Chapitre 11:
Celes is back
(par
Kiriyeh, ajouté le 22/01/04 10:49)
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Nehemira voyageait depuis quelques jours à pieds lorsqu’elle trouva une vieille maison en ruine. Il se faisait tard alors elle décida de s’arrêter quelques temps chez eux car elle n’était pas sûre de retrouver une autre maison plus loin. Elle se dirigeait vers le royaume de Siyoroth où le seigneur, paraît-il, donnait asile aux plus démunis. En usant de ses charmes, pensait-elle, elle pourrait peut-être trouver une maison, un mari et vivre tranquillement. Et surtout ne plus entendre parler des fous qui la cherchaient. Tandis qu’elle entrait dans la maison, elle se remémorait la soirée chez le vieil Elzéar où elle trouvait bizarre que l’enfant les accepte si vite. Il ne parlait jamais et restait seul à dessiner des scènes horribles ou s’asseoir sur le banc et se balancer. Il ne lui avait jamais adressé la parole alors qu’elle s’était occuper de lui pendant près de 8 ans. Pourquoi avait-il parlé à Kira alors qu’il ne le connaissait pas ? Elle ne cessa pas de penser au couple et de les identifier sous tous les angles où elle les avait vus. Ils n’avaient rien de particulier à part leurs vêtements. Ils cherchaient une personne qu’Elzéar lui-même, ne voulait pas entendre parler. Qui était cette Celes ? Avait-elle un lien avec cette étrange personne ? Il lui paraissait étrange que le couple s’intéresse à une pauvre fille amnésique comme elle.
Dans la maison, elle ne trouva d’abord personne. Elle était sombre, peu équipée mais habitée. Elle passa dans la pièce voisine où elle trouva une petite fille assise près d’une femme allongée, qui semblait être sa mère. La femme était rousse, cheveux longs et portait une robe d’un vert très pâle. La petite fille est brune avec des reflets roux, cheveux long attachés en une natte et les yeux verts. Elle portait une robe beige et sale. - Bonjour. Dit-elle. Je suis entrée car il n’y avait personne. Pardonnez mon impolitesse. - Ma maman dort, dit la petite fille. Ca fait longtemps qu’elle dort… - Je ne voulais pas déranger ! Je voudrais juste, si vous pouvez, dormir cette nuit. Je partirai demain à l’aube. - Je vais préparer à manger. Elle se réveillera bientôt. Enfin, je pense… La petite fille se leva entra dans la pièce principale. Elle ne regardait pas l’étrangère et s’agitait toute seule. Un petit garçon entra dans la maison en trombe. Il portait des vêtements bleus pâles. Ses cheveux d’un beau châtain clair n’avaient pas été coupés depuis bien longtemps et ses yeux étaient du même vert que la fillette. Il vit la gamine, courut vers elle et lui chuchota à l’oreille. Ils coururent ensuite dehors, laissant Nehemira toute seule, assise à la table. Comme ils ne revenaient pas, Nehemira s’occupa du souper et s’aperçut que les rations étaient maigres. « Ils sont vraiment pauvres » se dit-elle. Plus elle cuisinait, plus il lui semblait sentir une odeur nauséabonde. Vraiment insupportable. Se bouchant le nez, elle chercha d’où pouvait provenir cette odeur et sortit dehors mais ne vit rien. Pas même les enfants. Toujours cherchant l’origine de ce supplice, elle entra dans la pièce où était la femme allongée. L’odeur était plus forte, plus elle approchait du corps. Prise d’une énorme répugnance elle prit le bras gauche de la femme, le souleva et les os craquèrent. Elle hurla, sortit de la maison, trébucha et tomba mais ne se releva pas. Son cœur battait la chamade. Elle était tellement essoufflée et horrifiée qu’elle ne trouvait plus la force de se relever et de crier. « Ils vivent avec un cadavre, ils vivent avec un cadavre ! » . Cette phrase résonna dans sa tête un très long moment. Elle se mise assise une fois plus ou moins calmée et regarda sa main. C’est froid. C’est froid, un cadavre. L’image de la femme totalement rigide, froide et la peau bleutée, ne parvenait pas à sortir de son esprit. Alertés par ses cris, les enfants surgirent de derrière la maison. Voyant que la jeune étrangère était totalement effrayée, ils s’approchèrent et demandèrent si leur mère s’était éveillée ! « Aaaah, hurla-t-elle telle une bête sauvage terrifiée. Elle est morte ! Elle est morte ! Elle est MORTE !!!! » Les enfants la regardèrent, incrédules. Elle est « morte » ? Ils se regardèrent, sans rien dire. La petite fille se mit à pleurer. - Maman ne nous a jamais dit se que c’était que la mort. La mort, c’est ça ? Nehemira ne dit rien. Ses enfants n’avaient jamais vu de cadavre ? Etaient-ils si retirés du monde pour n’avoir jamais vu de morts ? - Maman disait que papa allait partir. Mais pendant une nuit je l’ai vu creuser un trou et mettre papa dedans. Je croyais qu’ils jouaient. Quand je me suis levée le matin, papa était plus là. Quand je lui ai demandé où il était, elle a dit qu’il était parti très loin et qu’il ne reviendrait jamais. Elle a dit qu’il l’avait abandonnée ! Frappée par le récit de la petite fille, Nehemira s’était calmée. Elle venait de comprendre pourquoi les enfants vivaient avec ce cadavre. Finalement, ils n’avaient pas réaliser qu’ils étaient désormais orphelins. - Il faut quitter cette maison. Dit-elle. L’odeur de plusieurs jour ne partira pas. Il faut la brûler. - Mais on ira où, après ? - Je vais à Siyoroth. Je pourrai m’occuper de vous quelques temps. Quels sont vos noms ? - Lorenzo, dit la petite fille. - Leindel, dit le garçon. - Finissons de manger, dormons et demain, à la première heure commencera pour vous une nouvelle vie. Allez vous occuper du souper je m’occupe de votre mère. Mais avant, allons sur sa dépouille et prions pour qu’elle trouve le chemin de l’au-delà. Tous trois se dirigèrent vers le cadavre, se mirent à genoux, baissèrent la tête et restèrent silencieux. Chacun priait pour des choses différentes mais tout le monde voulait que cette femme veille pour toujours sur ses enfants. Quand ils eurent fini, Nehemira mit un bout de tissu sur son visage et porta le corps derrière la maison. Elle trouva une simple pierre faisait office de tombe pour le mari et creusa un trou à sa droite. Cela lui prit un certain temps et les enfants décidèrent de commencer de manger sans elle. Ils se couchèrent avant même qu’elle ait fini de creuser. Lorsqu’elle eut fini, elle mangea très peu et alla se coucher.
Le lendemain matin, ils se levèrent très tôt. Après avoir dit adieu à leur maison et à tout ce qui leur était cher, Nehemira mit le feu et ils partirent. « Cette maison ne doit pas servir à la racaille, il est préférable de la brûler ! » Pensa-t-elle. Ils voyagèrent encore des jours et des jours. Siyoroth était pratiquement tout a l’Ouest des Terres du Nord, et cela leur prit beaucoup de temps. Ils arrivèrent dans une grande ville qui s’appelait Arkans. Ayant prit tout l’argent que possédait la mère des enfants. Il entrèrent dans une auberge bon marché et demandèrent leur chemin. Ils n’étaient jamais venu ici, ni l’un ni l’autre, et ne connaissaient pas la route à suivre. L’aubergiste leur dit en se moquant qu’il était déjà à Siyoroth. Arkans était la capitale de ses terres. Nehemira baissa la tête et le remercia. Voyant qu’ils étaient des voyageurs, l’aubergiste leur proposa une chambre à un prix raisonnable par rapport à leurs moyens. Ils acceptèrent rapidement car ils étaient plutôt fatigués. Les enfants allèrent dans leur chambre pendant que Nehemira discutaient avec l’aubergiste pour trouver un travail. Si elle était maintenant à Siyoroth, alors son voyage s’arrêtait ici. Il ne restait plus qu’à trouver quelqu’un qui s’occuperait des orphelins. L’aubergiste lui dit qu’il n’avait aucun travail à lui donner, et comme beaucoup de gens venaient ici pour les mêmes raisons, il était devenu difficile de trouver quelques chose à faire. Nehemira étaient terriblement déçue mais ne laissa rien paraître. Elle alla dans sa chambre, se lava et s’habilla. Il commandèrent un repas pour le déjeuner et le mangèrent rapidement. Ils voulaient profiter de l’après–midi pour visiter la ville. En marchant dans les rues, ils apprirent que le château du seigneur avait été attaqué mais que rien n’avait disparu. Cela semblait être l’œuvre de voleurs mais rien n’avait été volé. Seuls quelques gardes et femmes de chambre avaient été tués. Nehemira se dit que cela pouvait l’aider à trouver du travail. Elle demanda donc où se trouvait le château et une vieille femme lui indiqua le chemin à prendre. Les enfants la suivirent sans se douter qu’elle les abandonnerait une fois qu’elle aurait un endroit pour vivre. Ils se perdirent car la femme n’avait pas été assez précise ou était totalement gâteuse. Ils demandèrent à nouveau leur chemin et cette fois ils tombèrent sur un jeune garde qui les accompagna car il devait rentrer. Il avait bien bu et ne cessait de draguer Nehemira et de faire des alexandrins sur ses cheveux bleus. Cela intriguait toutes les personnes qu’elle croisait sauf, les enfants. Ces derniers ne se savaient pas du tout qu’une telle couleur n’existait normalement pas.
