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Belgimoot : témoignage d'un farouche guerrier et de ses amis initiés à la pêche au thon marrisseuse de nazgul

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 1: Vendredi : chauffer l'ambiance...
(par Giligili, ajouté le 20/09/04 20:49)


Je me levai tôt, le vendredi matin, car le souvenir douloureux d'une épopée nocturne sur les voies et routes désertes de Bretagne hante encore mes cauchemars, à égalité avec Cthulhu et mes voisins d'immeuble... Et, croyez-le ou non, mais je parvins à prendre le train pour Montparnasse. Après avoir fait déranger ma meilleure que je priai diligemment d'aller quérir mon sac de couchage chez mes parents et de me l'apporter à Montparnasse (Lydie gagne un niveau!), je rejoignis Melo-dye et Irulan à la gare du Nord. Là nous nous interrogeames avec ferveur.
"Mais qui est ce Dragon Sacquet que nous devons retrouver à la Gare? Quelqu'un l'a-t-il déjà vu? "
Telles étaient les questions que nous hurlions à tue-tête en pleine gare, sans nous soucier le moins du monde du dérangement que nous pouvions occasionner à un quidam barbichu qui se tenait près de nous. Cependant, au bout d'un quart d'heure, le quidam en question, enlevant probablement des boules quiès imaginaires, vint nous voir et nous dit ces mots ailés:
"Vous allez à Coo?"
Joie! Notre groupe était au complet!

Nous prîmes donc le Thalys et arrivâmes sans encombres à la gare de Liège, où nous attendait une certaine Babel. Intimidés par ces menaces forumistes, nous nous gardâmes bien de hurler "Baaabeeel!" sur le quai. Mais nous allions bientôt avoir autre chose, de beaucoup plus surréaliste, à hurler.
En effet, une certaine demoiselle sur le quai tenait en sa main un sac de poireaux, qui tomba malicieusement par terre, sans que son infortunée détentrice s'en aperçoive. Lors, Melo-dye, Giligili (c'est-à-dire moi) et trois autres quidams du quai crièrent en vrac: "VOS POIREAUX! VOUS AVEZ FAIT TOMBER VOS POIREAUX! OCCUPEZ-VOUS DE VOS POIREAUX!"
La pauvre, rouge de honte, s'empressa de les ramasser, et tout le monde s'abstint bien de continuer à l'accabler, sauf un certain nain qui en rajouta une couche : "C'est bien la première fois que je crie 'Ramassez vos poireaux' dans une gare!"
La voiture de Babel fit ensuite un véritable chemin de croix (si tant est qu'une voiture puisse faire un chemin de croix) dans des sentiers aussi étroits et bosselés que les rues d'une petite ville du sud-ouest au nom évocateur. Puis ce fut l'arrivée tromphale dans le chalet!

Ah! La joie de revoir des visages connus et d'en découvrir des inconnus! J'abrège pour écourter le supplice des personnes absentes.
On dénombrais toutefois des absents de marques : des enclencheurs de joyeux bazar et des étoilés pétris de sagesse, des bardes pipeau au bec et des faiseurs de paella bretonne...
Ce fut un concert de retrouvailles et de découvertes, nous échangions des nouvelles et des bouteilles de bière, nous parlions littérature, films et souvenirs de tolkiendili, et le point d'orgue de cette magnifique soirée fut la narration par le dénommé Gurth d'un bouillant nanar nommé Planète Hurlante. Nous vivions au rythme de personnages capables de macher des lacets, de mater des vitrines grivoises en répétant continuellement "Lache moi les basques", de tuer des enfants qui se transforment instantanément en scies circulaires. C'est quand même beau l'accouplement du progrès scientifique et de la qualité cinématographique!

Puis Elwë Ier ramena Moraldandil le bien nommé, encore tout étonné de ne point avoir fait le voyage avec Edrahil et le fils de Lambertine. Cette dernière, traumatisée à l'idée que son fils se trouvait seul avec Ed' (pour lequel des deux s'inquiétait-elle?), tenta d'accaparer tous les téléphones des personnes présentes, en vain.
Enfin, vers minuit et demi, les deux zigomars parvinrent au logis. Les fourbes avaient traitreusement battu mon record de Paimpol!

Je tiens, à cet instant charnière entre le vendredi et la matinuit (matinuit : néologisme gawainien signifiant la partie de la nuit située entre minuit et l'aube, et démontrant une certaine propension de l'auteur de ce barbarisme à hanter ces heures lugubres) la matinuit, donc, dis-je, de samedi, pour pousser un cri du coeur!
En effet, j'avais jusque là réussi à conserver mes trois bouteilles de chouchen intactes et non-siphonnées jusqu'à l'arrivée du sieur Edrahil, qui permit toute sa contenace elfique et vida une bouteille et demie en dix minutes! Il fallut disposer des gousses d'ail tout autour des rescapées et attacher le nouveau-venu (qui en raison de l'heure tardive de son arrivée, aurait du, tel un certain Gawain à Paimpol, se faire discret, et adopter un humble profil bas) à son sommier, le privant donc d'une soirée qu'il avait commencé à massacrer en tentant d'engloutir un verre d'hydromel par les oreilles!

Voir le chapitre 1 sur 14



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.