Chapitre 12:
Voyons... voyons...4
(par
michele huwart, ajouté le 30/09/04 12:06)
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Dame Melilot hésita longuement avant d’engager sa charrette magique sur ce chemin peu engageant. Elle se décida enfin et, quelques minutes plus tard, quelle ne fut pas notre surprise en apercevant au bord du dit chemin un Dragon, une Dame méridionale et une spécialiste des généalogies hobbittes occupés, à première vue, à se gaver de mûres (qui l’étaient à point, mûres… ). Nous aperçûmes un peu plus loin le manoir de tous les dangers, devant lequel se tenaient moultes personnes, parmi lesquelles nos co-organisateurs, quelques parisiens et trois personnes en provenance d’une région âprement disputée entre la Gaule et la Germanie. Ces braves gens de toutes races nous accueillirent par un tonitruant « c’est pas trop tôt ! » et nous pûmes remarquer que la majorité d’entre elles étaient pourvu d’un récipient – verre ou bouteille, le second étant majoritaire – plus ou moins rempli de – devinez quoi … - oui ! vous avez raison ! de bière. Bière brune, bière blonde, bière blanche, bière ambrée, bière rouge, il nous fut proposé de choisir, avant que de choisir notre chambre…
Au cours de la soirée qui suivit arrivèrent de nouveaux « étudiants es tolkiennologie ». Et les tables du manoir se recouvrirent bientôt de plats contenant fromages et cochonnailles, ainsi que de nouvelles bouteilles de bière et, ô sacrilège en ce doux ( ?) pays, de jus de raisin fermenté communément appelé vin rouge.
Nous mangeâmes donc, nous bûmes, nous discutâmes de choses plus ou moins sérieuses, jusqu’au moment où Sa Majesté Elwe 1er, Empereur de Doriath devant l’Eternel, partit pour un endroit présomptueusement nommé Gare de Coo – en fait, un quai et un panneau – d’où il devait ramené trois personnes, et dont il n’en ramena qu’une seule, à savoir un Elfe, linguiste distingué, qui nous avoua s’être trompé de côté en descendant du train… Sur ce, votre servante eut un moment de panique ? Ou diable étaient passés son Gaspart de fils et le Sieur Edrahil ? Les seuls certains palantiri fonctionnant dans le manoir, et le sien ne faisant pas partie du lot, elle commençait à se ronger les sangs lorsqu’une sonnerie retentit : dame Melilot avait au bout du fil un Edrahil confirmant que la SNCB était bel et bien une entreprise primitive, pour ne pas dire trollesque, dont les dirigeants n’avaient aucune notion des mots « ponctualité » et « correspondances », et que Gaspart et lui étaient condamnés à attendre 105 minutes supplémentaires à Liège ( Luik pour les Schtroumpfs du Nord) le prochain train pour Coo, tout en vidant leurs dernières boîtes de biscuits. Ce qui obligea notre Empereur préféré à retourner à la Gare de Coo dans la noirceur de la nuit…
Je ne fus pour ma part pas présente lors de la conférence cinématographico-guignolesco-fictionnesque de Gurth, ayant été prise dans une évaluation comparative des beautés des langues russes et galloises entre Max et Moraldandil (qui se demandait toujours comment les belges pouvaient appelé ce quai perdu dans la forêt sauvage, une « gare »).
Et bientôt, les derniers arrivants du jour… arrivèrent. Et furent à leur tour fournis en bière… non, sauf Ed’, qui se posait, et se pose d’ailleurs toujours une question fondamentale : comment peut-on aimer boire ce truc ? Le Chouchenn, bien entendu, étant la seule boisson alcoolisée digne d’être bue…
(à suivre…)
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