Ils arrivèrent au château quelques minutes plus tard. Le garde lui demanda pourquoi elle voulait entrer et elle lui expliqua sa situation. Le garde se mit à rire et dit : - Désolé, mam’zelle, mais le seigneur n’est pas là pour le moment. Cette attaque de cette nuit nous a causé pas mal d’ennuis et on espère bien que cette histoire n’aille pas jusqu’aux oreilles de notre seigneur. - Mais comment vais-je faire pour trouver un travail ? J’avais entendu que beaucoup de femmes de chambre avaient été tuées. Je peux facilement en remplacer une ! Un seigneur ne fait jamais attention aux femmes de chambre. Je suppose que votre seigneur ne fait pas exception. Je passerai inaperçue. - Désolé de te décevoir mais on a déjà essayé. La jeune fille a été découverte tout de suite. Apparemment, notre seigneur les regarde… ‘Faut dire qu’elles sont bonnes pour la plupart, dit-il en riant de ses conquêtes… - Ah! Je le crois pas. C’est un pays de vicelard ici ou quoi ? - Ah, attention mam’zelle ! Si t’es pas sympa avec moi, tu seras jamais intégrée ici. Tu veux un travail pour pouvoir être logée et nourrie. De toute façon les gens ne sont pas payé, tu le sais ça ? A moins que tu ne sois suffisamment douée pour être un garde. Je suis sûr que les autres t’accepteraient facilement, si t’es gentille. - Je sais bien que les esclaves ne sont pas payés. Ne me prends pas pour une conne ! Et il est hors de question que je devienne votre esclave pour vous soulagée de vos pulsions… - Oh mais ne monte pas sur tes grands chevaux, mam’zelle, je plaisantais ! Aucune femme n’est acceptée dans l’armée. Les femmes de chambre sont toujours qu’entre elles, alors il est normal que l’on se retrouve de temps en temps pour… enfin tu comprends ? S’interrompit-il en voyant les enfants l’écouter. - Hmmm, on va dire que c’est compréhensible. - Tu verras, quand tu ne verras que des femmes, tu seras bien contentes que l’on se retrouve de temps en temps. - On verra ça ! Je compte sur vous pour me…enfin…parler de moi au seigneur…dit-elle en partant. - Hé attends ! J’étais en train de penser. T’es plutôt mignonne… - Oh ! Ne recommencez pas avec cela ! - Laisse moi finir ! Si tu plais au seigneur, tu pourrais devenir sa femme… - Moi, sa femme ? Laisse-moi rire ! Je suis bien trop pauvre pour devenir la femme d’un seigneur ! - Notre seigneur ne s’intéresse pas aux grandes fortunes. Il s’est mis dans la tête que les meilleures femmes faisaient partie du peuple. Si tu es belle, intelligente et pas intéressée par sa fortune, tu peux facilement intégrer sa cour… - Je n’ai pas reçu un enseignement pour le devenir. Je ne veux pas vivre dans le luxe. C’est très ennuyeux. Je préfère de loin travailler ! - Comme tu veux…dit-il pour mettre fin à la conversation. Nehemira et les enfants redescendirent vers l’auberge pour souper. Ils n’avaient pas assez prêté attention au chemin qu’ils avaient pris alors ils furent de nouveau perdus.
