Je voudrais émettre des réserves sur le terme niveau que j’estime inadéquat voir inapproprié.
Nous sommes tous plus ou moins sensible aux différent(e) s « colorations », sources, sens du SDA, et il existe différentes interprétations des textes, interactions des acteurs, etc.
Mais parler de niveau est, j’estime, maladroit.
Isoler une source est-il pertinent ?
L’œuvre n’existe-elle pas en elle-même (donc en un tout riche de toute ses influences)?
Je suis opposé à l’idée de différents niveaux de lecture du SDA mais pas à l’étude des différentes colorations, influences ayant participé à sa conception.
Tolkien a écrit:
The Lord of the Rings' is of course a fundamentally religious and Catholic work; unconsciously so at first, but consciously in the revision. (From a letter in 1953 to Robert Murray, in The Letters of J.R.R. Tolkien, 1981)
Nier toutes colorations religieuses et Chrétiennes serait donc stupide. Mais On peut entendre que le SDA est AUSSI une œuvre chrétienne.
Un externalisme de la bible peut il s’avérer pertinent ?
-Oui, il est intéressant de connaître les réalités historiques, les tentatives de rationalisation scientifique des miracles.
-Non si l’externalisme se superpose à l’œuvre, si elle se présente en alternative.
Une lecture isolée perd, pour moi beaucoup trop de sa substance et donc de sa pertinence.
Je suis donc opposé à un « niveau » uniquement biblique.
Une lecture biblique n’a de raison d’être que si elle enrichie la lecture original.
Pas si elle est isolée. Elle n’a pas de sens, pour moi, si elle fait fie du reste du « message ».
Une vision purement externaliste (ou internaliste d’ailleurs) c’est la menace de l'exclusion explicative.
L’époque que nous vivons est celle de la grande révolution scientifique mais aussi de la grande rupture religieuse
Ces révolutions et ces ruptures ont des conséquences dans tous les domaines de la pensée et nous sommes pris dans les tenailles de ces crises multiples.
L’interpénétration des influences du SDA doit nous amener à une extrême prudence dans l’interprétation du texte.
Qu’en pensez-vous ?
L’errantgris. (En espérant que ce n’est pas (trop) du réchauffé.)

