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PAIMPOLEVALA, ou l'affligeant constat de la fongibilité transversale du Marrissement d'Arda (et ses amusantes conséquences)

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 1: Préambule : le TGV vers Paris...
(par ISENGAR, ajouté le 11/05/04 13:22)


lundi 10 mai 2004. Le TGV de Amon Parnas (ou Montpanasse, pour les fidèles de la graphie parigote classique)…

Après un tel week-end, d’aucuns pourraient croire que la mélancolie aurait pu gagner les quelques voyageurs concernés par ces quelques lignes…

Mais non. Un sourire béat et limite niais se dessine sur leurs visages enfantins : Ils reviennent tous de Faërie.

Etudions ces oisifs troupiers un par un.

Gurth, d’abord. Cet individu, dépositaire d’un ridicule pseudonyme évoquant forcément une moitié d’épée, a forcé une innocente dame largement post-pubère a quitter sa place illico sous peine d’éructation metallique mâtinée d’incantations morgothiques…

Moraldandil, tombant de sommeil –suites malheureuse d’une tardive partie de Mah-Jong- semblait rêver, sous le masque douloureux d’un tonitruant et inattendu coup de soleil, à une farandole d’accents et de tournures grammaticales chantantes, engluée (la farandole, bien entendu) de Biafine®.

Irulan, dont la passion mimétique pour le cinéma en général, et Peter Jackson en particulier, le pousse, une fois de plus, à porter un short. Marri dans sa conception des choses, il ne peut s’empêcher de proférer un hymne à l’amour de l’art se résumant à un typique : « C’est nul !!».

Tar Palantir, comme à son habitude, majestueusement imperturbable, s’étonne encore d’avoir remporté pour la première fois de sa sordide existence, un quizz musical tournant autour du thème éculé de la trilogie Led Zep/Deep Purple/Black Sabbath…

Black Sabbath, quelle habile transition pour évoquer (invoquer ?) Yyr, installé dans ce train malgré lui aux côtés de Satan, créature ambiguë aux allures androgynesques, se maudissait poétiquement d’avoir a subir jusque dans un train les hasards sordides du marrissement qui l’ont conduit à cette involontaire déchéance.

Satan, donc, autrefois connu(e) sous le pseudonyme décadent de Necsipaal Eldomë (un truc qui veut rien dire, vous en conviendrez…), s’est elle/il –oh démonstration honteuse du marrissement poussé jusque dans ses retranchement les plus immoraux- consacré(e) à séduire et marrir une innocente jeune étudiante aux yeux de coquillage.

Kaiser Elwë, déguisé en ridicule et pédant steward de la Lucif’Air, regardait, dépité, la pluie sur la campagne. Une pluie annonciatrice de son proche retour dans ses humides domaines du pays où les évêques sont honteusement et scandaleusement payés par des deniers publics.

Isengar, votre serviteur, enfin à jeun en cette heure malgré la circulations de produits éthyliques de contrebande entre les sordides travées des fauteuils du TGV, s’est heurté à ce texte tout pourri dans lequel tous ses horribles co-paimpolais ont tenu absolument à figurer…

Fatigué de taper ces quelques mots sous la vociférante et néandertalienne (bisou Melilot) pression des autres, il songe à ces merveilleux derniers jours, des jours délicieux et uniques où heureuses rencontres et moments de grâce fragile (à l’image de lits de camp de sinistre mémoire) se sont mêlés à des épisodes nettement moins glorieux…

Il ferme les yeux et reconstitue dans un ordre chronologique aléatoire les événements de ce qu’un journaliste marri comme lui (Message personnel : Alfonso, si tu nous regardes…) pourrait appeler, la Satanique Paimpolaise.

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.