonne soirée,
B.

