24-05-2026, 20:06
Merci pour le partage, Hyarion !
Si Anne Besson n’a pas fait figurer ces cartes dans son article pour le catalogue de l’exposition Cartes Imaginaires, Inventer des Mondes, c’est peut-être parce qu’elles n’étaient pas les plus pertinentes pour illustrer ce qu’elle écrit sur les mondes secondaires « coupant tout lien avec le monde réel », puisqu’elles font se superposer pays imaginaires et géographie réelle.
En cherchant les cartes dans mon édition de recueils d’histoires de Howard au Livre de Poche, je suis d’ailleurs tombée sur un passage de l’introduction de Patrice Louinet qui explicite plus précisément qu’Anne Besson le lien entre le monde réel et le monde de Conan :
[citation] […]Howard n'avait jamais eu l'intention de créer un univers dissocié du nôtre comme il l'avait fait quelques années auparavant pour les récits de Kull, et comme aime à le faire l'immense majorité des auteurs de fantasy. En choisissant avec soin des noms si proches de ceux que l'on trouve dans les légendes ou les manuels d'Histoire, il voulait simplement s'assurer qu'aucun lecteur ne se demanderait à quoi ressemble un Turanien, ou qu'il ignore que les Vanirs et les Æsirs vivent dans les contrées glacées du Nord. En faisant se télescoper l’histoire et la géographie dans un univers à la fois totalement nouveau et pourtant familier, Howard avait pour seuls objectifs l'efficacité et le stéréotype, ce qui lui permettait de planter un décor en un minimum de mots. Il faisait ainsi d'une pierre deux coups, répondant à son besoin d'avoir un cadre « exact et réaliste », tout en se donnant la possibilité d'écrire des récits (pseudo-)historique sans risquer l'anachronisme ou les erreurs factuelles.[/citation]
Amicalement,
C.
Si Anne Besson n’a pas fait figurer ces cartes dans son article pour le catalogue de l’exposition Cartes Imaginaires, Inventer des Mondes, c’est peut-être parce qu’elles n’étaient pas les plus pertinentes pour illustrer ce qu’elle écrit sur les mondes secondaires « coupant tout lien avec le monde réel », puisqu’elles font se superposer pays imaginaires et géographie réelle.
En cherchant les cartes dans mon édition de recueils d’histoires de Howard au Livre de Poche, je suis d’ailleurs tombée sur un passage de l’introduction de Patrice Louinet qui explicite plus précisément qu’Anne Besson le lien entre le monde réel et le monde de Conan :
[citation] […]Howard n'avait jamais eu l'intention de créer un univers dissocié du nôtre comme il l'avait fait quelques années auparavant pour les récits de Kull, et comme aime à le faire l'immense majorité des auteurs de fantasy. En choisissant avec soin des noms si proches de ceux que l'on trouve dans les légendes ou les manuels d'Histoire, il voulait simplement s'assurer qu'aucun lecteur ne se demanderait à quoi ressemble un Turanien, ou qu'il ignore que les Vanirs et les Æsirs vivent dans les contrées glacées du Nord. En faisant se télescoper l’histoire et la géographie dans un univers à la fois totalement nouveau et pourtant familier, Howard avait pour seuls objectifs l'efficacité et le stéréotype, ce qui lui permettait de planter un décor en un minimum de mots. Il faisait ainsi d'une pierre deux coups, répondant à son besoin d'avoir un cadre « exact et réaliste », tout en se donnant la possibilité d'écrire des récits (pseudo-)historique sans risquer l'anachronisme ou les erreurs factuelles.[/citation]
Amicalement,
C.

