Ce n'était qu'une tranchée parmi d'autres... Une tranchée avec sa boue, avec ses abris, avec ses soldats jouant de l'harmonica et lisant les lettres de leurs bien-aimée entre deus attaques... pendant l'attente...
Pétunia déposa devant nous un canard au navets, et se mit à le découper, et à nous servir. Cette nourriture de riches était tellement éloignée du peu des tranchées évoqué par Sir William que je faillis lui dire de tout remporter aux cuisines... Mais, sansdoute, ne me demandaient-ils pas ça, ces jeunes soldats persuadés de se battre pour le bien du monde... Morts... Vieux... de la génération de mon grand père... ou de mon arrière grand père... Soldats des tranchées... oubliés de tous, sauf un jour par an... et pourquoi ?
Parler de la première guerre mondiale en dégustant un plat sublime peut sembler hypocrite... et pourtant...
- Il faisait froid, me dit Sir William. Il pleuvait. Et c'était la guerre. Et le pire, dans la guerre, ce n'était pas le combat. C'était l'attente. L'attente...les obus passant au-dessus des abris. La faim et le froid. Et La peur... la peur de "quand... nous ?". La peur des gaz et des avions. Des obus. Du lendemain. de laisser une fiancée enceinte, au loin... De la mort... et de la vie des autres... La peur de devenir une gueule cassée... et celle de perdre ses amis...
- Il faisait froid, et c'était la guerre ! J'étais, comme aujourd'hui, un barde, un témoin, un journaliste, un correspondent du "Times", lorsque je le vis. Il n'était qu'un tout jeune garçon - commme la plupart des soldats de cette guerre - mais, pour combler l'attente, il lisait. Et tentait de traduire... Il avait deécouvert de manuscrits dans la bibliothèque de l'Univeresité d'Oxford. Et il voulait les révéler au monde... ... et je me retrouvais avec lui dans une tranchée de la Somme... |
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