Je découvre sur France Inter un court (et dispensable) échange qui a eu lieu au début du mois de juillet, dans Le débat de la Grande matinale de Sonia Devillers, entre Anne Besson, qu'on ne présente plus ici, et Damien Leloup, journaliste au Monde, sur les récupérations de Tolkien : « Le Seigneur des anneaux est-il de droite ou de gauche ? »
Cette question semble tarauder les médias, qu'ils soient de droite ou de gauche ;-), puisque France Inter ne fait que la reprendre au Figaro qui la posait quinze jours plus tôt dans le titre de la version en ligne de l'article de Vincent Jolly publié le 19 juin 2026 dans la version papier sous le titre « Des milliardaires de la tech au pape : Tolkien, un auteur pour les rassembler tous ».
Plus tôt encore, D. Leloup avait publié l'article « En citant Gandalf, Léon XIV fait couler de l’encre » (Le Monde, 9 juin 2026)
En tout cas, ce 4 août, une citation de Tolkien figure en gros caractères, sans aucun commentaire et sans aucune précision de sa provenance, au sommet de la page 4 de l'édition de L'Humanité, probablement en lien avec les feux qui ont été contenus : [emphase]« “Ainsi vient la neige après le feu, et même les dragons ont une fin.” J. R. R. Tolkien »[/emphase]
Tandis que la veille, le Figaro qui débute une série de 6 grands articles consacrés à G. Meloni, rappelle l'influence de Tolkien dans la section romaine du Mouvement social italien (MSI), vieux parti néofasciste qui intègre la jeune fille alors qu'elle n'a que 15 ans :
[citation=Louis Cyrille, Le Figaro, 3 août 2026, p. 16 ]«Notre groupe se caractérisait par un très fort sens de la communauté, témoigne Fabrizio Crivellari, qui en fut l'un des piliers, ainsi que par un bouillonnement intellectuel que je n'ai retrouvé nulle part ailleurs.»Les jeunes gens s'affublent de surnoms (Giorgia Meloni se fait à l'époque appeler Calimera). Ils consacrent le plus clair de leur temps à étudier, à débattre, à coller des affiches et à organiser des happenings. Leurs lectures sont pour le moins éclectiques. Elles vont des classiques de la littérature fasciste - avec un goût prononcé pour le philosophe d'extrême droite Julius Evola - aux ouvrages d'Antonio Gramsci, en passant, de façon quelque peu déroutante, par des biographies de Che Guevara et des romans fantastiques de J.R.R. Tolkien. « Le Seigneur des anneaux nous tenait lieu de bréviaire » , se souvient le sénateur Andrea De Priamo. La figure du Hobbit, chargée de défendre seule un ancien système de valeurs face à des adversaires surpuissants, constitue pour eux une puissante source d'inspiration. [/citation]
S.
Cette question semble tarauder les médias, qu'ils soient de droite ou de gauche ;-), puisque France Inter ne fait que la reprendre au Figaro qui la posait quinze jours plus tôt dans le titre de la version en ligne de l'article de Vincent Jolly publié le 19 juin 2026 dans la version papier sous le titre « Des milliardaires de la tech au pape : Tolkien, un auteur pour les rassembler tous ».
Plus tôt encore, D. Leloup avait publié l'article « En citant Gandalf, Léon XIV fait couler de l’encre » (Le Monde, 9 juin 2026)
En tout cas, ce 4 août, une citation de Tolkien figure en gros caractères, sans aucun commentaire et sans aucune précision de sa provenance, au sommet de la page 4 de l'édition de L'Humanité, probablement en lien avec les feux qui ont été contenus : [emphase]« “Ainsi vient la neige après le feu, et même les dragons ont une fin.” J. R. R. Tolkien »[/emphase]
Tandis que la veille, le Figaro qui débute une série de 6 grands articles consacrés à G. Meloni, rappelle l'influence de Tolkien dans la section romaine du Mouvement social italien (MSI), vieux parti néofasciste qui intègre la jeune fille alors qu'elle n'a que 15 ans :
[citation=Louis Cyrille, Le Figaro, 3 août 2026, p. 16 ]«Notre groupe se caractérisait par un très fort sens de la communauté, témoigne Fabrizio Crivellari, qui en fut l'un des piliers, ainsi que par un bouillonnement intellectuel que je n'ai retrouvé nulle part ailleurs.»Les jeunes gens s'affublent de surnoms (Giorgia Meloni se fait à l'époque appeler Calimera). Ils consacrent le plus clair de leur temps à étudier, à débattre, à coller des affiches et à organiser des happenings. Leurs lectures sont pour le moins éclectiques. Elles vont des classiques de la littérature fasciste - avec un goût prononcé pour le philosophe d'extrême droite Julius Evola - aux ouvrages d'Antonio Gramsci, en passant, de façon quelque peu déroutante, par des biographies de Che Guevara et des romans fantastiques de J.R.R. Tolkien. « Le Seigneur des anneaux nous tenait lieu de bréviaire » , se souvient le sénateur Andrea De Priamo. La figure du Hobbit, chargée de défendre seule un ancien système de valeurs face à des adversaires surpuissants, constitue pour eux une puissante source d'inspiration. [/citation]
S.

