Chapitre 12:
La cachette
(par
Eléanor, ajouté le 30/12/03 22:04)
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Finarfin, toujours perdu dans la forêt, s’éveilla après un long sommeil agité. Il se retrouva assis par terre, adossé à une grande pierre. Soudain, il prit conscience du bruit derrière lui. Il entendait des voix, des voix d’orques et aussi un crépitement de feu accompagné d’une odeur de viande rôtie. Les voix ne venaient pas de tout près mais tout de même pas très loin puisque Finarfin les entendait distinctement. Il fut étonné de constater qu’il comprenait tout se qui se disait puisque les orques se servaient de la langue commune pour communiquer. Cette langue n’était que peu utilisée à Statil, mais tous juste assez pour que Finarfin saisisse ce qui se disait.
- Comment ça, volatilisé !? Un elfe ne se volatilise pas tout seul ! Vous n’avez pas assez cherché, espèces de paresseux aux yeux gluants, espèces de têtes de paille ! Vous allez me trouver ce petit vermisseau d’elfe, et plus vite que ça !
-B...... bien chef.
Finarfin n’en revenait pas, il était à deux pas d’une troupe d’orques et on ne l’avait pas encore trouvé! C’était peut-être à cause du manteau elfique qu’il portait. Pourtant, les orques étaient plus renommés pour leur odorat que pour leur vision. Prudemment, il se retourna pour apercevoir le campement d’orques. Il n’était qu’à une centaine de mètres, mais grâce à son ouïe très développée et à la voix puissante des orques, il saisissait très bien ce qui s’y disait. Une centaine de soldats se tenaient là, et une dizaine de feux de camp avaient été allumés. Finarfin observait le camp sans faire le moindre bruit.
- Au moins, ils n’ont pas capturé Fingolfin, mon frère, se dit Finalfin pour lui-même. Et au nombre d’orques qu’il y a, je crois qu’aucun d’eux ne l’a suivi. Par contre, cela veut dire qu’ils sont tous après moi!
La pierre derrière laquelle Finarfin se trouvait n’était pas une excellente cachette; il savait qu’au moindre geste on l’entendrait. Il prit le risque tout de même de se rasseoir dos à la roche, histoire de prendre une bouchée de nourriture – incorrigible! Il sortit le plus doucement possible de sa poche une galette de lembas qu’il avait sûrement oublié là au cours d’un voyage passé. Espérant qu’elle soit encore mangeable, Finarfin déballa le pain de route de son enveloppe de feuilles. Il ne prit que quelques bouchées, car il savait qu’il s’agissait là de sa seule nourriture avant un bon moment…Soudain, une brindille craqua à coté lui.
- Chef, chef ! Il est ici ! J’ai trouvé l’elfe, chef !
Un orque se tenait à coté de la roche, pointant Finarfin du doigt. Heureusement pour ce dernier, il était plus rapide que l’orque et il pu tirer l’épée du fourreau avant que son adversaire ait eu le temps de réagir. Finarfin voulut lui trancher la gorge mais l’orque avait un col de fer et il ne parvint qu’à le blesser très légèrement. Il se retourna et commença à courir pour s’éloigner le plus possible du camp, or l’alarme était déjà sonnée et la chasse avait été lancée. L’elfe courrait vite, mais les arbres freinaient son allure et il entendait ses poursuivants courir derrière lui. Il leva soudain la tête pour s’apercevoir que la forêt se faisait moins épaisse et que les rayons de soleil perçaient de plus en plus le dôme de feuilles. Peut-être arrivait-il à l’orée de la forêt ? La fin des arbres arrivait-elle ? Finarfin continuait sa course folle et sortit finalement du bois, débouchant sur des pleines verdoyantes et, au loin, à a peine un mille, il distingua une immense cité et un grand palais en son centre. C’était Eldamar, la ville de Finwë, Mìriel et Fëanor, où Fingolfin était parvenu un jour plus tôt.
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