Chapitre 11:
Le chant des lames
(par
michel cauvin, ajouté le 19/10/02 21:51)
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Ilnor sentit au plus profond de son être que la trame même d'Althéa se désagrégeait et la nécessité absolue de mettre fin au combat le submergea. Profitant d'une parade vigoureuse qui fit reculer Feublanc de quelque métres, Ilnor relacha son controle sur le Thulwâr et laissa déferler en lui tous les sentiments qu'il avait endigué jusqu'à présent. L'amour qu'il portait à sa femme et ses enfants le fit rayonné intensément tandis qu'il laissait volontairement toute la formidable énergie magique de Maerlyn le quitter. Ainsi Ilnor-ata-Damasaraï se tint devant le regard des hommes et des Dieux, au milieu du plus formidable des combats, le buste droit, les bras grands ouvert et la tête tournée vers les cieux. Palekan talonna sauvagement Feublanc et dans un cri sauvage, empreint d'une folie victorieuse, il plongea Nerân jusqu'à la garde dans la poitrine d'Ilnor. A ce moment-là, Maerlyn décrivit une arabesque sanglante dans l'air tandis que la tête de Palekan roulait au bas de sa monture. Il y eut soudain un grand silence qui se gravat à tout jamais dans le coeur et l'esprit de tout les hommes présent. C'était comme de passer d'une tornade desctructrice à un calme absolue en l'espace d'une seconde. Seulement, les traces du combat se déployaient à des lieues aux alentours et au centre se tenaient deux destriers portant pour l'un, un corps en armure sans tête et l'autre un corps en armure avec une épée dans le corps. Ilnor ne sentait plus ses membres et la vie s'écoulait de son corps avec le sang qui maculait son armure. Sa volonté prodigieuse obligea ses bras à soulever son heaume et ses yeux presque aveugle maintenant balaya une dernière foit le monde pour lequel il avait combattu et donner sa vie. Il voulait demander aux Dieux de donner une chance à son monde ainsi qu'à tout les êtres vivant d'Althéa mais son esprit n'arrêtait pas de divaguer et absurdement il se revoyait bordant ses enfants en leurs chantant une comptine enfantine populaire qui célébrait les joies de la vie. Un murmure s'échappa de ses lévres mais rapidement sa voix prit de l'ampleur tandis qu'il chantait la comptine et ilnor-ata-Damasaraï rendit son dernier souffle de vie tandis que la fin de son chant s'envolait jusqu'aux cieux... |
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