Accueil » Fervent hommage » Votre Nouvelle
Apparence  

 

1980 Troisième Age, récit de Munin fils de Thróin

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
Add Chapter
Stories List
Voir les Options:
Sommaire | Plein texte
additions are not allowed l'auteur interdit les ajouts

Chapitre 1: Premier Jour en Moria ...
(par Stéphane Grignon, ajouté le 01/08/05 13:46)


Je suis Munin, fils de Thróin. Mon Seigneur et Roi était Durin, le sixième. Je demeurais en Khazad-Dûm, la plus grande et la plus prestigieuse cité naine de tous les Ages avant cette tragique année 1980.

J'étais un felak, un creuseur, spécialisé dans la recherche du Mithril, le métal qui fit la prospérité de mes ancêtres. Nous étions plus d'un millier comme moi à creuser toujours plus profondément dans les entrailles de la cité à sa recherche. Notre roi commerçait le métal avec toutes les races, tous les plus puissants seigneurs des environs, humains et elfes.

Il nous fallait toujours plus de Vrai-Argent, le roi, certains disait qu'il était en cela guidé par son Anneau, voulait du Mithril, il voulait s'enrichir encore et encore. Et nous creusâmes toujours et toujours plus bas, toujours et toujours plus difficilement dans des conditions que peu peuvent subir de nos jours.

Et voilà ce qui arriva... à force de jouer avec la chance et la prospérité.

Nous étions à la septième des profondeurs exploitées, je me souviens être arrivé en retard ce jour là, attardé par les consignes de ma femme de prudence envers ma propre famille et mon jeune fils Faín. Mes camarades suffoquaient, les pics allaient et frappaient le sol avec force et rythme, mon responsable me désignât une place un peu excentrée en rapport avec l’œuvre en cours. J'apercevais mon cousin Eggmoín loin devant moi qui frappait une veine de Vrai-Argent avec vigueur, faisant voler des éclats de tous côtés. Eclats qui étaient ramassés par les plus jeunes et rapides des ouvriers présents et spécialistes de cette tache.

Quand tout à coup, il y eut un son terrible, un peu en dessous de nous, comme le son d'un cor de guerre en plus aigu, une plainte multipliée par des échos caverneux et une espèce de répercutions dans ce qui semblait être un espace creux et vaste. Tout le monde s'était arrêté de frapper, le sol avait vibré comme soufflé par la puissance de ce son. Tout le monde était en attente et l'anxiété remplaça l'ardeur au travail et la joie de trouver une nouvelle veine de métal précieux.

Vint alors un second son, plus proche encore, semblant venir de sous les pieds des felaks les plus avancés. Le sol vibra cette fois si fort que certains d'entre eux churent violemment au sol. L'anxiété fut remplacée par la peur, et la chaleur...

Je me rappelle ce souffle chaud qui sembla transpirer du sol par de minuscules interstices... Peu de nains craignent le feu, mais ce feu là ne semblait plus du tout naturel... Avions nous mis à jour l'antre d'un dragon ? Que devions nous faire ? Le temps semblait arrêté et plus un son ne venait de ce millier de travailleurs assemblés et terrifiés si bruyants un instant auparavant. La transpiration sur mon corps n'avait rien à voir avec le travail effectué, elle était peur et chaleur.

Et soudain, un choc très puissant ouvrit une brèche au beau milieu des plus avancés. Je me souviens de cette lueur rouge, de cette flamme venant tout droit de l'enfer, de cette pointe d'épée colossale et chauffée à blanc sortie du sol, de ce trou qui s'agrandit aussi rapidement qu'un feu prenant un bout de papier, et des premiers nains à tomber dans l'abîme. Des dizaines de cris de terreurs, et aucun choc de chute, comme s'ils tombaient sans fin dans un gouffre sans fond.

Beaucoup tentèrent de reculer, mais la stupeur des autres bloquaient toute retraite, et certains tombaient encore et encore au fur et à mesure que le trou s'élargissait toujours. Je vis mon cousin tomber à son tour, immobile le regard vide et vitreux comme frappé de terreur, comme un arbre subissant le dernier coup de hache fatal. La moitié des nains amassés était déjà tombée, mais le pire restait à venir.

Alors de l'enfer une forme se dressa, une forme de feu, une forme gigantesque dont les ombre jaunes et rouges de feu emplirent toute la cavité ou nous étions encore là sur nos pieds. Le feu semblait venir de lui, il suintait le feu, on aurait dit en premier lieu un géant de feu, une forme d'ombre de flammes marchant sur deux jambes et tenant dans ses bras cette épée léchée elle aussi par les flammes et une sorte de fouet à multiples lanières. Quand il se dressa alors vraiment, je compris ce qu'était la terreur, cette forme était l'incarnation de l'effroi.

Voir le chapitre 1 sur 5



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.