Chapitre 1:
Réveil
(par
Isiliel, ajouté le 27/08/05 15:28)
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Il y eut la douleur. Puis le néant.
La trille d’un merle me réveilla. J’ouvris les yeux quelques secondes, juste le temps de voir les rais de lumière entre les frondaisons des hêtres, au-dessus de ma tête. Puis je sombrai à nouveau dans l’inconscience, trop vite pour réfléchir au fait que, là où j’habite, il n’y a pas de hêtres.
Quand j’ouvris les yeux pour la seconde fois, je vis cette fois un plafond blanc qui était traversé par des poutres gravées d’arabesques végétales.
J’avisai une présence au chevet du lit sur lequel j’étais couchée. C’était un jeune homme, et quand je me tournai vers lui, je fus frappée par sa perfection. Aucune irrégularité ne déparait son visage aux traits fins. Ses yeux en amandes étaient du même gris que la mer sous la pluie. Ses cheveux noirs, parfaitement lisses, étaient serrés par un bandeau blanc. Sur ses vêtements gris, brillaient des étoiles brodées au fil d’argent.
Il me sourit et dit : "Mae govannen ned Imladris. Im Elrohir. *" Je devinai plus que je ne compris et il me fallut quelques secondes pour réaliser. J’étais à … Fondcombe !
Mais je m’aperçois que j’ai oublié de vous donner quelques renseignements importants. Je m’appelle Daphné, j’avais 20 ans à l’époque et j’habite dans le sud-est de la France.
Vous comprendrez donc mon état d’esprit en voyant que je m’étais réveillée dans un lieu sensé n’exister que dans un livre !
Elrohir me dit autre chose, mais je n’en compris pas un mot. Je le lui dis et son air consterné me prouva que le français était pour lui aussi impénétrable que le sindarin l’était pour moi. Il essaya une autre langue, que je supposai être du westron, puis 2 ou 3 autres, que je n’identifiai pas. Mais il fallut se rendre à l’évidence. Nous étions incapables de communiquer.
Il me montra quelque chose de l’autre côté du lit. Sur une table étaient posés des vêtements. Il inclina la tête et, dans un dernier sourire, il sortit.
Il y avait un jean, un débardeur, des sandales et un blouson. En les voyant, j’eus une sorte de flash. Je me revoyais les mettre, le matin dans ma chambre. Je m’aperçus alors que je n’avais aucun souvenir de ce qui s’était passé juste avant mon réveil ici.
A côté, reposait une robe rouge et grise. Je la revêtis et, après une profonde inspiration, je sortis de la chambre.
Ainsi commença mon séjour à Foncombe.
* sindarin : Bienvenue à Fondcombe. Je suis Elrohir.
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