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Apparence  

 

PAIMPOLEVALA, ou l'affligeant constat de la fongibilité transversale du Marrissement d'Arda (et ses amusantes conséquences)

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 10: Dimanche 9 mai, après-midi.
(par ISENGAR, ajouté le 17/05/04 14:13)


Les premiers départs furent donc bien vite une triste réalité...
Arathorn et Jean, dés le samedi soir, avaient inauguré la triste litanie. Suivis dimanche midi, sous un air de Debussy, d’Anardaiel et Tirno.

L’Après-midi vit, hélas, le triste départ de dame Romaine et de sire Hisweloke, et celui, tant redouté, de Kendra, Melo-Dye et Gawain, trois des survivants de la fameuse nuit des morsures, dont deux sont d’incontournables et mécréants anti-jacksoniens notoires... On pouvait gager qu’avec leur départ, un peu de marrissement disparaîtrait de la maison de Vinchmor et de sa dame. C’est en tout cas ce qu’espérait Yyr l’étoilé, impatient de voir son séjour revenir à la lumière de Faërie... Notons d’ailleurs que Satan lui-même visa d’un oeil noir la partance de ces deux redoutables complices, ce qui était un sérieux gage d’espoir.

Quoiqu’il en soit, avec le départ de ces trois-là, les choses virèrent subitement au culturel et à la saine ambiance de travail. Et les orgies, la débauche, les morsures et la lente et peu subtile clochardisation des convives passa en second plan... De toute façon, toute la réserve de casse-pattes et de tord-boyaux du père Vinch’ avait été sifflée en deux jours, et il ne restait plus qu’un fond de champagne qui servit de petit déjeuner à Szpako, génialissime stakhanoviste de la grasse mat’ dans sa version la plus tardive...

On retrouva donc le monde de Tolkien, qui à l'origine, était le pretexte avancé pour le rassemblement de tous ces marginaux dépravés.

Dans ce nouveau contexte sobre et studieux, la foule réclama Isengar, qui n’eut aucune possibilité de se défiler.
Saturé de café noir, l’infâme cadet du Vieux Touque osa une sordide redite de ses anciens succès, dans une version malgré tout fortement marri par des commentaires appelant à plusieurs niveaux de lecture fort graveleux... La présence de Satan non loin de lui explique sans doute les dérapages... Quoiqu’il en soit, la recherche sur l’onomastique hobbite, déjà embryonnaire et confidentielle, reçut cet après-midi là un coup d’arrêt fatal. Au mieux ne sortit-elle pas grandie du désastreux exposé...

Puis la foule réclama Szpako, qui n’eut à son tour aucune possibilité de se défiler...
Tout à fait réveillée (quoique...) la belle enchaîna avec un exposé aussi occulte que lumineux (pour ne pas dire numineux) sur l’intervention divine dans le Seigneur des Anneaux. Une rumeur tenace prétend que l’intégralité de l’exposé figurera un jour prochain dans les carnets de JRRVF... Tar Palantir peut s’en réjouir, lui qui ronfla comme un cochon tout au long de la démonstration…

L’après-midi passant, d’autres malheureux départs ternirent quelque peu l’ambiance de débauche, déjà fortement entamée… Edrahil s’en fut rejoindre de passionnantes révisions mathématiques. Il ne voulait pas partir, le pauvre hère, aussi fallut-il l’enchaîner, hurlant et gesticulant, et le renvoyer dans une malle postale au tarif urgent à ses parents… Szpako et Maël s’éclipsèrent ensuite, plus sagement.

On enchaîna alors –déjà nostalgique, bien que le séjour ne fut pas terminé pour certains– avec le classement des nombreuses photos prises depuis vendredi par certains des convives.
Les richissimes et pédants propriétaires d’ordinateurs portables et d’appareils-photo numériques purent ainsi faire un prétentieux étalage de leurs biens à la pointe de la technologie humaine : Elwe et son impérial appareil photo numérique, Isengar avec son marrissant ordinateur portable d'une valeur équivalent à celle de la Comté toute entière, et Cédric avec –comble de l’arrogante et richissime modernité avant-gardiste– à la fois l’un et l’autre de ces deux appareils que seuls peuvent s’offrir certaines catégories aisées et favorisées de la population en ces heures de morosité économico-sociale…

Moins suffisante et plus en phase avec les réalités de l'Arda d'en-bas, Laegalad et sa flûte, que certains des convives avaient déjà eu l’occasion d’entendre lors du rassemblement des Tolkiendili à Pibrac, firent un apaisant et délicieux concert à la bande des restants, devenue fort sage.

Quelle délicieuse et rayonnante introduction musicale pour l’intervention étoilée de maître Yyr. Celui-ci exposa en quelques lignes un complément à ses brillantes réflexions sur le marrissement d’Arda.
Un marrissement dont les derniers jours de haute débauche que connut Paimpol sont un exemple édifiant.
Cela n’étonnera personne de savoir qu’à l’issue du merveilleux exposé, qui, précisons-le, fut préparé et pensé par Yyr sur les lieux même de l’assemblée paimpolesque (c’est à dire au cœur d’une immense et pétaradante beuverie), seul Satan –par la voix de son enveloppe charnelle marrie, l’inénarrable Necsipaal Eldomë– prit soin d’apporter la contradiction à l’Etoilé de JRRVF…

Puis le soleil déclina lentement et la fin d’une course vers l’Occident annonça la nuit et son corollaire : le réveil de Satan…

Voir le chapitre 10 sur 14



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.