18-03-2026, 23:03
(This post was last modified: 18-03-2026, 23:18 by Menelvagor.)
Je disais tout à l'heure :
Me serais-je sans le savoir prononcé dans la querelle des étoilés et des carnassiers qui a longtemps ébranlé les herméneutes de tout poil? Je vous remercie pour le "fait d'une prose travaillée", qui, si je ne m'abuse est un compliment?
En tout cas je vous remercie de m'accorder autant d'importance.
Bonne soirée,
Menelvagor Tolkiendil
P.S. : Est-il possible que d'autres jrrrvfiens tolkiendili me donnent leur avis, non pas que recevoir ceux - avisés - de Hyarion me déplaise d'aucune manière, mais j'aimerais savoir ce que d'autres peuvent penser de mes deux petits textes.
Quote:Mais au final je pense que le problème est difficile à résoudre avec d'une part des sceptiques qui ne peuvent accepter la cohérence du raisonnement des théistes et d'autres part ceux-ci qui posent l'existence du moteur immobile, car quoiqu'on dise le raisonnement est cohérent.C'était maladroit de ma part, et je veux prévenir ceux qui liront mon message, je ne tenais pas à dévaloriser qui que ce soit, ce que je voulais dire c'est que des deux côtés il y une sorte de cohérence, qui apparaît comme évidente pour ceux qui la professe, du moins c'est mon impression, surtout quand je lis vos débats, Yyr, Silmo, Sosryko, Hyarion, Elendil, Semprini, et tout les autres qui débattez pour savoir quelle herméneutique est la bonne quant à l'interprétation de Tolkien. Ce n'est nullement, en aucun cas un reproche, ce que j'essaie de dire a valeur universelle, c'est à dire que je pense que a chaque fois qu'il y a des débats de ce genre, il y a une sorte d'abîme qui sépare les tenants des visions respectives, je ne sais pas pourquoi et je ne crois pas que ce soit par une sorte de confrontation de systèmes, non, mais je pense que si l'un des deux partis a raison, où est plus proche de la vérité, l'autre est séparé par une sorte fossé, du fait qu'il y a une sorte d'illumination propre à la vérité, et ceci que la vérité soit d'un côté comme de l'autre.
Hyarion Wrote:J'attends votre réponse avec intérêt, mais si je puis me permettre un souhait, j'aimerais qu'elle soit vraiment votre réponse, avec vos arguments, reflétant votre pensée, le dialogue intellectuel se faisant entre personnes, et non entre bibliothèques. :-)Je pense que vous allez être déçu, si vous ne vouliez simplement pas réentendre, même sous une nouvelle forme, ce que vous affirmez faire l'étonnante doxa de jrrvf, de mon côté, je l'ai déjà dit, je suis en recherche, et pour l'heure je pense que le vrai se trouve dans les auteurs que je mobilise, il est possible que j'évolue, mais je ne puis me résoudre à émousser, à polir les rugosités de ma pensée même pour faire plaisir.
Quote:En ce qui concerne votre hommage à Tolkien, fait d'une prose travaillée et presque incantatoire, il laisse transparaître une fascination, un sincère émerveillement pour celui que vous appelez « l'enchanteur ». C'est un de ces textes qui rappellent combien les personnes qui s'intéressent à Tolkien peuvent ne pas seulement chercher à l'analyser, mais aussi à participer à son enchantement, à habiter la vision du monde qu'il propose. C'est tout-à-fait respectable, même si je ne partage pas cette vision. :-)
Me serais-je sans le savoir prononcé dans la querelle des étoilés et des carnassiers qui a longtemps ébranlé les herméneutes de tout poil? Je vous remercie pour le "fait d'une prose travaillée", qui, si je ne m'abuse est un compliment?
Quote:Pour vous, si j'ai bien compris votre propos, le langage tolkienien retrouverait une « vieille unité de sens » supposée perdue, une « concordance angélique » entre le mot et la chose, un lien quasi-sacré... tandis que, de mon point de vue, Tolkien a créé cette concordance par son art, par son travail de façonnement du langage, sans que cela corresponde forcément à la supposée redécouverte d'une vérité ontologique perdue. C'est une construction esthétique talentueuse, mais non une révélation métaphysique. Du moins à ce qu'il me semble. Je ne vois pas Tolkien comme une sorte de prophète qui nous reconnecterait au Logos, mais comme un grand artiste ayant (sub)créé un monde (secondaire), mythopoétique, qu'il a voulu cohérent.Je dois vous avouer que je ne sais pas trop, oui et non, lorsque je parle de Tolkien comme forgeron, c'est bien pour montrer le travail de longue haleine auquel il s'est soumis pour réaliser son grand-œuvre. Le texte avait tout d'abord un visée stylistique, du moins je le crois, mais il parle aussi un peu du travail des muses, de cette inspiration mythopoétique, dont a bien parlé Sosryko dans son article sur Tom Bombadil.
Quote:Concernant le texte dans son ensemble, il me semble qu'il y manque une discussion critique. La théorie de Barfield a ses forces mais aussi ses limites, et vous avez sans doute une position personnelle là-dessus : il y a là matière à développement.Vous touchez, Hyarion, une des questions essentielles que je me suis jamais posé, je perçois des failles dans le raisonnement barfieldien, pourtant je n'arrive à savoir quoi, et vous l'avez bien vu la question de la nature des unités sémantiques anciennes (univocité ou analogie incompréhensible) est un réel problème pour moi.
« Il faut se demander si les vieilles unités sont des univocités [...] ou des analogies. » C'est une bonne question, mais j'ai l'impression qu'elle n'est pas vraiment traitée. Il est du reste possible de pencher pour l'analogie, en considérant que les Anciens pouvaient ne pas confondre le vent physique et l'esprit immatériel, mais percevoir une relation symbolique entre eux. L'univocité supposerait une indistinction totale alors que l'analogie permet de maintenir une unité perceptive sans confusion ontologique. Là encore, il y aurait matière à développement, dans un sens comme dans l'autre.
En tout cas je vous remercie de m'accorder autant d'importance.
Bonne soirée,
Menelvagor Tolkiendil
P.S. : Est-il possible que d'autres jrrrvfiens tolkiendili me donnent leur avis, non pas que recevoir ceux - avisés - de Hyarion me déplaise d'aucune manière, mais j'aimerais savoir ce que d'autres peuvent penser de mes deux petits textes.

