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verbes...
#1
J'aimerai savoir s'il existe une liste de verbes forts en quenya, tel que sil- ou mel-.<br>Et s'il y a une règle grammaticale ou sémantique pour reconnaitre les catégories de verbes...<br>Et qu'en est-il des autres verbes: les faibles.<br>Existe-t-il des verbes moyens?<p>Merci de répondre à une question qui m'empèche de dormir depuis 2 jours... ;-)<p>Nackle
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#2
Personne n'a de réponse?<br>
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#3
La distinction entre verbes faibles et forts est un emprunt à la terminologie des langues germaniques où la plupart des verbes appartiennent soit à la catégorie des verbes forts, qui font intervenir des changements du radical dans la conjugaison (ex. allemand : <i>trinken</i> « boire », prétérit 3e pers. sg. <i>trank</i>, participe passé <i>getrunken</i>), soit à celle des verbes faibles qui ne comportent pas de tel changements et utilisent un suffixe en dentale pour former leur prétérit (ex. allemand : <i>lieben</i> « aimer », prétérit 3e pers.sg. <i>liebte</i> et participe passé <i>geliebt</i>). Les verbes forts constituent le fonds ancien, alors que les verbes faibles sont historiquement dérivés de noms, et leur classe continue de s’accroître.<p>Cette terminologie est parfois transposée au quenya (comme d’ailleurs au sindarin), mais les choses y sont un peu différentes. Le terme de « verbes faibles » a été employé pour les verbes terminés en –a car ce sont des verbes dérivés d’une racine primitive par un suffixe de dérivation terminé en -a. « Verbes forts » s’est vu employer pour les verbes de base de la langue (appelés aussi verbes basiques, verbes primaires) qui consistent essentiellement en une racine primitive sans suffixe de dérivation particulier.<p>Par ailleurs, si les deux catégories font appel à des affixes pour leur conjugaison, les « verbes forts » y ajoutent souvent une modification de leur radical (allongement de la voyelle radicale, infixation d’une nasale), ce qui est beaucoup moins souvent le cas avec les « verbes faibles » (même si ces phénomènes n’y sont pas inconnus).<p>En passant, ce point illustre que la terminologie peut parfois être quelque peu trompeuse. La description de toute grammaire en exige une - façon polie de dire qu’il faut bien nommer les choses pour en parler – et les termes sont souvent repris d’une langue à l’autre alors que les catégories ne correspondent jamais tout à fait, et peuvent même parfois différer assez.<p>A titre personnel, pour le quenya et le sindarin, les termes de « verbes de base » et « verbes dérivés » (ou « verbes en –a ») me semblent préférables car moins susceptibles d’égarer.<p>Moraldandil<br>
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#4
Merci d'avoir répondu Moraldandil!<p>Je te suis éternellement reconnaissant...<p>Nackle
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#5
Ne poussons pas :-D
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