Ils se couchèrent tôt et décidèrent de profiter du temps que le seigneur n’était pas là pour visiter entièrement la ville. Après avoir passer quelques heures à passer de rue en rue, ils sortirent de la ville pour aller manger près de la rivière c’est pourquoi avaient-ils préparé un déjeuner sur l’herbe. Les enfants racontaient leur vie. Comment leur mère leur avait expliqué qu’elle avait énormément souffert pour mettre au monde de faux jumeaux, comment ils avaient appris à vivre sans leur père, car il était mort lorsqu’ils avaient à peine 4 ans, et ainsi de suite…jusqu’à l’anniversaire de leurs 10 ans, jour où ils avaient rencontré Nehemira qu’ils considéraient maintenant comme leur nouvelle mère. Elle de son côté, ne leur disait rien. Que pourrait-elle dire ? Elle n’a comme souvenirs, seule la vie qu’elle avait passée avec Elzéar et l’enfant.
Après avoir mangé prés d’une magnifique cascade, ils décidèrent de se baigner un peu. Un chevalier approcha lorsque Nehemira fut presque nue et elle se jeta illico dans l’eau. Les enfants qui étaient déjà en train de jouer près de la cascade ne s’en soucièrent guère. La jeune se cachait comme elle put. En effet, elle portait une simple combinaison fine et blanche qui était devenue transparente dans l’eau. L’homme approcha encore, ayant entendu un bruit dans l’eau. Il vit alors Nehemira telle une sirène, dans l’eau, tentant de cacher sa poitrine. Il s’excusa et demanda son chemin. Elle remua la tête et lui dit qu’elle n’était dans la ville que depuis très peu de temps. - Je désirerais aller au château du seigneur de Siyoroth… j’ai une lettre urgente de mon…seigneur à lui donner… dit le jeune homme. Il avait les cheveux blonds très longs qu’il avait laissé détachés et des yeux verts. Son armure était majestueuse et Nehemira se demandait bien d’où pouvait provenir cet homme. - Il paraît que le seigneur est absent. Je voulais le voir aussi mais il est partit depuis quelques temps. - Vraiment ? C’est ennuyeux, c’est urgent ! Quand rentre-t-il ? - Je ne sais pas… L’homme descendit de son cheval et regarda les enfants jouer. Il s’assit sur une pierre et ne bougea pas. « Ce crétin ne va pas tout de même pas rester là indéfiniment ? » Pensa-t-elle. Il la regarda et s’aperçut qu’elle n’osait pas bouger de peur qu’il la voie. - Ne vous inquiétez pas ! J’ai déjà vu une femme nue si c’est cela qui vous inquiète…dit-il en la fixant. - Là n’est pas le problème… C’est une question de principe ! Rétorqua-t-elle en le dévisageant. - Je ne vois pas pourquoi vous ne profiter pas de votre corps. Vous êtes plutôt bien roulée… - Mais c’est quoi ce pays de fous ? TOUS DES VICELARDS !!! Hurla-t-elle. - Veuillez m’excuser, je ne savais pas que…dit-il en faisant une révérence pour se faire pardonner. - Peut-être avez-vous raison, dit-elle en se calmant. Peut-être que les femmes n’ont seulement le droit d’être belles et se taire… - Cela n’est pas mon avis, dit-il. Pour moi, les femmes sont aussi importantes dans la société que les hommes. Peut-être même plus puisque ce sont elles qui portent la vie… - Vous pensez vraiment ce que vous dites ? - Toujours ! La franchise est l’une de mes qualités premières… - Alors si je suis assez belle pour plaire à une personne telle que vous, je ne devrais pas à avoir peur de me montrer… - D’autant plus que je ne peux rien voir ! Le tissu de votre combinaison est trop épais pour que l’on puisse voir quoi que se soit ! J’ai déjà regardé et l’on peut à peine voir vos formes ! - Oh ! S’écria-t-elle en lui jetant de l’eau au visage et riant avec lui. Elle ne savait pas pourquoi elle lui faisait confiance et elle croyait ce qu’il lui disait. Elle désirait de plus en plus avoir un homme et vivre une vie tranquille et normale. Et elle se mit à rêver de passer sa vie avec lui. C’était bien la première fois qu’un homme était aussi