29-03-2014, 20:12
Voila bien des sujets qui nous écartent de Tolkien, mais c’est un des plaisirs de JRRVF de diverger entre amis.
Sur la question de savoir si l’humanité est bonne par nature ou mauvaise, cette question est une des plus disputée à la fois en théologie et en philosophie. Personnellement je suis plutôt pessimiste sur ce plan et j’ai tendance à croire que, l’humanité est effectivement foncièrement mauvaise et pécheresse, mais je suis conscient que cette position ne fait pas consensus.
Du coup, je rejoints la position de Cédric sur l’éducation des enfants. Dans ma Bretagne il y a des endroits où le vent est si fort que les arbres sont tués avant de pouvoir se développer. Pour pouvoir en planter malgré tout on procède de la manière suivante. On plante le petit arbre derrière un talus où il est bien abrité du vent. Lorsqu’il grandit on le protège avec un treillis de genêts qui brise un peu le vent (maintenant on prend un grillage plastique). C’est seulement quand l’arbre est bien enraciné et déjà robuste qu’on le laisse affronter le vent des tempêtes d’hiver. Je crois qu’il en est de même avec les enfants. Lorsqu’ils sont tout petits il faut entièrement les protéger puis leur laisser découvrir petit à petit la laideur du monde avant de les laisser affronter celui-ci.
Sur la question de comment peut-on former une génération entière prête à « donner sa vie pour la France », je pense que c’est tout simplement une question d’éducation et de conditionnement. Quand on a été biberonné avec les vers de Corneille
« mourir pour son pays est un si noble sort
qu’on briguerait en foule une si belle mort »
Quand on a appris à lire avec le récit du sacrifice des Spartiates aux Thermopyles ou celui des légionnaires à Camerone ; et bien oui on rève de mourir en héro. Je l’ai fait quand j’avais 12-13 ans et il m’a fallu du temps pour me désintoxiquer .
Je cite juste Ernest Levisse historien et chef de cabinet d’un ministre de l’instruction publique
Le vrai patriotisme a besoin d’être cultivé. […] Enseignement moral et
patriotique : là doit aboutir l’enseignement de l’histoire à l’école primaire.
[…] Pour tout dire, si l’écolier n’emporte pas avec lui le vivant souvenir de
nos gloires nationales, s’il ne sait pas que ses ancêtres ont combattu sur
mille champs de bataille pour de nobles causes ; s’il n’a point appris ce qu’il
a coûté de sang et d’efforts pour faire l’unité de notre patrie et [faire
ensuite naître] les lois qui nous ont rendus libres, s’il ne devient pas un
citoyen pénétré du sentiment de ses devoirs et un soldat qui aime son fusil,
l’instituteur aura perdu son temps.
Pas étonnant qu’avec une telle utilisation de l’école on ait eu des hommes prêts à mourir
Sur la question de savoir si l’humanité est bonne par nature ou mauvaise, cette question est une des plus disputée à la fois en théologie et en philosophie. Personnellement je suis plutôt pessimiste sur ce plan et j’ai tendance à croire que, l’humanité est effectivement foncièrement mauvaise et pécheresse, mais je suis conscient que cette position ne fait pas consensus.
Du coup, je rejoints la position de Cédric sur l’éducation des enfants. Dans ma Bretagne il y a des endroits où le vent est si fort que les arbres sont tués avant de pouvoir se développer. Pour pouvoir en planter malgré tout on procède de la manière suivante. On plante le petit arbre derrière un talus où il est bien abrité du vent. Lorsqu’il grandit on le protège avec un treillis de genêts qui brise un peu le vent (maintenant on prend un grillage plastique). C’est seulement quand l’arbre est bien enraciné et déjà robuste qu’on le laisse affronter le vent des tempêtes d’hiver. Je crois qu’il en est de même avec les enfants. Lorsqu’ils sont tout petits il faut entièrement les protéger puis leur laisser découvrir petit à petit la laideur du monde avant de les laisser affronter celui-ci.
Sur la question de comment peut-on former une génération entière prête à « donner sa vie pour la France », je pense que c’est tout simplement une question d’éducation et de conditionnement. Quand on a été biberonné avec les vers de Corneille
« mourir pour son pays est un si noble sort
qu’on briguerait en foule une si belle mort »
Quand on a appris à lire avec le récit du sacrifice des Spartiates aux Thermopyles ou celui des légionnaires à Camerone ; et bien oui on rève de mourir en héro. Je l’ai fait quand j’avais 12-13 ans et il m’a fallu du temps pour me désintoxiquer .
Je cite juste Ernest Levisse historien et chef de cabinet d’un ministre de l’instruction publique
Le vrai patriotisme a besoin d’être cultivé. […] Enseignement moral et
patriotique : là doit aboutir l’enseignement de l’histoire à l’école primaire.
[…] Pour tout dire, si l’écolier n’emporte pas avec lui le vivant souvenir de
nos gloires nationales, s’il ne sait pas que ses ancêtres ont combattu sur
mille champs de bataille pour de nobles causes ; s’il n’a point appris ce qu’il
a coûté de sang et d’efforts pour faire l’unité de notre patrie et [faire
ensuite naître] les lois qui nous ont rendus libres, s’il ne devient pas un
citoyen pénétré du sentiment de ses devoirs et un soldat qui aime son fusil,
l’instituteur aura perdu son temps.
Pas étonnant qu’avec une telle utilisation de l’école on ait eu des hommes prêts à mourir

