Chapitre 10:
Amon Sul
(par
Isiliel, ajouté le 18/01/06 22:30)
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Que dire des jours suivants ? Pas grand chose. Nous avions quitté la route et pris un petit chemin à travers bois. Le temps avait fini par se rafraîchir et quand nous atteignîmes les contreforts des Collines du Temps, une pluie fine tombait depuis deux jours. Nos épaisses mantes à capuchons de laine grise avaient pompé toute l’eau et pesaient lourd sur nos épaules trempées. Je commençai un peu à regretter ce voyage.
Nous essayâmes de trouver un endroit abrité, sans succès. Les Jumeaux construisirent un abri de fortune avec des branches et une couverture qui fut rapidement imbibée. Il était évidemment impossible de faire du feu et je me mis à claquer des dents. Elrohir me tendit une fiole : "Prends en une gorgée, ça te réchauffera. Mais je te préviens, tu n’arriveras pas à dormir. -Aucune importance. "
Je lui pris la fiole. En une minute, je me sentis agréablement réchauffée et surtout réveillée comme jamais. J’en profitai pour réfléchir un peu. Ce voyage devenait pénible, je n’avais toujours pas trouver de traces de Tolkien et de plus, si ma mémoire était bonne, notre chemin allait nous amener dans les marais de l’Eau-aux-Cousins, ce qui ne m’enchantait guère. Je mourrai d’envie de rejoindre Bree au galop pour prendre une chambre au Poney Fringant, de dormir dans un lit chaud et d’interroger les gens de l’auberge. Tolkien y était sûrement passé, si il était arrivé jusque là.
J’en fis part à Elladan et Elrohir qui furent moins enthousiastes. La pluie ne semblait pas les déranger et l’idée de passer une nuit dans une ville humaine ne semblait pas les ravir. C’était sans compter la panoplie infini de l’argumentation féminine. Ne dit-on pas que ce que femme veut, Eru le veut (Euh pardon, Dieu le veut). En gros, je finis par les convaincre. Mais alors que je rassemblai mes affaires avec empressement, Elladan me dit : "Ce n’est pas la peine de te dépêcher, nous n’y serons pas avant deux jours. "
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