gentil (mais vicieux) avec elle. Elle sortit de l’eau telle une naïade et s’approcha de lui. Toute dégoulinante elle s’assit près de lui et attendit que le soleil la sèche. Les enfants s’approchaient de plus en plus de la cascade et cela commençait à l’inquiéter. Elle ne les quittait pas des yeux, tel une mère pour ses enfants. - Vous êtes leur mère ? Lui demanda-t-il. - Non, ils sont orphelins. Leur mère est morte, il y a quelques jours ! - Je vois, vous vous en occuper le temps de trouver un endroit pour vivre et une famille pour les accueillir. - Oui, c’est exactement cela. Comment avez-vous deviné ? - Une femme n’est jamais totalement aimantes envers les enfants des autres. - Peut-être. Je n’ai jamais d’enfant… ni d’homme dans ma vie non plus… - Ça lasse… - Oui, soupira-t-elle. - Je sais ce que c’est. J’ai aimé une femme dans ma vie mais elle ne partageait pas mes sentiments. Elle aimait mon meilleur ami. Ce fut pour moi un choc quand elle me l’a dit. Elle avait simplement voulu être sincère avec moi. Du coup, je me suis mis à boire beaucoup avec une autre femme. Une de mes amis aussi. Mon ami avait lui, des sentiments pour elle et moi je le savais. Du coup, je ne pouvais rien faire. Ma vie est d’un compliqué ?! - Pas du tout, c’est intéressant… - Cette femme ne le savait même pas alors elle flirtait avec moi… - Elle quoi ??? - Euh… elle allait beaucoup trop loin avec moi. Au début c’était un jeu mais c’est vite devenu sérieux. On a su mettre nos limites, moi pour mon ami mais elle, je sais pas pourquoi elle s ‘est arrêtée…elle était si jolie… par contre elle avait un sale caractère. Je ne l’ai jamais vu pleurer et pourtant elle en a vu dans sa vie. C’est une femme forte. - Est-elle une bonne ou une mauvaise femme ? J’avoue avoir du mal à saisir quel genre de personne elle est… - Elle aime le sang, la torture et la viande bien saignante. Elle se bat pour voir le sang couler et quand elle est satisfaite, elle se mit à rire sardoniquement. - Euh… Nehemira était restée bouche bée avec la description de l’homme. - Au fond, c’est une femme exceptionnelle. Sans elle, je ne sais pas ce que je serais devenu ! - Quel est son nom ? - Adrielle. Ce nom résonna dans la tête de Nehemira. Ce nom elle le connaissait déjà. Loin dans sa mémoire. Sa mémoire…
Elle poussa un cri inhumain ce qui fit sursauter le chevalier et il s’éloigna de quelques mètres. Elle posa ses mains sur sa tête, ses tempes et les faisaient glisser nerveusement dans ses cheveux. Elle tremblait de tout son corps et hurla « Cette femme me persécute ! Jusqu’où va t-elle me suivre ? » . Les enfants, apeurés par ce cri tombèrent de la cascade qu’ils escaladaient et Nehemira reprenant son calme alla les chercher. « Ils sont tombés d’au moins deux mètres. A cette hauteur, je vais avoir du mal à aller les rechercher !! » Cria-t-elle affolée. Elle escalada à son tour la cascade et les trouva évanouis. L’homme ne pouvait monter car les roches étaient trop fragiles alors il demanda à Nehemira de les descendre. Elle prit d’abord Lorenzo qu’elle mit sur ses épaules et parvint jusqu’a l’homme pour lui donner. Elle remonta aussitôt pour aller chercher Leindel. L’homme mit la gamine sur l’herbe et retourna en dessous de la cascade. Nehemira tenta de descendre de la même manière mais la roche s’effrita et elle tomba. L’homme récupéra Leindel en tomber mais Nehemira s’écrasa sur un caillou. Ne perdant pas son calme, il posa le garçon à côté de sa sœur et retourna voir Nehemira. Elle perdait beaucoup de sang mais elle se réveilla. - Où suis-je ? Dit-elle d’un ton qui ne ressemblait plus à la douceur de Nehemira. - A Siyoroth, très chère, dit le jeune homme. - C’est où ce trou perdu ? C’est encore ces abrutis qui m’on traînée jusqu’ici ? - Yeah! Celes is back ! s’écria-t-il.
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