15-06-2026, 20:01
Ne te fâche pas Benjamin (encore que je ne pense pas que ce soit le cas, vu les smileys — et merci pour ton compliment :)).
J'ai bien tenu compte de tout ce que tu as dit. Mais cela ne veut pas dire que je suis d'accord avec toi, tout simplement ;).
Dans l'histoire de la pensée en Occident, il y a bien une tension, deux lignes de forces qui s'affrontent, en ce qui concerne la question de la connaissance intellectuelle (sujet de ce dialogue de Platon et du café philo illustré) : celle-ci nous vient-elle des sens ou de la raison ? et, question connexe mais non tout à fait superposable : notre connaissance atteint-elle la réalité en elle-même ou seulement des phénomènes ?
Je renvoie à Étienne Gilson, L'unité de l'expérience philosophique (1937), Petrus a Stella, 2016 : toute notre histoire philosophique, sur cette question de la connaissance, est comme un balancier qui passe d'une perspective à une autre, chacune se renforçant sous le coup des contre-arguments de l'autre. Hume, dont tu te réclames le plus, n'échappe pas, très loin s'en faut, à ce mouvement (et certainement pas Épicure : d'un certain point de vue, que je ne suis pas sûr de partager entièrement d'ailleurs, mais peu importe, certains tiennent que toute la pensée philosophique occidentale a deux racines : la racine épicurienne et la racine stoïcienne).
À cet égard, ce dialogue de Platon a quelque chose d'assez grandiose et je l'ai inséré avec cela à l'esprit, et non pour le plaquer nécessairement sur Menelvagor et toi, mais comme une toile de fond sublime.
Pour autant, cela ne veut pas dire que j'exclus par principe un tiers-espace. Et mon dessin, à ce titre, aurait dû te plaire. Bravo à Céline qui a bien vu que, comme pour un certain professeur, l'essentiel était dans la marge et non au centre. Les autres personnages ont leur mot à dire y compris de se garder de dire. Et surtout, surtout, on voit que le principe qui domine les autres et le débat lui-même, dans cette scène est ... l'amitié (avec un encadrement). Alors, certes, le coquin que je suis ne cachera pas qu'il y a là quelque chose d'aristotélicien dans cette visée finale et même, soyons franc, de chrétien. Enfin, croyez-le ou non, ce point-là n'était pas calculé, c'est venu tout seul et je ne l'ai réalisé pleinement qu'après coup, comme un certain professeur là encore...
Enfin, convenons franchement que mon post attendait surtout pour réponse : « Bravo pour le dessin Yyr ! » — Merci Céline :)
Pour dogmatiste, oui, Benjamin a tout bon : mes g sont devenus au fil du temps des gamma, donc un o suivi d'un g, chez moi, à la main, ça ressemble à un g plus conventionnel :).
PS : bonne réussite pour le bac Augustin !
[small]Ça ne peut que me rappeler mon bac de français : j'ai découvert le Seigneur des Anneaux avant l'oral de français... et j'ai lu le Seigneur des Anneaux au lieu de préparer mon oral :).[/small]
J'ai bien tenu compte de tout ce que tu as dit. Mais cela ne veut pas dire que je suis d'accord avec toi, tout simplement ;).
Dans l'histoire de la pensée en Occident, il y a bien une tension, deux lignes de forces qui s'affrontent, en ce qui concerne la question de la connaissance intellectuelle (sujet de ce dialogue de Platon et du café philo illustré) : celle-ci nous vient-elle des sens ou de la raison ? et, question connexe mais non tout à fait superposable : notre connaissance atteint-elle la réalité en elle-même ou seulement des phénomènes ?
Je renvoie à Étienne Gilson, L'unité de l'expérience philosophique (1937), Petrus a Stella, 2016 : toute notre histoire philosophique, sur cette question de la connaissance, est comme un balancier qui passe d'une perspective à une autre, chacune se renforçant sous le coup des contre-arguments de l'autre. Hume, dont tu te réclames le plus, n'échappe pas, très loin s'en faut, à ce mouvement (et certainement pas Épicure : d'un certain point de vue, que je ne suis pas sûr de partager entièrement d'ailleurs, mais peu importe, certains tiennent que toute la pensée philosophique occidentale a deux racines : la racine épicurienne et la racine stoïcienne).
À cet égard, ce dialogue de Platon a quelque chose d'assez grandiose et je l'ai inséré avec cela à l'esprit, et non pour le plaquer nécessairement sur Menelvagor et toi, mais comme une toile de fond sublime.
Pour autant, cela ne veut pas dire que j'exclus par principe un tiers-espace. Et mon dessin, à ce titre, aurait dû te plaire. Bravo à Céline qui a bien vu que, comme pour un certain professeur, l'essentiel était dans la marge et non au centre. Les autres personnages ont leur mot à dire y compris de se garder de dire. Et surtout, surtout, on voit que le principe qui domine les autres et le débat lui-même, dans cette scène est ... l'amitié (avec un encadrement). Alors, certes, le coquin que je suis ne cachera pas qu'il y a là quelque chose d'aristotélicien dans cette visée finale et même, soyons franc, de chrétien. Enfin, croyez-le ou non, ce point-là n'était pas calculé, c'est venu tout seul et je ne l'ai réalisé pleinement qu'après coup, comme un certain professeur là encore...
Enfin, convenons franchement que mon post attendait surtout pour réponse : « Bravo pour le dessin Yyr ! » — Merci Céline :)
Pour dogmatiste, oui, Benjamin a tout bon : mes g sont devenus au fil du temps des gamma, donc un o suivi d'un g, chez moi, à la main, ça ressemble à un g plus conventionnel :).
PS : bonne réussite pour le bac Augustin !
[small]Ça ne peut que me rappeler mon bac de français : j'ai découvert le Seigneur des Anneaux avant l'oral de français... et j'ai lu le Seigneur des Anneaux au lieu de préparer mon oral :).[/small]

